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 A la cime de la tente, un corbeau.

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Eusaias

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MessageSujet: A la cime de la tente, un corbeau.   Lun 9 Jan - 7:32






Quand un Blanc Combaz s'installait il lui fallait toujours beaucoup de place. D'abord parce qu'une bonne partie de parcelle de terrain servait à accueillir les oriflammes et dieu savait comme ils étaient nombreux. En suite car le duc ne se déplaçait pas sans une lance d'hallebardier flamands, une lance de piquiers artésiens, quatre cou cinq cranequiniers des Ardennes et quelques archers bourguignons. Sulpice, Glaber et Ratbold ne le quittaient pas non plus.

Il prit donc position dans un coin du domaine, la présence d'artésiens pouvaient en titiller certains et faire éclater une guerre sur le domaine de ses amis de Montpipeau, n'était pas envisageable.

Dressez les tentes bande de mous du bide !

Une main sur le pommeau de joie perçante, le balbuzard épiait les alentours.
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Deedlitt

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MessageSujet: Re: A la cime de la tente, un corbeau.   Mar 10 Jan - 1:57

A la vue du blason et des oriflammes, Deedlitt ne pu en conclure qu'une seule chose, le bourguignon avait réussit à épouser sa vassale. Elle était bien heureuse de cela, pour le bâtard qui serait reconnu, car Eusaias avait prouvé sa valeur, tout cela c'était très bien, mais par Sainte Illinda elle n'avait pas été convié. Qu'est ce que c'est cette histoire. Aussi ce n'est pas en héraut qu'elle se rendit à la tente du Duc, mais en Deedlitt de Cassel. Elle trouva un valet qu'elle envoya annoncer son arrivée.

Va prévenir ton maître que Deedlitt de Cassel d'Ailhaud demande audience !
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Eusaias

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MessageSujet: Re: A la cime de la tente, un corbeau.   Mar 10 Jan - 6:38

Répète !
Deedlitt de Cassel d'Ailhaud…
Si tu ajoutes du « Sa Grandeur… » avant la patronyme il se pourrait que tu réchappes au fouet.
Sa Grandeur Deedlitt de Cassel d’Ailhaud demande audience.
Non elle ne demande pas, elle l’a déjà sans demander. Imbécile !


Et au balbuzard de se lever d’un bon et d’un geste du bras dédaigneux il poussa le soldat. Juste avant de franchir la tente dans laquelle il venait de s’enfermer afin de retrouver sa suzeraine il s’appliqua à sourire. Car ce n’est qu’ainsi qu’il arrivait, quelque peu, a rendre la cicatrice sur sa joue moins « gênante » pour le regard des autres.

Il ne fallut qu’une fraction de seconde pour la trouver.


Sur ma vie je n’aurais imaginé vous voir en mon campement, mais soyez la bienvenue ô ma suzeraine.

Un rien militaire, il fit claquer les éperons avant de courber l’échine pour la bienséance et de se redresser.

Puis-je avoir l’audace de vous offrir mon bras ? Il est solide et sûr et ainsi grâce à celui-ci nous pourrions regagner la tente qu’un brasero réchauffe depuis tout à l’heure. Souffrez ma suzeraine que je ne veuille point vous voir attraper la malemort, elle sévit bien assez dans le pays.

Petit regard sur la ferraille qui bardait le corps Bourguignon.

Je mourrais si vous n'excusiez point ma "tenue" enferraillée. Mais depuis que le grand duc Jean régla son compte au belliqueux d'Orléans j'ai du mal à venir en cette terre sans ma carapace. Un de ces foutus Armagnacs pourraient se cacher parmi les convives.
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Deedlitt

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MessageSujet: Re: A la cime de la tente, un corbeau.   Mar 10 Jan - 12:59

Quel accueil, cela changeait, et cela devait aussi faire pâlir de jalousie ceux que le Duc rabrouait en permanence. Enfin elle n'était pas tendre non plus, on l'avait surnommé Le Dragon récemment... Comme quoi entre eux les mordants se respectent. Et puis elle l'aimait bien le Balbuzard, déjà il lui avait évité de mourir noyer dans l'eau de la rivière, c'était déjà pas mal. Et surtout cela n'aurait pas été la réaction de la majorité.

Bien quoi qu'il en soit, il ne fallait pas que cela l'éloigne de son questionnement premier.


Le bonjour votre Grâce, Je suis une femme pleine de surprise, mais on s'y habitude.

Puis il continua, quand il s'enquit de la santé de la Comtesse, elle reprit en prenant le bras.

Oh n'ayez crainte, je suis une Nicée. Elle laissa échapper un petit rire. Du reste il est évident que je vous excuse, après tout nous sommes en Tournoi!

Elle choisit une place autour du feu... Et croisa les bras, elle regarda son interlocuteur avec suspicion.

Si je suis venue, ce car je me pose une question voyez vous.... Quand vous m'avez envoyé votre candidature, j'ai bien reconnu certaines couleurs. Ceci m'indiquant que vous avez épouser notre cher Agnès. Le fait que vous m'appeliez suzeraine, ne laisse plus de doute possible. Par contre, et là ou je suis étonnée pour ne pas dire agacée... Pourquoi donc n'ai-je pas été convié aux épousailles?
Vous a-t'on fait part d'un manquement à mes devoirs de suzeraine pour ne point venir à l'événement dont j'avais moi même fixer les conditions?


