Maison d'Amahir



 
AccueilS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Campement de sa Grâce Lexhor d'Amahir

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
La Hire
Vassal
Vassal
avatar

Messages : 852
Date d'inscription : 28/06/2011

Pour améliorer le rp
écus:
0/0  (0/0)
RP: Pas commencé

MessageSujet: Campement de sa Grâce Lexhor d'Amahir   Lun 23 Avr - 22:16

Les joutes étaient-elle un moyen de distraire les nobles ou était-ce bien plus que cela ?

La Hire s'était souvent posé la question car à chaque évènement donnant lieu à des réjouissances : hop ! des joutes !! Etait-ce du au fait que les nobles ne semblaient plus s'amuser avec les chamboules-tout et autres jeux de paris stupides qu'affectionnaient le peuple ?? En avaient-ils assez des montreurs d’ours et autres cracheurs de feu qui au final n’étaient là que pour leur soutirer quelques piécettes sans envie réelle de les amuser ? Voulaient-ils profiter de chaque occasion pour prouver leur valeur, leur courage ou leur audace face à la lance arrivant sur eux et pour certains se faire le champion d’une Dame ? Voulaient-ils profiter de l’occasion pour traiter d’affaires politiques ou amoureuses ?? Et pour certains plus vils et fourbes, profitaient-ils de l’occasion de se retrouver pour ourdir quelconques complots ??? Chacun devait avoir sa raison et la raison l’ignorait certainement pour beaucoup d’entre eux, tout comme l’écuyer ignorait pour quelle raison il participerait à ces joutes si noble il était. Quoiqu’il en soit, en apprenant que des joutes allaient être organisées sur les terres du seigneur Bel Garath d'Oulvennes en l'honneur de son mariage avec Elisa de Lahaye Malemort fille de feue la Reyne de France, Etienne de Vignolles s’était empressé d’aller trouver son maitre le duc d’Alluyes afin de savoir s’il était inscrit ou non, s’il devait faire préparer les bagages, l’armement et tout le saint frusquin. La réponse positive du pair de France avait fait sourire l’écuyer … allez on remet ça ! avait t-il pensé , espérant pour le duc que ce serait la bonne !

Aunay-sous-Auneau n’était pas très loin d’Alluyes et le voyage fut rapide contrairement au voyage vers Vielleségure qui avait paru long pour l’écuyer, et surtout long pour son fessier qui avait eu tout le temps nécessaire pour lustrer sa selle. Chevauchant silencieusement derrière le duc, il avait fait le point dans sa tête. Durant les préparatifs en vue du départ, il avait donné quelques ordres aux pages assignés à la caravane qui accompagnait le duc sur chacun des tournois auxquels il participait mais n’avait-il rien omis ? Il tentait de refaire le point : tente, mobilier, coffres, vivres, armures, lorsque les tours d’Aunay sous Auneau apparurent au sortir du bois que la troupe venait de traverser. Etienne lança son cheval au petit galop pour dépasser la tête de la caravane et monta un peu plus loin sur le coteau de façon à avoir la route sous ses pas et le château bien à vue. Il attrapa le cor accroché à sa selle et souffla fort dedans, deux coups de corne bien longs pour informer de l’arriver du duc d’Alluyes dont les couleurs étaient portées haut par deux hommes d’armes en tête de cortège. Puis, quand le convoi passa devant lui, il reprit sa place derrière Lexhor jusqu’à ce que la troupe entra dans le campement prévu pour les invités au tournoi.

[Campement – Tentes de du noble Lexhor d’Amahir]

Lorsque la petite troupe fut arrivée et que le duc partit laissant ses gens monter le campement, Etienne prit les opérations en main car pour les joutes l’écuyer faisait également office d’intendant. Chacun savait ce qu’il avait à faire, à qui il devait obéir car le système était bien rodé. En tant qu’écuyer, La Hire avait à sa disposition des jeunes pages qui l’aidait dans sa tâche, notamment tout ce qui concernait le campement et donc les tentes. La première était la résidence de campagne du duc. Elle était pourvue de mobiliers divers, fauteuils, lit, table, tentures, de coffres de vêtements, de vivres en abondance et de tonneaux de vins fins afin que le pair de France puisse se reposer ou recevoir dans un confort adapté à son haut rang. La seconde était la tente d’armes. Elle abritait tout ce qui avait trait à l’armement du duc et de son destrier. Etienne donna ses directives puis avec les gens de la mesnie, il installa dans un premier temps la tente personnelle du duc et tout le mobilier afférent, puis en second lieu la tente d’armes dont il laissa l’équipement dans les coffres. L’imposant râtelier de lances fut monté entre les deux tentes ainsi que les deux mats d’où flotteraient bientôt les couleurs du pair de France. Etienne de Vignolles fit une dernière fois le tour du propriétaire à la recherche du détail qui fâche, du grain de sable dans le rouage, puis satisfait de ne pas en avoir trouvé, il donna quartier libre aux gens de la mesnie ne gardant avec lui que quelques hommes d’armes.

