Maison d'Amahir



 
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 Entre nous...

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Davia_corsu

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MessageSujet: Entre nous...   Sam 28 Avr - 17:02

Le printemps à petit pas pointait son bout de nez. Davia, remise de ses maux physiques et tentant chaque jour d'apaiser sa peine, se retrouvait souvent des les jardins de Montpipeau. Cela lui rappelait le temps de son enfance ou, fraîchement sortie du couvent, elle profitait des jardins de Villandry.

Vêtue d'une robe de laine bleue foncée sur une chainse de lin beige, emmitouflée dans une chaude cape blanche, elle se promenait. Après avoir traversé la cour centrale, s'arrêtant près du puits, elle s'était rendu jusqu'aux jardins, tranquillement, elle marchait, les cheveux négligemment attachés retombaient en cascade sur ses épaules, il était rare qu'elle soit ainsi, le plus souvent, austère, elle cachait la masse brune, soit sous une coiffe de tissu fin, soit la tirant et la serrant pour mieux combattre et ne pas être gênée dans ses mouvements.

Si un mois plus tôt, elle ne cessait de penser à Charles et aux circonstances de sa mort tragique, depuis quelque temps, elle se sentait plus apaisée, retrouvant le moral, un peu de rose aux joues et surtout, l'appétit. Charles petit à petit devenait un triste fantôme hantant ses nuits, le jour, elle se tournait vers la nouvelle vie qui s'offrait à elle et vers la vie qui grandissait en elle.

Elle voyait peu Séverin, il était fort occupé à sa tâche de secrétaire et elle ne lui en voulait aucunement, comprenant son engagement et sachant qu'elle-même, devrait repartir bientôt, épée en main, chevaucher pour le Roy et la Couronne. Le bref instants qu'elle passait avec lui étaient souvent teintés d'un tendre partage, celui d'un temps qu'il faisait leur, s'apprivoisant peu à peu.

Elle se rendait compte que ses sentiments étaient confus, entre la tendresse qu'elle éprouvait pour lui, l'attraction mystérieuse qu'il exerçait sur elle, et cette peur de l'inconnu.

C'est ce à quoi elle pensait lorsqu'elle se pencha vers une fleur juste éclose, encore couverte de la rosée fraîche. Comme elle était belle.


Dernière édition par Davia_corsu le Sam 28 Avr - 21:31, édité 1 fois
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gabriel_de_volvent

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MessageSujet: Re: Entre nous...   Sam 28 Avr - 19:35

Aujourd'hui, il faisait beau. Ce qui était assez rare quand même en ce moment. Du coup, Le Renardeau après avoir subit l'assaut de la servante pour le laver et surtout dompter cette mèche de cheveux rebelle, sorti vétu de son nouveau mantel bleu sombre.
Une envie de se ballader dans les jardins de Montpipeau, ça se contre pas.
Alors qu'il profitait d'un rayon de soleil sur son visage, il respira une bonne goulée d'air frais.
Quand la nature se met en branle, y a pas, ça sent bon!

Au détours d'un chemin, il aperçut Davia entrain de regarder les roses. hesitant un instant à la rejoindre, il prit finalement le parti pris de...la surprendre.
S'approchant à pas de loup pour ne pas être entendu et se camouflant dans les buissons, il se rapprocha tout près avant de poser sa main sur son épaule.


Bien le Bonjour "tata Davia"! Comment va tu?

Et c'est tout sourire qu'il la regarda.
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Davia_corsu

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MessageSujet: Re: Entre nous...   Sam 28 Avr - 21:29

Penchée sur la rose, elle se disait aussi que nous étions bien peu de choses, cette rose en était la preuve. Elle fredonnait une douce chanson et n'entendit aucunement le petit Gabriel s'approcher d'elle si bien qu'elle sursauta lorsqu'il posa sa main sur son épaule. Portant sa main à son coeur, elle le regarda et sourit.

Ooh... Gabriel! Tu m'as fait peur dis!

Elle le regarda attentivement et sourit en voyant le joli mantel qu'il portait.

Tu es bien matinal et bien richement vêtu! Où te rends-tu donc de si bonne heure? Tu ne mijotes pas quelques bêtises j'espère?

Elle lui sourit, malicieuse. Il n'était pas loin l'âge où elle-même s'échappait pour aller courir dans les champs où se baigner dans l'étang, loin des regards indiscrets, en toute liberté. Son apprentissage chez les Blanches l'avait vite ramenée à la réalité et lui avait fait voir en face que la vie n'était pas uniquement un joli matin de printemps.

Tu sais, si tu vas t'entraîner comme ça, ton mantel ne va pas faire long feu!

Elle lui sourit et lui fit un clin d'oeil complice.
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gabriel_de_volvent

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MessageSujet: Re: Entre nous...   Dim 29 Avr - 22:44

Citation :
Ooh... Gabriel! Tu m'as fait peur dis!

Et oui c'est ce qui s'appelle un effet de surprise réussi!

Citation :
Tu es bien matinal et bien richement vêtu! Où te rends-tu donc de si bonne heure? Tu ne mijotes pas quelques bêtises j'espère?
Tu sais, si tu vas t'entraîner comme ça, ton mantel ne va pas faire long feu!

Faisant le mannequin, gabriel tournicote pour bien lui montrer sa nouvelle acquisition , tout fier qu'il était!
Roo moi? Des bétises? voyons.... petit air angélique, pour un peu on y croirait...bin tiens!

Non point! j'avais juste envie de prendre un peu l'air et profiter du soleil! l'entrainement ça sera pour cet apres midi et avec les vetements adéquats! Mais... et toi? que fais tu en si bon matin dans les jardins? Conspirerais tu avec les roses?

Petit sourire en coin alors qu'il se penche vers une rose en bouton afin d'en sentir le parfum.

Attendrais tu quelqu'un?

Il se redresse et la regarde. C'est qu'il a bien grandit et même si il lève toujours les yeux vers elle, il n'est plus un petit nain, et ça Gabriel il aime se sentir grand! Cueillant au passage un bouton de rose blanche, il lui tends avec un sourire

Tiens ça ira bien dans tes cheveux, ne crois tu pas?
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Severin de Volvent

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MessageSujet: Re: Entre nous...   Mer 2 Mai - 1:16

C'est le pas lent et léger que le renart arriva.
Il venait de prendre congé du duc. Il pouvait gouter un peu de temps libre.
Il avait été frapper aux appartements qu'occupaient Davia, sa servante lui avait indiqué où la trouver.

Il sourit, il la trouva en grande conversation avec Gabriel.
Le renart voyait cela d'un bon œil. Si Davia était amenée a devenir son épouse, une relation au beau fixe avec Gabriel dont il était le tuteur et oncle était une bonne chose.
Pourtant le sourire disparut rapidement de son visage. Le renart se décida a annoncer sa présence par un pas plus prononcé et un léger raclement de gorge.


