Maison d'Amahir



 
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 Les amuse-bouches ou H-48

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Della

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MessageSujet: Les amuse-bouches ou H-48   Ven 12 Nov - 2:05

Waaaaaaaouw !
Tu as vu comme c'est beau ?


Les deux jeunes femmes venaient de passer la porte de la chambre de Vair, celle qui leur avait été préparée, passant devant les porteurs qui eurent bien de l'ouvrage à monter autant de malles et de coffrets.

Della avait demandé à venir à Alluyes deux jours avant le mariage.
Elle voulait être reposée, ne pas offrir à son Prince Charmant, un visage aux traits tirés et des yeux ornés de jolies valises bleuâtres.
Il fallait aussi peut-être reprendre un peu la robe, sait-on jamais si elle avait grossi ou maigri et qu'elle ne ressemble plus à rien ?
Puis...puis, surtout, elle avait envie de savourer chaque instant de cette avant noce, pour mieux vivre chaque seconde de la noce.
C'est qu'elle n'avait pas l'intention de se marier une autre fois ! Il fallait qu'elle profite de cette fois-ci, à fond, de tout !

Oui, Della était derrière une apparence froide et rude, une incorrigible romantique qui ne s'était découverte qu'en faisant la connaissance de Kéridil.
Avant lui, un homme ressemblait à un autre homme, sans plus. Tous menteurs, baratineurs, coureurs de jupons ou de dot, voire des deux. Tous insipides, sans relief, ternes et imbus d'eux-mêmes. Pas de quoi fouetter un chat !
Mais il avait modifié radicalement les idées de la Blonde. Et cela ne lui déplaisait pas d'être amoureuse. Elle y avait même trouvé beaucoup de plaisir et elle espérait entretenir ces sentiments par delà le temps qui file.

Cette chambre est magnifique, tu ne trouves pas ?
Une Rouquine accompagnait la Blonde.
Pas n'importe quelle Rouquine : Breiz, de l'Atelier des Doigts d'Or, amie de Della, devenue sa couturière, celle-là même qui avait cousu sa robe de mariage et même la délicate chainse qu'elle porterait plus tard, histoire d'adoucir la peur qui à tous les coups, lui rongerait le ventre.


Oh ! Regarde ce miroir...
De fins doigts dessinaient alors les bords sculptés du cadre autour du miroir aussi haut qu'elle avant que son regard n'accroche son double pour se perdre dans son propre reflet, que les mêmes doigts viennent frôler la peau fine sur la pommette.
Tu crois qu'il me trouve belle ?
Question qui prenait à cette heure, une importance primordiale, pour la future épousée. Question futile à un autre moment que jamais elle ne s'était posée, n'y avait du même coup, jamais répondu.
Mais l'instant se prêtait à cet état d'âme et Breiz, l'amie proche, pouvait l'entendre et peut-être répondre...

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Breiz

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MessageSujet: Re: Les amuse-bouches ou H-48   Sam 13 Nov - 20:52

Oui, oui, Della, splendide.

La rouquine, blasée, fatiguée surtout, laisse son amie s’ébaubir devant le luxe de la maisonnée, et de la chambre qu’on lui a attribuée. Elle, elle s’assoit. Elle n’a pas encore rencontré les maitres des lieux, ni même le fiancé, elle ne sait pas qui ils sont, ou tout du moins rien de plus que leurs titres. Et les titres, elle, elle s’en fout. Elle s’assoit. Elle est fatiguée.
Le voyage a été éprouvant, pour la couturière. Parce que en coche avec son amie, plutôt que montée sur son palefroi ou dans la roulotte familiale qui suivait. On ne se marie qu’une fois, et Della voulait un mariage de contes de fées. La rousse s’abstint donc de commenter, et voyagea avec elle, son mari et les enfants ainsi que leur nourrice suivant dans la roulotte. Elle refoula son angoisse de savoir son fils loin d’elle, de savoir son mari incapable de les défendre, de savoir la nourrice débutante, de savoir Elin enrhumée, et surtout de savoir que les routes étaient peu sures en Orléans.

Elle est fatiguée, aussi, surtout, parce qu’elle ne s’alimente plus. Il n’y a qu’en présence de son mari que la culpabilité la force à se remplir l’estomac. Le reste de la journée, elle grignote quelques sucreries.
Calée dans son fauteuil, elle observe la blonde qui s’observe. Remarque le gigantesque miroir, dans lequel on peut se voir en entier. La rousse n’a jamais eu de vision entière d’elle-même, sauf son reflet troublé dans l’onde. Nouvelle marque de luxe, dans lequel Della semble si à l’aise.