Il entra dans la tente pour en ressortir avec les oriflammes aux couleurs du duc qu’il s’empressa de hisser en haut des mâts : Le duc d’Alluyes était céans sur les terres de son vassal et Lame d'Amahir bien décidé à conjurer le mauvais sort qui le privait de victoires en tournois.

Les couleurs hissées, Etienne se retourna alors Lexhor arrivait sa monture pour prendre possession de son campement. L’écuyer s’approcha en souriant puis prit doucement Arod par les rênes.

Tout est prêt mon seigneur, avec l’organisation habituelle.

Il inclina la tête en guise de respect et de bienvenue.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
La Hire
Vassal
Vassal
avatar

Messages : 852
Date d'inscription : 28/06/2011

Pour améliorer le rp
écus:
0/0  (0/0)
RP: Pas commencé

MessageSujet: Re: Campement de sa Grâce Lexhor d'Amahir   Mar 1 Mai - 8:13

A l’annonce des duels, Etienne de Vignolles avait laissé le duc d’Alluyes en sa tente et était allé entendre Minerve annoncer les oppositions. Lexhor d’Amahir ne joutait pas en tour éliminatoire et l’écuyer pensait que c’était déjà une bonne chose car même si cela le mettait directement dans le bain de ce tournoi, cela évitait au moins au pair de France une mauvaise blessure voire une mauvaise rencontre …

Lexhor d'Amahir, dict Orléans, Duc d'Alluyes, Baron de Chateau-Landon et d'Auneau, Seigneur de Pléaux, Maréchal d'Armes de France et Pair de France affrontera Aloara de Carpadant de Dénéré, Princesse de Montmorency, Comtesse de Monbazillac, Vicomtesse de Bellac, Baronne de Segré et Dame de Fleurance.

A l’annonce de l’adversaire de Lexhor, La Hire fit le moue et se creusa les méninges mais parvint rapidement à la conclusion qu’il n’avait pas souvenir d’une rencontre en tournoi entre la princesse de Montmorency et le duc d’Alluyes. Après s’être frotté le menton et mûres réflexions, il s’en retourna vers le campement de Lexhor sans s’être fait une idée, mais une chose était sûre, il ferait son travail du mieux qu’il le pourrait comme il en avait l’habitude maintenant, et comme si lexhor rencontrerait Devirieux le marquis de Senlis, récent vainqueur des joutes des écuries royales à Vincennes où le duc était tombé en quart de finale face à Guillaume de Jeneffe le grand Ecuyer de France.

Arrivé au campement, il entra dans la tente réservée à l’armement. Il n’y avait personne ce qui allait permettre à l’écuyer de s’atteler à sa tâche la plus importante du tournoi, la préparation de l’armure du duc. Il s’agissait pour lui de sortir chaque éléments de l’armure de plates du duc des coffres de voyages de façon à les étaler sur une grande planche de bois posée sur deux tréteaux avant d’en revêtir le duc lorsque débuterait pour lui la joute. Sitôt rentrés de Vincennes, La Hire s’était enquérit du forgeron d’Alluyes et ensemble, ils avait démonté l’armure blanche pièces par pièces afin de les nettoyer, graisser, lustrer de façon à ce qu’elle soit opérationnelle pour Aunay. L’armure qu’il s’apprêtait à poser sur la table puis sur le pair de France avait été révisée et était parfaitement entretenue.

Il s’approcha du premier coffre et l’ouvrit. Il contenait les éléments inférieurs de l’armure. Il sortit et posa sur la planche les solerets à poulaine puis juste au dessus les grèves. Puis vint le tour des genouillères et des cuissots dont il vérifia l’assemblage des courroies de cuir. Il posa ensuite la braconnière juste au dessus des cuissots. Il vérifia chaque sangles d’assemblage des pièces, les graissa légèrement avec de la graisse animale puis se dirigea vers le second coffre qui contenait la partie supérieure de l’armure.