- Le bonjour... Davia...

Il fit un légère révérence, puis posa les yeux sur Gabriel.

- Mon neveu...

Il était légèrement crispé. Il faudrait qu'il ait une conversation avec Gabriel qui prenait vis a vis de la demoiselle de Corsu une liberté de langage qui lui déplaisait fort.

- Je constate que mon neveu vous tient compagnie, brave enfant...

Gabriel était attachant et l'on aurait pu croire que Séverin pouvait parfois être sévère, mais, Séverin n'avait jamais élevé d'enfant et accordait une importance à ce que le jeune garçon soit complètement irréprochable.

- J’espère Gabriel que vous faites montre de vos plus belles manières vis a vis de notre invitée...

Sa fiancée...

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Davia_corsu

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MessageSujet: Re: Entre nous...   Mer 2 Mai - 16:22

Elle écoutait Gabriel, amusée, se rappelant lorsqu'elle même courait dans les jardins de Villandry, vêtue d'une simple robe, lorsqu'elle n'était pas encore désillusionnée par la politique, assombrie par la guerre, ni blessée par l'amour. Elle aimait beaucoup cet enfant. Elle se sentait encore exilée ici, bien qu'elle sache devoir faire le lieu sien. Gabriel était une bouffée d'air frais, le souvenir d'une enfance partie un peu trop vite.

Tu es bien joliment vêtu en tout cas...

Elle sourit, un peu rêveuse, prenant la rose qu'il lui tendait, la remerciant d'un sourire alors qu'elle défaisait un petit ruban de sa robe pour attacher la fleur à l'une de ses longue mèche châtain. Attendre quelqu'un... Elle n'attendait pas. Elle avait compris que Séverin avait ses occupations, qu'elle ne le verrait que peu, et en aucun cas, elle ne voulait être une gêne pour son futur époux. Alors, elle se faisait discrète et surtout, elle n'attendait rien, pour ainsi ne jamais être déçue et au contraire, être agréablement surprise. Et ce fut le cas.

Elle se tourna en entendant le raclement de la gorge du Renart et rougit légèrement, souriante. Chaque jour qui passait, chaque fois qu'elle le voyait, elle apprenait à sourire, tout simplement, du simple fait d'être en sa compagnie. Et il était là. Elle croisa son regard métallique, puis baissa les yeux, espérant cacher la rougeur de ses joues ce qui n'était pas le cas.

Le bonjour... Séverin. Je suis heureuse de vous voir!

Elle lança un coup d'oeil à Gabriel dont faisait mention Séverin et sourit, enchantée.

Oui, mon ami, votre neveu me tient compagnie et il est tout à fait charmant. C'est un plaisir de deviser avec lui. Je pense d'ores et déjà qu'il a le goût des armes, et je suis certaine qu'il a même certaines aptitudes.

Elle passa doucement sa main sur la joue du gamin. Elle était ravie qu'il aspire aux métiers des armes, n'était-ce pas là, un grand point commun qu'ils avaient? Elle était sûre qu'entouré de Della et Kéridil, Séverin saurait aider Gabriel à faire les bons choix. Elle se tourna à nouveau vers son promis, son regard clair se posant sur lui.

Mais vous même, Séverin, auriez-vous un peu de temps que vous voici à profiter du soleil printannier?

Elle s'approcha de lui, esquissa très légèrement le mouvement de prendre son bras, puis se ravisant, vint nerveusement caresser le pli de sa robe. Il y avait quelque chose d'étrange dans leur relation, quelque chose qu'elle ne pouvait expliquer. Comme une retenue, une pudeur excessive. Elle, si tactile, affectueuse, joviale, avec lui, n'osait pas. Par peur? Il gardait toute son aura de mystère et malgré la grande tendresse qu'elle avait pour lui, elle savait qu'il lui échappait. Ce qu'elle ressentait pour lui était si différent de ce qu'elle avait ressenti pour Charles, autrefois, de cet amour passionné et irrationnel, là, elle se sentait parfois désemparée, alors pour garder contenance, elle revêtait un sourire tendre, sachant que le plus important était qu'il la sente près de lui.
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Severin de Volvent

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MessageSujet: Re: Entre nous...   Ven 4 Mai - 4:06

Il avait du temps, et il comptait bien en profiter en sa compagnie.
Il sourit regardant Gabriel.


- En effet nous avons discuté de ses aspirations et je lui promettais de vous en toucher un mot, je constate qu'il a pris les devants. je ne doute pas qu'il trouve auprès de vous une oreille attentive et les conseils dont il aura besoin...

L'oncle savait sa faiblesse et sa méconnaissance quand aux métiers d'armes et en cela Davia s'avérait l'interlocutrice parfaite, la partenaire idéale pour poursuivre l'éducation de Gabriel.
Le renart s'assombrit légèrement. Était elle prête a assumer ce rôle de tutrice ? Gabriel n'était plus un enfant, mais il continuait a avoir les besoins d'un enfant , en attention, en présence, en accompagnement.

Apres un moment de retenue plus ou moins long, le renart offrit son bras en tout bien tout honneur.


- Que diriez vous de... faire quelques pas ?

Il avisa Gabriel.

- Gabriel restez près de nous si vous le souhaitez...

Légèrement tendu il imprima le mouvement de départ.

- Veuillez me pardonner mon absence, le Duc est fort occupé par sa charge, je me dois de le seconder au mieux...

Il la regarda furtivement, observant ses traits qui avaient retrouvé de la vie, ses joues d'un rose frais, ses yeux qui pétillaient a nouveau. Cela le rassura. Pourtant son regard glissa irrémédiablement sur la silhouette en gestation. Il détourna rapidement le regard, sans qu'elle puisse s'en rendre compte. Il ne souhaitait pas la mettre mal a l'aise.

- comment vous portez vous ? vous avez une mine... superbe.

Il n'y avait rien de superbe dans la douleur et le manque que cachaient les prunelles de la jeune Davia, mais elle savait donner l'illusion de meilleurs lendemains. Et si le renart portait en lui les séquelles d'une tragédie similaire, qui le rapprochait de Davia par la compassion sincère et naturelle qu'il éprouvait, il avait plus de mal a exprimer du renouveau, terré derrière de mélancoliques plaques d'un bleu métallique. Davia l'apaisait et il le ressentait au fond de lui, tout comme la peur qui grandissait, celle de se laisser aller au point de prendre goût a cette paix lui qui avait connu les tourments.