Elle avait les lèvres serrés, ben oui quoi c'était vexant de ne pas avoir été invité, et ca l'était d'autant plus de devoir aller demander pourquoi au principal intéressé.
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Eusaias

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MessageSujet: Re: A la cime de la tente, un corbeau.   Mar 10 Jan - 14:36

La chaleur réchauffait son visage de rapace alors qu’il scrutait sa suzeraine. Joli bout de femme armée d’un caractère bien trempé, la comtesse de Saint Omer, avait su séduire l’animal bourguignon. Non pas que le Duc de Bouillon était sous le charme, mais la comtesse était une des rares dames avec qui Eusaias se comportait pas comme un petit dictateur, menteur et graveleux.

Alors qu’elle lui faisait part de sa question, le Duc quittait ses gants saisissait la hanse d’un pichet de vin. Le fait de remplir les deux gobelets d’étain lui ferait gagner quelques précieuses secondes pour répondre à sa suzeraine sans la froisser.

Les sourcils noirs et épais se rejoignirent juste au dessus de l’arrête du nez, marquant un ainsi la réflexion. La « digoine » remplit les gobelets et le Balbuzard en tendit un à Deedlitt.


Pour vous, ma suzeraine. J’avoue qu’il n’est pas le meilleur Bourgogne, mais il ravit suffisamment les papilles pour qu’on y revienne avec bon cœur. Buvez sans crainte, il est tiré de mon pressoir à Digoine.

Il happa une gorgée avant de reprendre.

Votre Grandeur, vous êtes femme respectable et intelligente, mais vous avez pour vassaux deux personnes bien peu aimées en ce moment. Je parle évidemment d’Agnès et moi-même. Mon épouse, ne m’a pas trop expliqué le pourquoi, mais je crois qu’elle voulait le minimum de personnes à nos épousailles. Elle ne m’a pas donné les raisons, comme je vous l’ai dit, mais je crois qu’on peut les deviner et sans doute que c’est pour vous « protéger » de notre triste réputation qu’elle ne vous a pas convié.

Nouvelle gorgée.

N’en prenez pas ombrage, Agnès aime ses suzerains et son choix à du lui faire du mal également, mais je crois qu’elle a fait le bon choix.
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Deedlitt

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MessageSujet: Re: A la cime de la tente, un corbeau.   Jeu 12 Jan - 1:20

Elle acquiesça d'un hochement de tête... Pour la protéger... Il faudrait qu'elle ait une discussion avec Agnès, certes c'était louable, mais quand même ce n'était plus un nouveau né, proie sans défense devant les crocs et les griffes d'une bête. Cela lui laissait comme un arrière goût d'événement manqué. Elle se saisit donc du verre et prit une gorgée.

Vous ne m'avez pas menti duc, je l'entend à votre voix, mais cela n'en reste pas moins que je suis fort déçue de ne pas avoir été là pour vous voir prester serment. Il faudra que je m'en entretienne avec votre épouse pour savoir exactement ce qu'elle craignait pour ma personne. Car, vous en conviendrez, je ne suis point jouvencelle de couvent découvrant le monde. D'ailleurs peu me chaut de qui vous tient en haute estime ou pas. Sachez que vous deux aurez toujours mon respect et ma gratitude.

Je serai bien piètre suzeraine si je ne pouvais honorer cela.



Une autre gorgée.

Bien ceci étant éclaircit, permettez moi de venir aux nouvelles... Comment se nomme votre héritier à présent légitime? Il s'agit bien d'un mâle au moins?
Comment se porte votre épouse? Voici maintenant bien longtemps que je ne l'ai vu.
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Eusaias

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MessageSujet: Re: A la cime de la tente, un corbeau.   Jeu 12 Jan - 9:36

Allons votre grandeur, ne pas vouloir vous faire courir de risque ne veut pas dire qu’on craint que vous ne soyez pas capable de vous défendre, c’est simplement qu’on estime qu’on n’a pas à vous causer du tord. Sans doute une discussion avec la comtesse vous apporterait plus de précision, vous savez elle est têtue comme une mule et ne me tient pas au fait de tout.

Le regard du rapace se noya dans le vin qu’il faisait tournoyer dans son gobelet. Il est vrai qu’on lui avait dit de se méfier des artésiennes. « Elles ont la tête plus solide que les pierres de nos forteresses ! Dans ma région on s’en sert parfois de bélier pour abattre les portes ! C’est pour dire…. Même les savoyards sont moins butés ! » Lui avait dit Ratbold un de ses compagnons d’armes. Ceci dit le balbuzard n’avait jamais su d’où venait Ratbold vu que celui-ci était plus menteur et roublard qu’un arracheur de dent.

Il fut néanmoins tiré de sa réflexion quand sa suzeraine lui demanda des nouvelles du jeune mâle et de son épouse.


Lionel Cristos Parfait, voilà comment se nomme l’héritier. Je sais, le nom est étrange mais Agnès a insisté pour qu’il porte Lionel dans son prénom, j’ai cédé. Enfin, des bras et mains potelés, des yeux brillants d’intelligences Il sera un Grand Duc, fin d’esprit comme la mère, redouté comme le père. En ce moment, je lui apprends à aimer la Bourgogne.

Le gobelet est reposé vide sur la table.

Agnès, elle va bien. Parfois j’ai envie de l’étrangler, parfois j’étranglerai tout ceux qui oseraient mal se comporter en sa présence, autant dire qu’elle n’a pas changé. Elle prend du repos en ce moment, le changement de vie l’a quand même fatiguée.
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