La Hire en sortit le heaubert qu’il déposa sur la table, puis la cotte de mailles qu’il étala de tout son long avant de sortir les autres parties du coffre. Dossière, pansière et plastron furent posés l’un à coté de l’autre et reliés d’abord ensemble pour tester les sangles avant d’être désolidarisés. L’écuyer prit les sangles venant des protections des membres inférieurs et vérifia le raccordement à la cuirasse. Etienne se tourna ensuite vers le coffre et en sortit les brassards et les cubitières qui protégerait les bras du duc et qu’il posa sur la planche de bois qui commençait à plier légèrement. La Hire sortit ensuite les derniers éléments de la partie supérieure. Il posa le hausse-col, puis les spallières dont il vérifia l’articulation des plaques. Il graissa légèrement les courroies avant de passer au coffre suivant.

L’écuyer se dirigea vers le troisième coffre. Il l’ouvrit et en sortit un heaume et un armet, hésitant entre les deux. Finalement il posa le heaume sur table avant de retourner vers le coffre pour en sortir les gantelets dont il vérifia minutieusement l’articulation des petites plaques de métal entre elles. Il les posa sur la table à coté du heaume puis il fit le tour de la table pour une dernière inspection minutieuse et se recula pour en observer le résultat d’une façon plus générale. Il se dirigea enfin vers un dernier coffre aux dimensions particulièrement longues et étroites dont il caressa délicatement le couvercle de bois avant de l’ouvrir. Au fond, reposait dans un velours rouge carmin l’épée du duc d’Amahir. Une arme splendide. Il caressa doucement la lame avant de le reposer.

La Hire se releva et revint vers la table où il regarda l'armure de plates, "l'armure blanche" comme l'appelaient les chevaliers à cause de cette couleur d'acier poli. C'était une œuvre d'art qui devait faire la fierté du chevalier qui la portait, et l'écuyer s’était parfois demandé comment une telle merveille pouvait être utilisée au combat sous peine de la voir défoncée. Certes, sa fonction première était de protéger le chevalier mais La Hire revoyait le forgeron transpirant devant sa forge, battre le fer pour le façonner. Il le revoyait ensuite dosant le carbone qu’il ajoutait au métal en fusion pour le transformer en un acier solide avant de tremper brièvement dans l’eau le bout ou le bord de la pièce. Etienne se souvenait du visage de l’ouvrier rougit par le feu de la forge non loin dans la pénombre de l’atelier, imperturbable, perdu dans on travail, fixant ensuite la couleur bleue monter doucement vers le reste de la pièce avant d’être refroidie brusquement par une immersion totale. Par ce mélange des métaux qu’il avait fallu connaître puis doser, par cette alchimie délicate, le forgeron était un orfèvre.

Longeant la table, l’armure ne paraissait pas lourde mais l’écuyer avait tout de même besoin de l’aide de quelques hommes d’armes pour l’aider à hisser le duc sur son destrier lorsqu'il en était paré. Etienne ferma les yeux tandis que les doigts de sa main dextre glissaient doucement sur l'acier poli, froid, métallique de la cuirasse. Il essayait de s’imaginer un instant l’impression que doit ressentir le duc d'Alluyes lorsqu'il entrerait dans la lice sous les applaudissement de la foule tandis qu'il portait cette merveille sortie des forges de son domaine. Il essayait de s’imaginer son maitre revêtu d’une armure semblable chargeant l’ennemi avec les chevaliers de la Licorne, épées au clair et capes azur frappées de la licorne d’argent au vent, galopant avec furie vers la gloire ou la mort. L’adrénaline au moment de la charge, le fracas des armes dans la fureur du combat puis le silence du champ bataille après le passage de Mort, le quatrième cavalier…. Le silence ….

L'habit ne fait pas le moine dit l'adage mais force était de constater que cette armure en imposait. Ses doigts glissaient doucement sur l'acier lorsque Lexhor entra dans la tente. L’écuyer surpris s’écarta comme pour laisser au duc la vue de son armure avant d’en être revêtu puis Etienne s’inclina doucement lui dévoilant le nom de son adversaire.


Aloara de Carpadant de Dénéré, Princesse de Montmorency mon seigneur !!

Sitôt parlé, La Hire se dirigea vers la table. Il attendit que Lexhor s’installe devant le grand miroir avant de commencer à le revêtir de son armure. Le moment était sérieux, voire solennel et l’écuyer posait les éléments de l’armure l’un après les autres sur Lexhor, en silence, sans un instant de réflexion ou d’hésitation comme s’il récitait une poésie qu’il connaissait par cœur. Son visage ne reflétait aucune émotion, il restait de glace, totalement neutre afin de ne point troubler la concentration du duc.