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gabriel_de_volvent

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MessageSujet: Re: Entre nous...   Ven 4 Mai - 17:47

Alors davia venait de lui répondre, un raclement de gorge se fit entendre. Ce raclement eu pour effet de faire legerement rentrer la tete entre les epaules du Renardeau et grimacer quelque peu...Erf, il avait du entendre que gabriel tutoyait davia...et ça..ça passerait pas. Toute fois c'est souriant qu'il se retourna vers son Oncle et s'inclina avec respect pour le saluer.

Mon oncle...

Alors qu'ils devisaient sur ses aspirations futures et que Severin engageait le pas pour une ballade, Gabriel acquiesa les paroles de son oncle, oui davia serait surement une bonne maitre d'armes. Toute fois, il ne voulait pas les déranger davantage, parce que...quoiqu'il avait dit à davia, il comptait bien partir en exploration vers une partie du domaine qu'il ne connaissait pas encore, aussi s'excusa t'il poliement :

Merci mon oncle, mais je vais vous laisser si vous le voulez bien, je comptais aller me ballader plus en avant dans le domaine.
Et sans soucis je serais de retour pour le dejeuner!


Il s'inclina de nouveau et s'éloigna du couple, gailleret vers une nouvelle zone d'exploration...
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Davia_corsu

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MessageSujet: Re: Entre nous...   Sam 5 Mai - 0:01

Elle acquiesça aux dires de Séverin. Nul doute que Gabriel ait besoin d'être encadré, formé, guidé et en tant que Blanche, elle en était tout à fait capable, elle était même formée pour cela à la Commanderie. Au jeune garçon, l'heure venue, de faire son propre choix, mais elle pouvait lui donner les cartes dont il avait besoin.

Je parlerai avec lui, je crois déjà que nous avons quelques pistes et votre cousine, ainsi que son époux, pourraient être de bon conseil aussi. J'avais pensé... aux lames d'Amahir, pour commencer. D'autant que j'y ai pensé pour moi-même, lorsque je ne serai pas en mission... mais nous reparlerons de tout cela.

Sa main, naturellement, s'était posée sur le bras de son fiancé et elle avait suivi son pas. Marchant doucement. Relevant légèrement son visage, baigné de soleil, fermant un peu les yeux, se laissant conduire.
Elle rouvrit les yeux et sourit à Gabriel, lui faisant un petit clin d'oeil, comprenant son désir et son besoin d'exploration.
Alors que l'enfant s'évadait déjà vers d'autres jeux, elle tourna son visage vers Séverin, plongeant ses azurs dans celles du Volvent.


Je sais que vous avez du travail et je ne vous blâme nullement, bien au contraire. Je ne veux pas être un poids, ni une gêne pour vous. N'ayez crainte, je profite du temps que vous avez à m'offrir, même si c'est peu, chaque instant passé avec vous me comble, sachez le.

Elle détourna le regard, un peu gênée par la sincérité de son aveu, rougissant légèrement, le compliment qu'il lui fit finit par la rendre pivoine, se mordillant légèrement la lèvre, sa main s'était crispé sur le bras du Renart.

Je... je vais bien... Je suis bien ici, je pense que je m'y plairais. Je vais à Orléans de temps à autre, j'apprends à connaître la ville, ses habitants. J'ai même retrouvé un vieil ami, ancien tourangeau. Peu à peu, je vais m'habituer. Votre cousine est très aimable et le fait que j'ai pu venir avec Manon... c'est bien plaisant. J'ai toute confiance en elle, elle est ma soeur de lait, vous savez?

Elle sourit, se rappelant les circonstances de leurs retrouvailles, se demandant ce que Manon ferait lors de ses longues absences pendant les missions auxquelles la jeune fille ne prenait jamais part. Puis son front se barra légèrement d'un pli, soucieuse, elle s'arrêta et se tourna franchement vers Séverin, libérant ce qui lui pesait sur la conscience depuis qu'elle en avait été informée.

Je dois vous dire... Juste après nos noces... il me faudra partir. Nous sommes mobilisées, à nouveau et je ne peux laisser mes soeurs partir sans moi...

Elle soupira, reprenant la marche, un peu triste.

Je suis tellement désolée de vous imposer déjà une première absence, si vite... mais... je vous écrirai, vous le savez.

Elle laissa sa main glisser sur son bras, effleurant celle de son futur époux, mêlant doucement ses doigts aux siens, pour la première fois.

Je suis sûre que cette épreuve aura du bon et nous rendra plus fort...

Elle s'arrêta à nouveau et le regarda avec une grande tendresse, lui souriant.
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Severin de Volvent

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MessageSujet: Re: Entre nous...   Sam 5 Mai - 22:35

Il était heureux d'entendre qu'elle se portait bien et se plaisait a Montpipeau.
Il n'aurait jamais assez de reconnaissance envers Della et Kéridil pour leur accueil, tant pour lui que pour Davia.
Le Duc avait les mauvaises habitudes des nouveaux nobles, mais il n'en restait pas moins homme de cœur et Séverin avait eu l'occasion de s'en rendre compte.
Quand a Della, il savait qu'il n'avait pas à espérer moins d'elle. Son dévouement pourtant à la relation singulière qu'ils partageaient lui était cher et il souffrait de ne pouvoir lui rendre que peu la pareille. Mais cela c'était une autre histoire.

Un sourire éclaira le visage pâle.
Il avait hoché la tête quand Gabriel avait pris congé. Son mécontentement passager était passé, il le devait à Davia.
L'enfant avait de la chance, celle d'avoir survécu à ses parents, d'avoir par la grâce de ses cousins un cadre de vie idéal, et à présent il avait une personne qui l'aiderait à se forger une vocation héritée d'une mère aussi intrépide que devait l'être Davia.
Il y avait en elle oui, quelque chose d'Oderay.

Une ombre légère voila le regard bleu. Elle retournait aux armes. Cela le préoccupa. Il savait son état.
Il se laissa surprendre par la tendresse du chemin que prenait sa main dans la sienne, glissant, s'emboitant aussi naturellement que l'impliquait le geste.
Comme pour tout contact de cette intimité il se crispa, resta immobile un instant.

Ce geste reflétait l'engagement qui les lierai pour la vie. Sa main dans la sienne... Il leva les yeux vers elle, dans une expression indéfinie. La confusion de ses sentiments perçait dans la tension de ses doigts, il retint le souffle. Ce bref instant lui sembla une éternité et tel le souffle qui doucement quittait ses poumons il se détendit et accueillit l'union comme le oui qu'il dirait au jour venu. Ses yeux exprimèrent un instant la peur qu'il ressentait depuis qu'il avait décidé de la prendre pour épouse.

Il éprouvait pour elle une grande tendresse, une amitié particulière, comment pourrait il le définir lui qui n'avait jamais eu d'amis que sa cousine, son valet qui se voulait fraternel et elle... sa future épouse.
Il savait qu'il n'éprouvait pas pour elle la passion qu'il avait vécue et qui avait détruit en lui toute forme d'innocence. Cette passion qu'il avait enterrée et qu'il ne souhaitait revivre pour rien au monde.
Davia était un navire tranquille sur une rivière calme et cet équilibre était le croyait il ce qu'il recherchait.

Pourtant au travers du contact de leurs peaux, le renart entrevit que la relation aussi platonique fut elle ne pourrait perdurer ainsi au travers du mariage. C'était un terrain inconnu ou tous deux s'aventuraient portant le deuil de leurs passions. A cet instant il eut envie de se raconter, pour lui montrer à quel point il pouvait la comprendre. Il n'en fit rien.

Tristement il sourit, laissant sa main doucement bruler dans la sienne, le fourmillement caractéristique lui remontant le bras.


- Je... Je ne saurai vous arracher a vos devoirs. Cependant...

Il la regarda.

- Vous savez votre état... Je m'inquiéterai.

Oui la peur en lui grandirait se mariant à l'inquiétude qu'il puisse à présent arriver malheur à son binôme. S'il ne se sentait en rien lié à la progéniture qu'elle faisait grandir en son sein, il s'agissait d'une part d'elle, et toute part d'elle aussi étrangère soit t'elle lui était chère.
Il était sincère.


- Il vous faudra songer à ... prendre congé de vos sœurs le moment venu.

Il s'exprima comme un époux à son épouse, sans que douceur ne le quitte pourtant. Et poursuivant la promenade il raffermit l’étreinte de sa main dans la sienne.

- Je serai moi même en déplacement. Le duc prévoit de visiter les terres d'Orléans, de villages en villages. Je serai de sa suite. Je trouve cela une bonne chose, il n'est rien de pire qu'un régnant qui méconnait les terres qu'il administre, ses gens, ses sujets. A cet égard Kéridil est un homme admirable, il n' y a qu'a voir comment Montpipeau est tenue...

Il soupira doucement humant l'air printanier qui faisait du bien après la rigueur de l'hiver.

- Vous plairait il de parler de la noce ? Y a t'il quelque chose dont vous avez besoin ? je n'ai guère eu le temps de me charger de l'organisation. Je pourrai demander a Della de nous aider pour recevoir convives... nous nous devons de rassurer votre famille et vos relations, qu'ils vous sachent bien mariée...

Il sourit légèrement amusé, la regardant.

- En ce qui me concerne, je pense ne plus avoir rien à prouver aux miens quand aux qualités de celle que j'épouse...

Et comme il l'avait fait à Laval, sa main doucement porta celle de Davia pour rencontrer le délicat baiser dont il éfleura la peau fine.
A cet instant qui fut aussi bref que les précédents contacts physiques qu'il avait accordés a la jeune femme, il sut qu'il lui serait difficile d'être plus intime.
La noce pourtant impliquait plus.

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Davia_corsu

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MessageSujet: Re: Entre nous...   Dim 6 Mai - 11:04

L'instant avait quelque chose d'éternel, comme le temps suspendu au-dessus de leur tête. Une vague de chaleur lui monta aux joues et en ses entrailles, un noeud s'était formé. Elle avait la main moite, la paume tout contre celle de Séverin, il ne tarderait pas à sentir qu'elle n'était pas aussi détendue qu'elle paraissait. Néanmoins, elle lui sourit.

Je vous écrirai, pour vous rassurer et...

Elle détourna légèrement la tête, fixant le parterre qui s'étendait, Baile allait en faire une drôle de tête si elle devait lui dire la vérité.

Je préviendrai la Capitaine, je quitterai mes soeurs l'heure venue.

Elle se rendit compte qu'ils n'avaient jamais parlé de l'enfant. C'était un sujet qu'ils n'abordaient pas et pourtant... il lui posait beaucoup de questions. Séverin était-il prêt à le considérer comme son propre enfant? Comptait-il le différencier des enfants qu'ils auraient plus tard? A cette idée, elle sentit la panique l'envahir. Elle chassa bien vite les pensées qui l'assaillaient et fut soulagée d'entendre Séverin continuer.

Ainsi, lui aussi partait sur les routes. Elle, la Champagne et lui, l'Orléans... Combien de temps cela durerait-il? Elle trouvait l'idée du duc excellente et ne pouvait qu'approuver les dires de son fiancé. Un duc ou n'importe quel homme, responsable d'une terre, se devait d'être proche du peuple. Combien de fois l'avait-elle répété en Touraine, en vain... Elle dodelina de la tête, acquiesçant.


C'est une bien belle initiative que prend Sa Grâce et je ne saurais que louer cette entreprise. J'aurais aimé vous accompagner... être près de vous...

Elle plongea ses azurs dans ceux du Renart et lui sourit.

Mais nos retrouvailles n'en seront que plus heureuses, n'est-ce pas?

Peut-être, à l'avenir, devrait-elle refuser quelques missions pour ne pas être toujours sur les routes, pour ne pas être toujours loin des siens. Il lui faudrait en parler au conseil, en temps et en heure. Elle revint à la discussion du Renart et sourit.

N'ayez crainte pour la noce, je m'en charge, avec votre avis. Je n'ai besoin de rien, rassurez-vous, et si c'était le cas, je demanderais à Della. Je ne veux surtout pas vous détourner de votre travail, c'est le plus important.
Je verrai aussi avec elle pour l'accueil des convives. Pour la cérémonie, je pensais en toucher deux mots à Uriel, sans doute lui enverrai-je une missive à ce propos. Manon m'aidera à préparer la réception, je pensais à quelque chose de très simple, frais, printanier. Tout se déroulera très bien, j'en suis certaine.


Elle sourit à sa réflexion, s'arrêta et le regarda avec une infinie tendresse. Elle l'aimait, c'était certain. Il n'y avait pas ce feu dévorant qui lui rongeait le corps, mais il y avait trop d'attention, trop de tendresse, trop de délicatesse entre eux pour que ce ne soit pas de l'amour, bien qu'au fond, elle n'y connaisse pas grand chose.

Oh Séverin... Ma famille se rendra très vite compte que ce mariage est le meilleur qui soit pour moi. Vous êtes un homme charmant, tellement attentionné... Ils vous aimeront, j'en suis sûre et ils verront bien vite combien vous me rendez heureuse.

Le rose lui monta aux joues, il avait le don pour lui faire des compliments charmants et elle aurait menti en prétendant ne pas aimer cela. Ainsi, il était satisfait d'elle... Elle le regarda porter sa main à ses lèvres et frémit légèrement. Les sentiments qui s'entrechoquaient en elle étaient de plus divers et variés. Elle si affectueuse, si tactile, elle eut envie de passer sa main sur sa joue, de se blottir contre lui, juste l'espace d'un instant, mais elle n'en fit rien, fixant la main que la pulpe de ses lèvres effleuraient. Il exerçait une étrange fascination sur elle, peut-être parce qu'elle n'arrivait pas à le cerner totalement, elle se sentait attirée irrésistiblement et parfois, avait envie de s'enfuir en courant, ce qui avait pour conséquence de la plonger dans un profond trouble. Elle resta là, muette, à le contempler.

En son sein, l'enfant tressaillit et lui arracha un Oh de surprise. Consternée, elle porta sa main libre à son ventre.
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Severin de Volvent

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MessageSujet: Re: Entre nous...   Mer 9 Mai - 2:52

Il lui offrit un sourire soulagé.
Elle était raisonnable. Une qualité de plus qui le satisfit.
Il aurait préféré qu'elle n'y retourne pas, mais il se refusait d'être celui qui l'arracherait a sa vie. Il n'était pas aussi exclusif... il ne voulait l'être.


- J'attendrais de vos nouvelles avant nos retrouvailles alors...

Il se laissait aller a une douceur qui lui était rare et comme l'alcool pour qui ne sait boire, cela le grisait légèrement.
Elle semblait sure qu'il pourrait la rendre heureuse. Lui doutait, il aurait voulu lui confier ses peurs, lui qui n'avait jamais vécu que si égoïstement.
Le tressaillement qui trouble leur doux échange lui fit froncer les sourcils d'inquiétude, mais aussi parce qu’il ramenait a un sujet dont ils n'avaient que peu parlé et qui pourtant était au centre et avait toute son importance dans leur relation.

Il brisa le contact qui avait peiné a s'installer entre eux et eu un geste de recul ouvrant un bras protecteur.


- Allez vous bien ?

Il ne savait pas ou elle en était de sa grossesse. Était ce assez avancé pour que la naissance puisse paraitre suspecte ?
Il la regardait n'imaginant pas les formes s'arrondir. Il se reposait souvent une seule et même question.
L’aurait il demandée en Mariage si elle n'avait pas été enceinte ?
Pire, en repensant a l'engrenage qui les avait mené a leur engagement, il y avait la mort de l'homme.
Cet autre qu'il n'avait connu qu'au détour des mots enfiévrés de Davia, l'autre dont il souffrait presque comme elle pouvait souffrir sans le montrer. L'homme qu'elle aimait et qui certainement serait a ses cotés plutôt que lui.
Il en lâcha un soupir amer.

Pourtant au delà de ces questions et ces doutes, celles qu'il ne se posait pas était de l'ordre de sa relation à cet enfant.
Il n'y pensait pas dans le sens ou il lui semblait naturel en acceptant la femme, d'accepter l'enfant.
Être d'innocence, n'ayant pas choisi d'arriver sur terre, il n'aurait pas à payer pour les imprudences de ses parents.
S'il pardonnait a Davia la perte de sa vertu, si Charles avait été en vie il aurait sans doute pu dire son mépris de l'homme, mais il pouvait comprendre, il s'était lui même laissé allé a la passion, au désir... en d'autre époques, trop lointaines.

Il souhaitait à présent regarder en avant et s'il gagnait femme et enfants car il comptait déjà Gabriel, il avait du mal a se projeter davantage.
Il fallait déjà se marier.
Il n'alla pas jusqu'à oser une main sur l'abdomen de la jeune femme, il n'aurait pas pu, il glissa seulement une paume de soutien dans le creux de son dos.
Il ignorait tout de l'attitude à avoir dans cette situation et son regard effaré perdu dans le sien témoignait grandement de son inexpérience.



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MessageSujet: Re: Entre nous...   Mer 9 Mai - 23:11

Elle dodelina de la tête, les joues rosies par l'émotion, les yeux brillants, portant son regard sur son fiancé.

Oui... je vais bien... C'est que...

Elle sourit, faisant une courte pause, reprenant sa respiration.

... Il a bougé...

Son front se barra d'une ride angoissée. Bouger... déjà! Comment pouvait-elle déjà sentir son enfant bouger? Sa grossesse serait-elle plus avancée qu'elle ne pensait? Et ensuite, comment cela se passerait-il?

Elle fronça les sourcils, un nuage d'inquiétude assombrissant ses prunelles bleues.

C'est sans doute mieux que je parte en mission, peut-être que ce serait mieux si je rentrais... plus tard...

Soucieuse, elle l'était. L'enfant ne devait pas arriver trop vite, il faudrait trouver un subterfuge. Cet enfant même s'il n'était pas de Séverin, était à Séverin. Il était leur enfant et il ne devait y avoir aucun doute à ce propos.

Elle le regarda intensément, volontaire. Il avait eu assez d'amour pour marcher sur ses principes et accepter de la prendre pour épouse, par ce choix, il lui prouvait son amour. Elle aussi, à sa façon, comptait bien lui prouver qu'elle l'aimait. Décidée, elle prit doucement la main de Séverin et la posa sur son ventre, sans le quitter des yeux.


Notre enfant semble vigoureux pour que je le sente ainsi, si tôt. Peut-être qu'il serait mieux que je n'accouche pas à Montpipeau... je ne voudrais pas éveiller des soupçons, de mauvais soupçons... Cet enfant est votre enfant, je ne laisserai personne dire le contraire et je ne veux pas donner matière à jaser aux gens.

Elle lui sourit, un peu apaisée de se confier à lui, le seul à qui elle pouvait le faire. A cet instant, elle se rendit compte qu'ils n'avaient jamais été aussi proche.
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Severin de Volvent

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MessageSujet: Re: Entre nous...   Sam 12 Mai - 4:29

L'enfant bougeait.
Etait ce bon signe ?
Le renart n'en savait rien.
Il avait passé de nombreuses années a courir après connaissance et savoir et face aux choses de la vie, il se trouvait démuni.
Il s'apprêtait à se marier, il ignorait tout de ce que cela pouvait signifier en pratique.
Il s'apprêtait à être père... Il le redoutait encore plus lui qui n'avait eu de figure paternelle qu'un sévère moine qui ambitionnait de faire de lui un homme d'église plutôt qu'un homme tout court.

Séverin déglutit doucement l'écoutant.
Si elle mettait au monde l'enfant trop tôt cela pourrait avoir des relents de scandale et leur porter préjudice a tous deux.
Il ne pouvait se résoudre pourtant à la laisser se rendre toute seule Dieu sait ou lorsqu'il estimait que sa place se devait à ses côtés.
Alors qu'il tentait d'imaginer des endroits ou ils pourraient se retirer , il la sentit tirer sa main et la poser sur son ventre.

Il la regarda plus éffaré et appeuré que surpris, réprimant la violente envie de retirer sa main contrecarrée par la pression de celle de Davia.
Il allait devoir s'habituer a entretenir ce genre de contact avec elle et c'est en se faisant violence qu'il tenta de décrisper la main tendue sur le ventre ne montrant encore aucun signe.

Il perdit un regard plein de questions dans ses yeux.
Il ne se sentait plus aussi sur de lui qu'il pouvait sembler paraître.
Il n'était qu'un homme perdu, s'en remettant a une jeune femme qui en faisait de même.
Syndrome du Messie... Elle était sa planche de salut, celle qui devait lui apprendre ce qu'il n'avait jamais pu apprendre, la vie...
Et lui la sauvait de la disgrâce.


- Davia...

Il aurait souhaité lui dire ses peurs, celles de ne pas être celui qui lui fallait, celles de ne pas être a la hauteur.
Pourtant dans son regard tout semblait clair.
Elle lui confiait ses inquiétudes, cela en serait ainsi dorénavant. Ils n'avaient plus a être seuls avec leurs préoccupations.
S'il avait hérité de Gabriel à un âge ou seule une présence et de l'attention suffisaient, il pataugeait dans l'inconnu quand a la progéniture que lui faisait partager Davia avec la conviction qui faisait s'envoler une part des doutes du renart.


- Nous trouverons...

Oui ils trouveraient, il n'en doutait pas.

- Davia... Je vous en prie...

Il émit une pression afin de libérer sa main. Sans rompre me contact pourtant il attrapa a nouveau sa main dans la sienne.
Il fallait qu'il mette fin a d'autres doutes.


- Êtes vous sure... Êtes vous sure que c'est ce que vous souhaitez ?

Il appuya davantage sur le regard qui se fit pénétrant sans détour.

- je suis ... tellement perdu ...

Sa voix se fit murmure, comme s'il avait honte, lui l'homme face a la femme a peine sortie de l'enfance. Il détourna le regard, l'aveu lui voilant le bleu de mélancolie.

- Je n'avais jamais pensé qu'il me serait donné l'occasion de connaître à nouveau la paix... le simple bonheur de vivre.

Lancé dans des aveux dont il se surpris lui même il serra doucement sa main dans la sienne puis replongea un regard presque dur dans le sien.

- Je ne veux pas être une roue de secours. Je ne veux pas que vous puissiez nourrir quelconque regret...

Il se radoucit.

- Sachez que pour ma part... Je m'engage envers vous, aussi pleinement et librement que cela se peut et m'en remet à vous autant que vous à moi... Je l’espère...

Sa main retrouva d'elle même sa place sur son ventre qu'il faisait sien.
Du bout des doigts de sa main libre, il effleura sa joue doucement.
Il était sur désormais qu'il avait besoin d'elle, et qu'il lui serait difficile d'envisager sa vie sans elle.
Sans le guérir de ses maux, elle le tirait vers des choses auxquelles il n'avait pu que rêver. Il ne voulait pas que cela s’arrête. Il apprendrait. Qu'en importe le prix. Il le voulait plus que tout.

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Davia_corsu

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MessageSujet: Re: Entre nous...   Sam 12 Mai - 12:04

Leur regard se croisa, intense. Ils partageaient les mêmes inquiétudes. Si elle avait su tout ce qui pouvait se tramer en Séverin. Elle aurait pu le rassurer sur certaines choses, sur d'autres, elle aurait été totalement décontenancée. Les hommes qu'elle connaissait, même s'ils n'étaient pas naturellement affectueux, l'étaient avec elle. Son père avait toujours eu beaucoup de tendresse et il était fréquent qu'il câline sa fille lorsqu'elle était triste ou inquiète. Céraphin qui avait été son plus grand camarade de jeux savait aussi être affectueux et lorsqu'ils ne s'étaient pas vus depuis longtemps, c'était avec plaisir qu'ils se donnaient l'accolade pour se retrouver. Charles était naturellement tactile, il y avait eu entre eux un lien physique très fort, dès les premiers instants. Alors la froideur de Séverin, elle ne la comprenait pas et cela l'inquiétait même.

Elle s'était même demandée si elle ne le repoussait pas. Peut-être qu'il l'aimait beaucoup mais qu'elle lui était physiquement totalement indifférente ce qui expliquait pourquoi il était si froid avec elle. Autant dire que la Blanche était, à ce niveau là, en terrain totalement inconnu, qui, parfois, provoquait un malaise chez elle.

Sentir sa main sur elle était un grand apaisement. Envolées les inquiétudes, envolé le noeud à l'estomac. Elle ferma les yeux un instant, les rouvrant pour lui sourire. Oui, ils trouveraient des solutions, c'était certain. Mais si elle, se sentait apaisé, lui, avait l'air tourmenté. Son front se plissa alors qu'elle le regardait, l'interrogeant du regard.


Ce que je souhaite?

Elle planta ses prunelles dans celles de son fiancé, volontaire et délibérée.

Séverin, je veux être votre femme, je veux que vous soyez le père de cet enfant et qu'ensemble nous fondions une famille. C'est ce que je veux, plus que tout.

La question aurait pu la blesser de même que son air perdu, doutait-il? Peut-être n'était-il pas certain de la vouloir pour épouse. Elle plissa un peu plus son front alors que ses doigts se mêlaient aux siens, perplexe. Mais, grâce au ciel, le Renart s'expliqua, soulevant le voile sur les interrogations de la Corsu. Elle esquissa un sourire.

Une roue de secours?

Elle ne put s'empêcher d'éclater franchement de rire.

Me pensez-vous assez écervelée pour unir toute ma vie à une roue de secours? J'ai vu ce que pouvait être le mariage, je l'ai vu chez ma mère, chez mon père, chez les membres des Ordres Royaux. J'ai vu la constance et la force d'âme qu'il fallait pour y arriver et j'ai vu que, parfois, l'amour ne suffisait pas. Il faut plus que l'amour, il faut une entente commune, un désir commun, la volonté d'aller ensemble au devant des évènements de la vie, quels qu'ils soient.

Elle serra sa main et la porta à ses lèvres, comme il le faisait parfois, déposant un baiser sur le dos de sa main, puis sur sa paume.

C'est avec vous que je veux vivre ma vie.

Elle n'avait rien à ajouter à cela. Bien sûr les évènements des derniers mois lui avaient souvent fait poser question. Et si Charles n'était pas mort? De plus en plus, elle en arrivait à la conclusion que leur passion se serait étiolée et que finalement, il n'était peut-être pas autant fait pour elle qu'elle l'imaginait. Elle se rassurait? Très certainement. Mais chaque jour qui passait la renforçait dans son désir d'avoir Séverin comme époux. C'était un peu comme si la Davia d'avant était morte avec Charles, c'était une autre vie, d'autres sentiments, que ceux qu'elle éprouvait dorénavant.

Les aveux qu'il lui avait fait l'avaient touchés, plus qu'il n'aurait pu l'imaginer. Elle avait bien compris qu'il était secret, tout autant que taciturne et elle respectait cette façon d'être. Au contraire, elle aimait partager ses silences. Elle sourit au Renart et ses joues rosirent alors qu'il lui caressait doucement la joue. Il n'avait jamais été aussi tendre et cela lui faisait chaud au coeur, l'irrépréhensible besoin que la Blanche avait d'être rassurée, il l'avait saisi de lui-même, instinctivement. Elle posa sa main sur celle de son futur époux, posée sur son ventre et profita de la douceur de l'instant. Elle ne doutait pas un seul instant qu'il la rende heureuse et elle désirait de tout coeur s'employer à faire de lui un homme comblé.
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Della

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MessageSujet: Re: Entre nous...   Sam 12 Mai - 12:54

Plus elle vivait à Montpipeau et plus elle s'y sentait heureuse.
Le temps passant, le chagrin de la séparation d'avec la Bourgogne, s'amenuisait et la place était alors vacante pour ce bonheur qu'elle voulait désormais vivre, simplement, aux côtés de son époux et de leur fils.
Bien sûr, elle ne renoncerait pas à s'investir en politique ou peut-être encore en diplomatie mais pour l'heure, son seul attachement était ici, en Orléans, à Montpipeau.

C'est ainsi qu'espérant la venue d'une certaine Colombe, elle avait fait planter le jardin qui avait été un peu mis de côté dans les plans d'aménagement du château, par son époux.
Elle était certaine que lorsque le jardin serait éclatant de fleurs, alors, sa Mie viendrait.

Le jardin était encore bien timide en ce printemps.
Pourtant quelques beaux massifs de jonquilles, de mufliers, de muguets bientôt en fleur égayaient déjà les parterres tandis que les lilas en bourgeons et autres aubépines remplissaient les regards.

Si Della était dans le jardin, ce n'était point pour observer ou suivre son cousin et Davia, non c'était par hasard, pour un tour d'inspection et la cueillette de quelques fleurs qui garniraient la table du repas familial.

Elle les avait vus arriver, alors que Gabriel les quittait.
Elle ne leur prêta qu'une attention distraite, ne voulant pas briser leur intimité, se rappelant combien elle aimait rencontrer Kéridil, en tête à tête, alors qu'ils n'étaient que fiancés.
Pourtant, malgré elle, elle levait un regard de temps à autre sur le couple. Elle les trouvait beaux. Ils étaient réservés l'un et l'autre, doux et très certainement aussi tendres, aussi sensibles.
Elle ne vit pas la main de Davia se poser protectrice sur son ventre, elle n'entendit pas leurs propos, elle ne vit que deux amoureux savourer le bonheur d'une promenade, heureuse elle aussi de ce bonheur qu'elle souhaitait depuis si longtemps à Séverin.

Peut-être s'ils avançaient encore un peu, alors, se montrerait-elle.
S'ils rebroussaient chemin, elle reporterait son attention sur le travail à faire, au jardin. Sans plus.

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Severin de Volvent

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MessageSujet: Re: Entre nous...   Mer 16 Mai - 3:47

Séverin écouta Davia, la regardant comme on regarde une chose surprenante.
A un moment de la conversation, son rire le déconcerta quelque peu. Il eut pu se vexer s'il ne savait pas la jeune femme espiègle mais non moqueuse.
La sagesse des paroles qui suivirent et l'assurance qu'elle mettait à confirmer son choix de le prendre pour époux allégeait les craintes du renart qui se détendit légèrement.

Il sourit légèrement, une douce chaleur lui tiédissant le cœur.
Davia était un baume et il était déterminé a se donner une chance, quelque soient les défis à relever.

Davia découvrirait sans doute un Séverin différent au quotidien, et peut être se surprendrait il à la découvrir autre, mais il était convaincu qu'ils avaient su nouer une relation sincère qui les mettait à l'abri d'un quelconque décalage.

Elle l'avait vu étranger, froid, quand il l'avait récupérée sur le sol froid de la sainte chapelle.
Elle l'avait connu chaleureux dans ses lettres, lui qui n'était a ses heures perdues que silence et prière.
Il était pris par ses obligations auprès du Duc, elle serait auprès de ses sœurs blanches dont il se refusait de l'arracher.
Leur quotidien semblait tout tracé, et pourtant si plein de questions et d'incertitudes qui en rendaient la perspective délicieuse.

L'enfant arriverait également.
Le renart se préparait à de grands bouleversements. Il en était conscient et devrait faire un énorme travail sur lui même pour surmonter ses peurs et offrir à la jeune femme la vie qu'elle méritait.

Il plongea le bleu de ses yeux dans les olives claires qui faisaient l'espièglerie de son visage.
Il fit un pas en avant inconsciemment, se trouvant très près d'elle.
Une dernière question lui brulait les lèvres.
Mais cette question il ne pouvait la poser.
Il en redoutait la réponse.
Acceptait t'elle de vivre avec un homme dont le passé était entaché comme le sien ?
Elle s'était confiée a lui sans détours, il savait le secret de sa grossesse, le risque qu'elle avait pris...
Elle ignorait encore tout du parcours du renart fatigué.
Il n'exprima de se chapitre qu'un léger soupir.


- Soit... Lions nos vies puisque tel est notre désir mutuel.

Il se recula et doucement récupéra de son corps une distance raisonnable, lui offrant à nouveau son bras.
Il amorça un nouveau pas, lent, profitant de la tiédeur du temps. Le renart d'hiver, aimait le printemps.


- Vous pourriez après votre mission, prendre un peu de repos à Bréméan si sa grâce mon cousin nous en donne l'autorisation. Il ne s'y rend que peu... Il me faudra penser a lui demander, a moins que vous n'ayez une autre préférence...

C'est que le renart ne pouvait compter que sur son cercles restreint a Della et Kéridil.
Il lui aurait bien proposé de lui faire découvrir Beaumont, la terre de son enfance, mais celle ci appartenait à présent à une amie de Della, et jamais le renart n'oserait s'y présenter, ni n'envisagerait d'emmener Davia dans les petits appartements qu'ils possédait à Sémur.
Elle avait plus de famille et de relations que lui, peut être aurait elle d'autres alternatives.


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MessageSujet: Re: Entre nous...   Mer 16 Mai - 14:38

L'aimait-elle? Là était la question. Question qu'on lui posait souvent d'ailleurs. Lorsqu'elle avait annoncé la nouvelle à sa marraine, à Rhiana, suzeraine de son père et amie, à Kasia, tout le monde semblait s'interroger à ce sujet alors, pourquoi pas elle? Elle avait aimé passionnément Fallgor, une passion à vous dévorer l'âme et le corps, ça n'était pas pour rien qu'elle s'était donnée à lui avant même qu'ils soient mariés. A tort... Mais en parlant d'amour et d'homme, elle aimait son père aussi, d'un amour filial très fort, elle aimait Céraphin, comme s'il était son frère, bien plus que s'il était son frère, tous deux, elle les admirait. Elle avait aimé Oso... le premier homme qu'elle avait aimé d'amour, dont elle ne parlait plus jamais, bien qu'il ne soit pas tombé dans l'oubli pour autant, valeureux hospitalier amoureux de sa liberté. Et Séverin? Elle l'admirait, elle était certaine d'avoir une profonde amitié pour lui, n'était-ce pas vers lui qu'elle s'était tournée alors qu'elle était dans une bien mauvaise passe? Elle n'osait dire qu'elle l'aimait, elle n'aurait pu le dire, comme si c'était écraser l'amour qu'elle avait pu avoir pour Charles. Il lui fallait du temps, mais elle aimait être avec le Renart, elle aimait leurs différences, il l'attirait, son charme, son silence, son mystère, elle le redoutait aussi, la peur de l'inconnu, de cette part de lui qui lui échappait, elle le sentait bien. Qui était-il vraiment? Elle lui avait ouvert son coeur, son âme, il pouvait lire en elle comme dans un livre ouvert, mais elle n'arrivait pas à sonder le fond de l'âme du Volvent. Il se cachait, peut-être par pudeur, pensait-elle.

Elle tressaillit lorsqu'il s'approcha d'elle, plus proche qu'ils n'avaient jamais été. Elle leva son regard vers lui, elle aurait pu se rapprocher légèrement qu'elle se serait trouver tout contre lui, mais elle n'en fit rien. Il leur faudrait du temps pour s'apprivoiser.

Lier leur vie, elle le voulait. Désir mutuel...

Elle rougit, puis sourit, la phrase pouvant prêter à équivoque. Oui, elle désirait lier sa vie à lui, être sa femme, vivre avec lui, autant qu'elle pouvait, lorsqu'elle n'était pas appelée pour une mission ou une autre.

Il s'écarta à nouveau et doucement, elle posa sa main sur le bras offert, réfléchissant à ses dires.


Bréméan... je ne connais pas. Est-ce l'un des fiefs de vostre Grâcieux cousin? Pourquoi pas, s'il le veut bien.

Beaumont était un mythe pour elle, le mythe de la terre de Séverin. Il lui en avait tant parlé, du château de son enfance, elle avait ressenti si vivement la douleur qu'il avait éprouvé lorsque Della l'avait octroyé à une autre qui n'était pas Volvent. Savait-il à quel point elle le comprenait. Elle, corse exilée qui n'avait jamais vu sa terre. Elle qui était pourtant pétrie de Kalliste, qui sans jamais y avoir posé le pied, vibrait aux senteurs d'eucalyptus, elle qui aurait tant aimé, avec son père, retrouver leur île ancestrale. Mais depuis, à la force du bras et à coup de sang et de courage, le Bellator francorum s'était vu octroyé une terre, et cette terre était devenue leur.

Sinon, il y a toujours Chavonnière. Ce n'est pas très loin et j'aimerais m'en occuper qui plus est, je sais que mon père n'a pas le temps d'en prendre soin. J'ai encore quelques décorations à y finir et dans la dernière lettre de mon père, il me parlait d'y organiser une fête, pour faire vivre la maison. Chavonnière, c'est un peu notre Corse continentale...

Elle lui sourit, resserrant sa main sur son bras. Della était là, non loin, elle lui adressa un charmant sourire.
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MessageSujet: Re: Entre nous...   Ven 18 Mai - 3:59

Severin aperçut a son tour Della.
Il lui adressa un sourire et un signe de tête.
Il adorait sa cousine, et se savait redevable d'une grande part de son bien être.
Pourtant à cet instant , il lui faisait une infidélité profitant d'un moment de calme avec Davia.
Au détour du chemin sinueux des bosquets peut être iraient ils la saluer.
Pour l'heure le renart reprit un air soucieux.

- Hmm Bréméan est une seigneurie de sa grâce Kéridil, sur le Duché d'Alluyes... il serait peut être inconvenant de demander à y séjourner. Chavronnière me semble mieux indiqué.

Ils avaient eu cette discussion sur la terre, elle lui avait parlé de Chavronnière, il l'avait visitée, il s'y était senti bien.

- Mais ne craignez vous pas la présence de votre père à la longue ?

Il n'avais jamais rencontré le patriarche corse. Il aurait préféré lui avoir demandé la main de sa fille, mais l'homme était semble t'il insaisissable et il ne restait au renart qu'à espérer qu'il honorerait de sa présence le jour de leur mariage.
Il resserra l’étreinte de son bras contre le sien. Ils n'étaient pas loin de Della et malgré son affection, il ne souhaitait pas trahir le secret de Davia, leur secret.


- Nous en reparlerons, au moment venu. Je souhaite néanmoins que vous vous ménagiez. Promettez le moi ...

Il avait murmuré, le ton doux alors qu'a nouveau sa mains se posait en douceur sur la sienne.

- Allons saluer Della, voulez vous ?

Il la regarda furtivement et amorça quelques pas , se recueillant d'un silence qu'il affectionnait.


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MessageSujet: Re: Entre nous...   Mar 29 Mai - 9:08

Le panier qu'elle tenait sous le bras se remplissait de quelques narcisses et de branches de lierre bien vert qui serait du plus bel effet sur la tablée garnie d'une nappe blanche. Bien sûr, elle connaissait les dangers de ces plantes, les narcisses dont le nom évoquait la mythologie grecque. Mais cela n'enlevait rien à la beauté de ces fleurs.

La jeune femme répondit aux sourires de ses cousins car désormais, elle considérait déjà Davia comme sa parente.
Elle sortit même du parterre au milieu duquel elle se trouvait alors, pour aller au devant du couple qui visiblement se dirigeait vers elle.
Le panier toujours accroché au bras, elle essuya ses mains sur la toaille qui pendait à sa ceinture.


Bonjour. Sourit-elle encore, simplement.
Est-ce que tout se passe selon vos désirs, mes cousins ?
Et de nouveau, la Duchesse considéra les amoureux avec un regard plein de tendresse.

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