Elle, elle s’en moque, elle est aussi heureuse dans son château de Dracy – celui de son fils d’ailleurs, et non le sien – que dans sa petite maison sémuroise ou dans l’étroitesse de la roulotte de voyage. Tant que de la main elle peut toucher le torse du blond quand elle dort, elle est bien.

Elle continue d’observer son amie, l’air de rien, sourire amusé éclairant ses traits blafards. Et la blonde de lâcher une question… con. Et la rouquine lasse de rétorquer :


La beauté, c’est subjectif, Della. Ce qui compte, c’est le désir.

Blasée, et amusée à la fois. Elle aurait du se contenter d’un « évidement que oui sinon il ne t’épouserait pas, espèce de dinde ». Maintenant, elle va encore devoir se lancer dans des explications à base de pollen, d’abeilles, et de sensualité du miel, c’était certain.
A tous les coups, c’était Aristote qui avait voulu que les femmes arrivent vierges au mariage. Pour se payer une bonne tranche de rigolade quand une autre femme essayait de lui faire comprendre un peu la vie, à la veille de ses épousailles.


Aristote, foi de moi, si je te croise un jour, je te botte le cul jusqu’à ce que la Divine Boulasse en pleure de rire !

Et, sourire aux lèvres toujours, la rousse de regarder son amie.

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Della

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MessageSujet: Re: Les amuse-bouches ou H-48   Sam 13 Nov - 21:36

Elle se recula, se toisant de la tête aux pieds, tournant un peu à droite, un peu à gauche, cambrant les reins pour mieux voir son dos et ses fesses, posant une main sur ce ventre à peine guéri des ravages d'une lame, encore fragile et qui était la source de tant d'angoisses.
Ses doigts vinrent alors se perdre dans ses cheveux tombant librement sur ses épaules, plus pour longtemps...Une femme mariée ne laisse pas pendre ses cheveux, cela fait mauvais genre, Della le sait.


Le désir...Le mot est repris en écho, presque distraitement...Oderay m'en a parlé, elle a même tenté de m'expliquer des choses bizarres auxquelles je n'ai pas compris grand chose. Elle en a conclu que je verrais ça en étant mariée.
Et la Blonde de soupirer et de venir s'asseoir près de Breiz, pour continuer, le plus sérieusement du monde.
Quand je suis avec Kéridil, qu'il est près de moi, que nos mains se tiennent et quand ses lèvres se posent sur les miennes, j'ai parfois envie que cela ne s'arrête pas, que ses bras ne me lâchent pas, envie que ses mains parcourent mon dos et j'ai comme une impression de chaleur qui m'envahit...Tu crois que c'est ça, le désir ? Un peu comme devant une crème brûlée...?

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MessageSujet: Re: Les amuse-bouches ou H-48   Dim 14 Nov - 16:59

Oui, Della, c’est un peu comme ça… Si tu es très, très gourmande…

Elle payait. Elle avait du faire quelque chose de mal dans une vie antérieure, et maintenant, elle payait. Expliquer à des pucelles blonde le désir, c’était sa punition.

Le désir, ça ne s’explique pas avec des mots, Della, ça se ressent dans ton corps. Je suppose que ce que tu décris peut correspondre, oui. Et puis ton histoire de crème brulée… Ma foi… ça y ressemble. Cette envie furieuse de craquer le sucre pour trouver l’onctuosité dessous. Le sucre, cette carapace de mots plus ou moins blessants dont chaque humain s’entoure pour éviter d’être soi même blessé. L’onctuosité de la crème, c’est Milo, c’est cette chaleur sourde qui lui broie le ventre dès qu’elle pense à lui et au frottement des peaux.

C’est une sensation agréable le désir, tu verras. T’en as plus pour très longtemps à te poser des questions de toutes façons ma jolie…

Petite pause, puis sourire amusé, alors qu’elle la détaille, elle aussi.

Cesse de tournicoter, tu es très bien. Assieds toi donc, tu me donnes le tournis à t’agiter comme ça. Une mèche rousse est remontée dans sa natte, la rousse se pelotonne dans son fauteuil, sans cesser de regarder son amie.Alors comme ça tu l’a laissé t’embrasser avant de t’épouser… Tu te dévergondes, jeune fille ! Si elle savait, la jolie blonde, comment son amie a rencontré son mari, elle saisirait surement l’ironie de sa remarque. Est-il séduisant, ton fiancé ? Comment l’as-tu rencontré ?

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MessageSujet: Re: Les amuse-bouches ou H-48   Dim 14 Nov - 17:21

Oh ouiiiii, craquer devant une crème brûlée !!!
Ah ben si c'est ça, alors, ça ira, ça ira !

Et la jeune fille de rougir en entendant son amie la traiter de dévergondée.
C'est vrai quoi, c'est quand même osé, un baiser...


Oui, il est très beau, très attentionné aussi...un vrai Prince.
Et la Blonde de rire en s'installant pour papoter.
Vois-tu quand j'étais plus jeune, j'avais une amie, en Lorraine et elle me disait toujours qu'un jour, un Prince m'emmènerait sur son cheval blanc, que j'étais faite pour ça.
C'était des histoires de gamines mais quand j'ai rencontré Kéridil, de suite, l'image du Prince est revenue, comme ça, toute seule sans même que je m'en rende compte...C'était à la Basilique saint André, nous avons passé du temps ensemble, chaque fois que nous le pouvions, toujours avec beaucoup de plaisir.
Et puis, voilà...de fil en aiguille...


Elle était heureuse, Della, heureuse à en virer BisouBisous, au moins le temps de son mariage.

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MessageSujet: Re: Les amuse-bouches ou H-48   Dim 14 Nov - 17:55

Elle souriait, la rouquine, devant la volubilité de son amie. Elle souriait de voir la froide pucelle, celle qui était prête à se donner en mariage pour une terre, s’enflammer à l’évocation d’un seul nom. C’était beau, l’amour qu’elle vivait, champêtre, bucolique, romantique. Une histoire de Prince oui, et de cheval blanc. La rouquine souriait, et écoutait.

C’est bien. Tu as l’air heureuse.

Elle ne parlerait pas plus. Elle se contentait d’écouter son amie. Quand le moment viendrait, dans deux jours, elle l’habillerait, et Della serait la reine de sa journée, pour épouser son prince. Elle espérait juste…

Allez vous vivre ici ou bien en Bourgogne ?

Qu’encore une de ses amies s’en aille, ça, ça l’angoissait, la rouquine. Plus que tout autre chose.
Elle baissa la tête quand un gargouillis peu gracieux lui rappela qu’elle n’avait rien avalé depuis le matin, et esquissa un sourire, cherchant le bâton pour se faire battre, très certainement :


As-tu d’autres questions sur le mariage ?

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MessageSujet: Re: Les amuse-bouches ou H-48   Dim 14 Nov - 18:23

La question de où ils allaient vivre...ouille !

Disons que pour le moment, j'ai à honorer mon mandat de Porte Parole et que donc, je resterais à Sémur, faisant sans doute quelques aller retour, de même Kéridil.
Puis, dans le futur...il serait plus convenable que nous vivions ensemble.

Voilà, elle n'en savait pas plus, la Blonde, sur cet avenir qu'elle évoquait.
Son coeur était tiraillé, à la torture même entre sa terre et celui qui allait devenir son époux, l'envie de connaître l'Orléans...

Demain sera un autre jour, qui apportera des réponses.
Philosophe aussi, ça lui arrivait. Surtout pour se sortir d'une situation délicate.

Della regarda Breiz, un petit éclat dans le regard...

Non...enfin si, des tas ! Mais il est peut-être plus raisonnable que je découvre moi-même les réponses.
Elle pourrait rester toute la journée et toute la nuit à questionner son amie, sans aucun doute. Cependant, les expériences veulent toutes les réponses...

Et il se fait tard...tes petits vont te réclamer. Sans parler de ton armoire à glace !
Della rit encore, elle était impressionnée par Milo, comme par tous les hommes grands et forts qui lui rappelaient trop son frère.

Elle se leva et empoigna un panier dans lequel se trouvaient des oublies au miel. Elle le présenta à Breiz.

Prends...c'est bon.
La minceur, presque maigreur, de Breiz n'était pas inconnue de Della. Sans en connaître la raison, elle avait remarqué que son amie avait perdu l'appétit...peut-être une autre grossesse la rendait-elle plus faible ?

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MessageSujet: Re: Les amuse-bouches ou H-48   Lun 15 Nov - 0:33

Merci, Della !

C’est avec gourmandise que la rouquine pioche une oublie, mais c’est du bout des dents qu’elle la grignote. C’est frustrant, d’avoir envie de manger, d’avoir faim, et d’avoir l’appétit coupé dès la première bouchée.

Oui, ils doivent m’attendre… Ou pas. Les enfants s’entendent bien avec la jeune nourrice que l’on a trouvée pour Elin, et sa fille a l’âge de Gauvain. Berthe – Berthe c’est ma gouvernante, depuis que je maigris elle ne me lâche pas d’une semelle – elle doit déjà être en train de harceler vos cuisinières pour qu’on me monte à manger dans la chambre… Je lui dirais que j’ai mangé des oublies. C’est très bon d’ailleurs. Une, Breiz, pas des. Une oublie.

Enfin, qu’importe. La rouquine se lève, retenant un bâillement.


Si tu as la moindre question, le moindre souci, Della, tu peux venir me chercher. Je ne dors jamais que d’un œil, avec les enfants, tu sais…

Elle glisse un baiser sur la joue de celle qui est encore « sa pucelle » pour une nuit et une journée entière, et elle s’en retourna dans la chambre, non loin, où sa petite famille avait du arriver. Et de fait. Les enfants dormaient, dans la petite chambre attenante, avec nourrice déjà somnolente aussi. Une caresse sur la joue de la petite, un baiser sur le front de l’ainé, un sourire bienveillant pour celle qui offrait son lait en échange de protection, et elle ressortit dans la pièce la plus grande, où était le blond. Ainsi que Berthe et un repas chaud, l’attendant de pied ferme.


Une histoire de mariage, encore... La blonde Volvent qui se mariait, avec un parfait inconnu. Enfin, inconnu pour le blond, sûrement que dans les affres de la politique, il devait être connu. C'est donc en grognant qu'il est arrivé avec gouvernante, nourrice et gamins chiants dans ce château qu'il ne connaît pas et n'a pas vraiment envie de connaître. Le temps passe, l'ennui aussi, jusqu'à ce que sa femme remonte. Repas est pris, sous l'oeil attentif du géant et de la Berthe, puis celle-ci renvoyée dans ses pénates.

- J'espère que c'était bon ? Si je l'avais laissé faire, Berthe aurait sûrement pris place aux fourneaux.

Regard amusé, tandis qu'il se penche pour venir récupérer une miette de tarte à la mûre, posée à la commissure des lèvres de la rousse. Tout prétexte est bon à prendre, tout comme la senestre qui glisse dans les cheveux et ôte les épingles une à une. C'est que les reflets du feu ronflant sur l'acier de l'objet, ça le perturbe.

Très bon.
Elle a mangé oui, un peu. De tout. En petite quantité, mais de tout.
Elle sourit, alors qu’il défait ses cheveux, et se lève pour aller les brosser, farfouillant dans la petite malle qui contient ses effets personnels. Elle prend son temps pour ce faire, elle sait qu’il aime la regarder. Elle ne le regarde pas, pas en face tout du moins, l’observant dans le reflet du miroir.


Della m’a posé des questions sur le désir. Elle a comparé ça à une crème brulée…

La rouquine sourit, amusée.


Les yeux ne quittent pas la fine silhouette, désespérant malgré lui de la remplumer un jour. Mais ça arrive, petit à petit. Il se lève et vient se placer derrière la jeune femme, massant ses épaules, amusé lorsqu'elle lui raconte l'entretien avec la blonde.

- Faut espérer qu'elle prendra pas son pied en pensant à sa crème brûlée pendant qu'son mari est dans le feu de l'action, j't'explique pas sinon.

Et le blond de se marrer intérieurement, juste avant d'enfouir sa tête au creux de son épaule, mordillant la peau aux arômes envoûtants de lait, de vin épicé et de miel.

Ne raconte pas de bêtises. C’est très sensuel la crème brulée.

Elle se retourna entre ses bras, plaquant les mains contre son torse, amusée. On brise la carapace… et c’est tout délicieux, après… Non ?


Il sourit en coin, lueurs toujours amusées dans les Azurs. Comparer l'amour et une crème brûlée, pourquoi pas. M'enfin, vision trèèèèèès imagée et désuète s'il en était. Un truc de filles, quoi.

- Après ?

Le sourire s'agrandit, les grandes mains glissent au creux de ses reins tandis qu'il la plaque contre lui, bouche s'emparant de la sienne. Au diable la patience, cette histoire de crème brûlée et de délices lui a donné faim, du genre de celle que la blonde ne connaît pas encore. Les grandes mains s'attèlent aux cordons, maladroitement. Après ? On s'régale.

Elle le laisse faire, cambrée contre lui, savourant le plaisir inconditionnel d’une seule certitude : il l’aimait, et il la désirait. Et ce n’était pas pour de la crème brulée.
Les mains graciles, presque maigres, s’infiltrent sous la chemise du blond, se glissent le long des profondes cicatrices qui marquent son dos. La peau, les peaux et le contact, c’est ça le plus important. C’est cela qu’elle aurait du dire à Della, cette chaleur dévorante, ce feu liquide dans ses entrailles, cette soif inextinguible, cette horrible et divine sensation, celle qui ne peut s’assouvir qu’entre les bras du blond.


Il effeuille, prenant son temps dans son impatience grandissante, celle de l'avoir contre lui, de sentir sa peau contre la sienne, de mêler son souffle au sien. Peu importe, qu'ils soient dans ce lieu inconnu ou chez eux, comme lors de leur rencontre, ils sont hors du temps. Que ses lèvres s'emparent des siennes, que sa langue se fasse tour à tour aguicheuse, dominatrice et soumise. Et le corps imposant, une fois de plus, de se rapprocher du sien lorsque les vêtements sont ôtés. Il la soulève légèrement et pivote pour l'emmener sur le lit, fébrile et désireux, ravivant les braises au creux de son ventre, celles qui ne sont jamais vraiment éteintes, se rallumant de plus belle à son contact

Elle frémit, lorsque qu’il la soulève, et se raccroche à son cou, gloussant comme une jeune fille. Elle se moque du lieu, de l’heure, du jour, de la nuit, elle se moque globalement de tout, quand il fait d’elle sa femme.
Les mains sont plongées dans la tignasse blonde, dénouant fébrilement le lacet de cuir bleu, alors que la bouche se fait aventurière, explorant son cou, avant de se cambrer à nouveau, regard argenté plongé dans les azurs.


Un sourire, une envie, il laisse choir sa chemise et ôte avec maladresse ses braies et ses bottes, manquant se prendre les pieds dedans et s'étaler par terre, de par son empressement. Le corps est rejoint de nouveau, le sien offert à ses lèvres brûlantes. Presque avec une délicatesse indécente, le genou s'infiltre entre ses jambes pour ouvrir la voie, juste avant que les corps ne s'unissent. Il frémit, comme toujours lorsqu'il se retrouve dans ce cocon de soie.

Un soupir et voilà de nouveau sa bouche qui vient goûter et pétrir la chair aimée, alors que les ombres projetées sur le mur par les flammes vives se meuvent lentement, crépitements prenant parfois le pas sur les soupirs des deux amants.





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Della

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MessageSujet: Re: Les amuse-bouches ou H-48   Lun 15 Nov - 19:58

Et un peu plus loin...

Dans sa chambre, Della tourne et tourne encore.
Va de la fenêtre à la cheminée.
De la cheminée à son coffre à linge.
De son coffre à linge au miroir.
Et du miroir à la porte dont elle tourne la poignée !
Elle n'arrivera pas à dormir, alors, c'est tout naturellement qu'elle se dit qu'elle trouvera du réconfort auprès de Breiz.
Breiz, elle sait écouter.
Même si parfois, une petite moue vient lui tordre les lèvres, elle écoute.
Et elle donne des réponses aussi.
Et là, la Blonde, elle a besoin de réponses !
Elle veut savoir !
Tout savoir !
Savoir tout sur le mariage, la vie à deux, un couple, un lit pour deux...TOUT !
Elle ne dormira plus tant qu'elle ne saura pas.
Jusque là, elle s'est contentée de vagues suggestions, d'idées embrouillées qui parlaient de moutons ou d'abeilles.
A vrai dire, ça ne l'intéressait pas tout ça.

Oh bien sûr, dans les bras de Kéri, parfois, une chaleur lancinante, doucereuse, tendre l'enveloppait et elle s'accrochait à son cou, cherchant un autre baiser, un autre souffle sur son cou. Leurs souffles se faisaient plus courts et son ventre, là où l'épée avait fait son ravage, semblait vibrer et dans ses reins, quelques fois, un drôle de frisson naissait.
Mais voilà. Elle avait toute une éducation derrière elle. "On" ne parlait pas de ces choses-là. On ne l'évoquait même pas ! C'était une affaire de mariage !

Oui, seulement, là, c'était le moment du mariage, justement.
Et elle avait peur.
Très peur.

Le couloir fut avalé à pas de loup.
La porte fut grattée...scritch scritch...scratch scratch...
Pas de réponse.
Hum, les enfants dormaient sans doute. Pas la peine de les réveiller en frappant à la porte.
Hop, tant pis, elle entre et passe la tête dans l’entrebâillement prête à appeler Breiz.
Sauf que à la place d'appeler Breiz, la bouche ne produit aucun son, s'arrondit seulement sur un "Oh" silencieux.

Elle n'aurait pas sur dire ce qu'elle voyait, aurait été incapable de le décrire même mais...elle sut.
Elle comprit en un éclair !
Un dessin vaut mieux qu'un long discours...mieux qu'un dessin...une action !

Un long frisson la parcourut, passant précisément par tous ces endroits qui semblaient s'éveiller dans les bras de son Prince Charmant, achevant sa course à la base de ses reins...

Alors, sans plus de bruit, elle ressortit.
Ses joues brûlaient, elles devaient être d'un beau rouge foncé.
Jamais, elle ne parlerait de cette indiscrétion, Breiz et Milo ne semblaient pas l'avoir entendue. Cela resterait entre elle et elle.
Elle était soulagée, apaisée...Sa nuit de noce ne lui faisait plus peur.

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MessageSujet: Re: Les amuse-bouches ou H-48   Lun 15 Nov - 23:10

RP de préparatifs pour la noce, librement inspiré de ce site.




Magnifique journée...
Della sourit...Ce jour, elle l'attendait avec impatience !


Après un solide repas fait de pain, de beurre, de confiture et de lait chaud à la canelle, elle monta à sa chambre où elle resta un petit moment, à prier et à lire le Livre des Vertus.
Ensuite, elle rejoignit Anahis à la salle d'eau.

Là, une servante avait déjà mis de l'eau à chauffer dans le petit âtre réchauffant la pièce.
Della rayonnait, impatiente comme une enfant qui va aller à la foire de la capitale pour la première fois !
Son mariage ! Quelle aventure !

L'eau était chaude.

La servante versa l'eau dans la baignoire en bois, garnie d'une épaisse toile de lin.
Anahis y ajouta des écorces de bergamote, des fleurs de sauge et de lavande, ainsi que du lait d'ânesse. Le tout donnant un bain sentant délicieusement bon, faisant la peau douce et y laissant un délicat parfum.
Della s’y glissa, se laissant envahir par un doux bien-être.
Anahis lui lava les cheveux avec de la saponaire tandis qu'elle frottait sa peu avec un savon doux.
Profitant de ce moment de repos, elle laissa son imagination vagabonder, s'imagina dans la chapelle, devant l'autel, tremblante autant qu'elle tremblera tout à l'heure...
Anahis, tout en lui parlant et récapitulant tout ce qu'il y avait à faire, lui frottait le dos et lui rinçait les cheveux.
Une fois ce moment de détente terminé, Della s’enveloppa dans un grand drap blanc et sècha sa peau, délicatement avant d'y passer une huile de lavande. C'est qu'elle voulait être belle pour ce grand jour !


Anahis lui apporta alors sa chemise de lin fin.
Elles s’installèrent toutes les deux devant la fenêtre…Anahis, armée d’un peigne en ivoire démêla les cheveux encore mouillés. Elle y glissa des rubans, des bandelettes de soie, des galons d’or qu’elle entrelaça habilement dans la chevelure lourde et épaisse avant de relever le tout en un chignon serré.
Encore quelques retouches sur des mèches encadrant son visage et la voilà prête...enfin, pour la coiffure !

Coiffée, il était temps de rejoindre la chambre.
Là, ce serait à Breiz de s'occuper d'elle.



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Breiz

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MessageSujet: Re: Les amuse-bouches ou H-48   Mar 16 Nov - 0:42

Et de fait, la rouquine était prête à vêtir son amie.

Elle s’était reposée, plus qu’elle ne l’aurait cru. Pour la première fois ses enfants n’étaient pas dans sa chambre, aussi n’avait-elle pas été réveillée aussi souvent que les autres nuits par les arrivées de la nourrice.
Alanguie, éreintée par l’union des corps, elle avait dormi contre lui, comme une souche, pour se réveiller affamée. Sous le regard ébaubi de Berthe, elle avait réclamé des tartines, de la tisane, et un bain, dans l’ordre. Et elle avait mangé ses deux tartines presque intégralement – alleluia ! – avant de se plonger avec délectation dans l’eau chaude, tasse à la main.
Sa robe, la bleue, elle n’avait pas eu le temps d’en faire une spécialement pour l’occasion, elle avait pris le velours bleu parce que c’était une de ses plus belles réalisations, et surtout parce que les multiples couches de tissus cacheraient sa maigreur tout en la protégeant du froid.

Séchée, vêtue des strates inférieures de sa tenue, cheveux déjà nattés et prêts à être enfouis sous une coiffe, elle se dirigea vers la chambre de son amie, chaudement emmitouflée dans sa cape pour traverser les couloirs.
Elle frappa discrètement à la porte et entra sans attendre qu’on le lui autorise.


Della ? Es-tu prête ?

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MessageSujet: Re: Les amuse-bouches ou H-48   Mar 16 Nov - 19:17

Della sursauta.
C'est que, il allait falloir, maintenant, regarder Breiz en face après l'épisode de la veille au soir. Ca risquait d'être difficile.
En parler ?
Ne rien dire ?
Elle ne savait pas...

Oui oui, je suis prête, toute à toi.

Elle ouvrit le coffre dans lequel était soigneusement rangée la robe que Breiz avait confectionné.
Elle la sortit elle-même, la douceur du tissu sur les mains, et la déposa sur le lit où se trouvaient déjà les jupons.

Elle est vraiment magnifique !
Tu as fait une merveille !

Un large sourire de contentement adressé à la Rouquine et puis...
C'est le moment, je crois.

Le regard bleu pétillant, elle se posta devant son amie.
A toi de jouer !

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MessageSujet: Re: Les amuse-bouches ou H-48   Mar 16 Nov - 21:43

La rouquine entra dans la chambre de son amie et déposa sa cape à la patère, avant de la regarder sortir la robe de son coffre.
Elle sourit, et s’approcha, caressant l’étoffe du bout des doigts.


Oui, en effet. En avant jeune fille !

Et la rouquine de, lentement, saisir les diverses couches de tissus, superposant chainse de lin soyeux, jupon, vertugadin et basquine, corset. Elle avait parfois l’impression qu’habiller une femme était plus laborieux que harnacher son cheval. Elle regarda la blonde et sourit, avant de reprendre :

Voila. Tu es bien ? Tu n’as pas trop de mal à respirer ?

Elle attendit son assentiment, et reprit, superposant la robe de dessous dorée, avec la soie fine, rouge.

Et les manches !

Les premières manches, dorées, furent nouées, puis les suivantes, rajoutées. Elle lissa délicatement la robe, l’époussetant au chiffon doux, avant de se redresser.

Et voilà. Tu es prête.

Sourire en coin. Est-tu prête ?

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MessageSujet: Re: Les amuse-bouches ou H-48   Mar 16 Nov - 22:11

Habiller une femme, ce n'était pas de tout repos.
Couche et recouche, superposition de tissus en veux-tu en voilà !
Mais le résultat, à cette époque, était sans contexte absolument époustouflant !

Della se mira, encore.
Mêmes gestes que la veille...un regard sur la gauche, un autre sur la droite...jeu d'épaules et de reins...Parfait !

Vint alors la pose délicate du voile, touche finale et incontournable.

Et on se regarde encore, jusqu'à se trouver impeccable !

Oui, Breiz, je suis prête. Hop, une pointe de rouge aux joues, souvenir...autant que l'impatience de devenir épouse Amahir-Euphor.

Oh non ! Attends...La voilà qui s'en va chercher dans un coffret, un fin collier de perles.
Mon collier ! Et de le tendre à son amie pour qu'elle le lui attache.
Lorsque ce fut fait, elle se tourna vers Breiz et lui colla un énorme bisou sur la joue.


Merci, Breiz.
Merci pour tout.

Elle respira encore une fois, profondément, comme lorsqu'on se jette dans l'eau froide.
Hé bien...dès que tu seras prête, on y va !


Et là, petite pointe d'angoisse...et si elle n'y arrivait pas ?
Dis...tu crois que...enfin, je veux dire...tu penses que je serais une bonne épouse ?
Si jamais, Kéri était déçu ?
S'il trouvait qu'il était mieux avant d'être marié ?
...
S'il disait non ?

Panique à bord !

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Breiz

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MessageSujet: Re: Les amuse-bouches ou H-48   Mer 17 Nov - 1:04

Cesse donc de dire des conneries et attends moi.

Et la rousse de filer, dissimulant à nouveau ses robes de dessous avec sa cape sombre, glissant vers la chambre qu’elle partageait avec le blond. Regard glissé sur le corps qu’elle enlaçait la nuit précédente, dos caressé du bout des doigts, avec presque une ombre de regret dans le regard argenté.
Avant de se ruer vers sa malle, en sortant deux tenues. Deux bleues. Une à elle, une made in Attia. Que faire, que faire… Elle était partagée la rousse, légèrement. Elle avait déjà porté une tenue d’Attia lors du mariage d’Elisabeth, quelques semaines plus tôt. Elle ne pouvait pas remettre la même. C’était certain, puisque la même noblesse allait être présente. A commencer par tout plein de Bourguignons, donc des gens qu’elle connaissait réellement.

Sourire en coin. Oui, c’est celle d’Attia qu’elle portera à la cérémonie. La sienne, elle la porterait en second, peut être, aux festivités.
Et sourire au blond, qui préférait de loin veiller sur les enfants que de se fader une cérémonie, et elle enfila la tenue, à l’aide de Berthe. Pas de basquine, pas de vertugadin, pas de corset. Son corps était trop faible pour être contraint, du moins d’après la gouvernante. Qui pourtant voyait bien que pour la seconde robe, il lui faudrait se harnacher tout pareil. De là à ce qu’elle interdise à la rousse l’accès à sa chambre jusqu’à la fin de la journée, il n’y avait qu’un pas…

Fin prête, elle embrassa sa petite famille, essayant de ne pas trouver la place entre les bras de son époux trop confortable, et s’en retourna vers la chambre de Della. La porte fut ouverte sans ménagement.


Allez l’écervelée, on y va, c’est le plus beau jour de ta vie, et ça commence maintenant. Grouille, et pense pas à des trucs débiles en route. Pense surtout à pas saloper ta robe, sinon je t’arrache un œil.

Ca, c’était dit. Peut être même que ça empêcherait réellement son amie de cogiter trop fort sur son mariage, et surtout sur ce qui allait suivre. Elle prit donc la main de la blonde, et se dirigea vers la sortie… Avant de ralentir, car elle n’avait aucune idée de l’endroit où était cachée la chapelle, et surtout de comment s’y rendre par le chemin le plus court.

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Della

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MessageSujet: Re: Les amuse-bouches ou H-48   Mer 17 Nov - 1:19

Plus beau jour de sa vie, plus beau jour de sa vie, c'est vite dit, ça !

Entre l'incertitude d'être une épouse modèle - oui, nous on sait qu'elle ne le sera pas, mais elle, elle ne le sait pas encore - et la trouille de passer une nuit avec un homme, même si c'est son mari, la Blonde, elle se demande si elle va y aller, à la chapelle.

Et c'est dans un petit soupir qu'elle suit Breiz à travers le couloir.

Tiens, c'est drôle, elle ne se souvenait pas d'être passée par là...jamais vu cette magnifique statue en marbre blanc...pas plus que cette tapisserie représentant une partie de la célèbre tapisserie de Bayeux...

Tu es certaine du chemin ?

On n'aurait pas du prendre sur la droite plutôt que sur la gauche en sortant de la chambre ?


Et on repart dans l'autre sens, retour à la porte de la chambre quittée plus tôt.
Tiens, on prendrait bien une petite liqueur, non ? J'en ai de la très bonne, dans ma chambre...liqueur de mûres...ça te dit ? Je te promets de ne pas renverser sur ma robe...
Regard presque implorant à la Rouquine, façon chat poté...Rouquine qui va peut-être doucement avoir la moutarde qui monte au nez.
Il en faut de la patience pour supporter une Della, le jour de ses noces.

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Breiz

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MessageSujet: Re: Les amuse-bouches ou H-48   Mer 17 Nov - 1:30

Cesse de faire l'enfant. Anahis! Conduisez nous à la chapelle je vous prie, je n'en connais pas le chemin.

Sourire en coin de la rouquine, se rappelant à quel point elle était terrifiée le jour de son mariage. Pas pour sa nuit de noces, ça non... vu qu'elle l'avait vécue le jour même de sa rencontre avec le blond. Dans l'heure, même. Si Della savait...
Mais de se retrouver seule devant famille et amis, parce que le fiancé choisit finalement la liberté, ça oui elle l'avait craint. Aussi comprenait-elle la blonde mieux que cette dernière ne devait surement le penser.

Elle glissa une main sous son bras, l'autre dans son dos, et la fit avancer, lentement mais surement, vers le lieu de la cérémonie.


Allons, ne fais pas la timide. Imagine qu'il doit déjà t'attendre devant l'autel, et plus tu traines, plus il a peur de ne pas te voir arriver. Allez. Et puis tu n'as rien à craindre. C'est un jeune homme très bien. Et puis sincèrement, ma chérie, tu raterais quelque chose si tu ne vivais pas ta nuit de noces. Hum? On en a parlé hier au soir, la crème brûlée, toussa. Si t'y vas pas, tu le vivra jamais.

Non, elle ne savait pas qu'elle avait été épiée la veille au soir. Si elle l'avait su, elle n'aurait jamais pu se présenter devant son amie pour la vêtir. Mais malgré elle, la nuit de noces, ça la ramenait à son propre mariage. Son blond et elle étaient bien moins bien élevés. Ils avaient planté la moitié de la noblesse de Bourgogne - dont deux Pairs - dans l'église pour aller consommer dans la sacristie.

Léger sourire aux lèvres, elle continuait de pousser délicatement la blondinette au casse pipe, aka l'autel, le public, le fiancé, et tout, et tout.
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Della

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MessageSujet: Re: Les amuse-bouches ou H-48   Mer 17 Nov - 16:22

Della suivait ou plus exactement était poussée par Breiz, vers la sortie, toutes les deux maintenant derrière Anahis qui elle, semblait connaître les lieux comme sa poche.
Ce qui ne manqua pas d'intriguer la Volvent d'ailleurs. Comment se faisait-il qu'Anahis connaisse mieux qu'elle ce château ? Hum. Il faudra qu'elle l'interroge. Mais pas tout de suite.
Là, l'important était d'arriver à la chapelle.

L'allusion à la nuit de noces eut bien entendu pour effet de faire rougir encore et toujours la future épousée qui ne put s'empêcher de retenir un :
Mouais, crème brûlée...c'était une drôle de position pour manger une crème brûlée. Et qui aussitôt, attira l'attention de la Rouquine sur autre chose : Ca serre un peu là...Là, c'était la manche droite. Breiz eut vite fait d'arranger la chose et...enfin, elles y arrivèrent à cette chapelle !

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