Les trompettes n’allèrent pas tarder à appeler les combattants.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Lexhor
Phoenix d'Alluyes
Phoenix d'Alluyes
avatar

Messages : 5193
Date d'inscription : 19/10/2009
Age : 32
Localisation : Orléans - Paris

Pour améliorer le rp
écus:
0/0  (0/0)
RP: Pas commencé

MessageSujet: Re: Campement de sa Grâce Lexhor d'Amahir   Lun 7 Mai - 17:51

La saisons des joutes était lancée depuis déjà quelques semaines, avec le retour plus ou moins marqué des beaux jours et le duc ne voulait pas en manquer une. Le parcours était jusque là en demi-teinte et il faudrait faire bien mieux pour figurer en bonne place au classement.
Cette fois, c'était sur ses terres, ou plutôt sur les terres de son vassal qu'il jouterait. Un tournois particulier pour lui donc où il avait très envie de briller.
Après un rapide tour du domaine, qu'il s'était permit puisque exempté de tour éliminatoire, et parce qu'il ne l'avait pas fait depuis bien longtemps, Lexhor entra dans la tente qu'avait fait monter son écuyer.
Comme à chaque tournois maintenant, son équipement était prêt et on attendait plus que lui. Etienne était tout à sa disposition et lui fit savoir le nom de son adversaire. Le duc haussa les épaules.


Je ne la connais pas. Ce doit être l'épouse de l'héritier des Montmorency. Je ne me souviens pas l'avoir déjà vu en lice. Nous verrons bien.
Ne tardons plus Etienne, il sera bientôt l'heure.


Et l'écuyer débuta son ouvrage de mise en boite de son seigneur. L'armure était belle et solide et l'enfiler permettait au jouteur d'entrer pleinement dans la compétition.
Lorsque tout fut en place les deux hommes prirent le chemin de la lice, prenant au passage la monture du duc qui jouerait un rôle important dans le duel.
Revenir en haut Aller en bas
La Hire
Vassal
Vassal
avatar

Messages : 852
Date d'inscription : 28/06/2011

Pour améliorer le rp
écus:
0/0  (0/0)
RP: Pas commencé

MessageSujet: Re: Campement de sa Grâce Lexhor d'Amahir   Mar 8 Mai - 9:32

Sitôt la qualification de Lexhor pour les quarts de finale, Etienne de Vignolles était partit à la recherche de Minerve pour savoir quel serait le nom du prochain adversaire du du d'Alluyes. Il était quelque peu inquiet. Certes Lexhor avait passé le tour mais sa victoire n'avait pas été net, tranchée et contre un adversaire redoutable, expérimenté, il aurait eu quelques soucis pour passer. La Hire espérait qu'il profiterait du moment de répit qu'il lui était accordé pour se concentrer et revenir aux fondamentaux car le duc était un jouteur expérimenté et il n'était guère coutumier de ce genre de passage à vide.

En entendant le nom de son adversaire, Etienne ne perdit pas un seul instant et rentra au campement en courant. Il entra dans la tente de Lexhor sans prendre le temps qu'il convient à un écuyer d'attendre pour peu qu'il ne soit pas sollicité, oubliant que le pair était rentrer en sa tente pour être au calme et se concentrer. Il s'arrêta net devant Lexhor, mit ses deux mains sur ses genoux et reprit sa respiration.


C'est le ... pff ... pff ... c'est le duc de Brunelles mon seigneur !!!

L'écuyer n'avait pas a en dire plus car l'adversaire n'était pas un inconnu pour le duc d'Alluyes et son écuyer puisque Lexhor l'avait déjà rencontré à plusieurs reprises ... et à ses dépends à chaque fois.

Cette fois, les choses très sérieuse commençaient ... et ils le savaient tout deux.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Campement de sa Grâce Lexhor d'Amahir   

Revenir en haut Aller en bas
 
Campement de sa Grâce Lexhor d'Amahir
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Campement de sa Grâce Lexhor d'Amahir
» Baptême d'Arthur d'Amahir
» Liste des Jouteurs
» Campement Obouki
» Campement d'une Turonne

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Maison d'Amahir :: Orléanais :: Baronnie d'Auneau - Lexhor :: Les seigneuries :: Aunay-sous-Auneau :: Le Domaine :: La Place des Joutes-
Sauter vers: