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 Mariage de Davia Corsu de Villandry et de Séverin Anatole de Volvent

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Davia_corsu

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MessageSujet: Re: Mariage de Davia Corsu de Villandry et de Séverin Anatole de Volvent   Mar 15 Mai - 9:38

[Devant l'autel]

"Tout acte exige l'oubli.*"

Qui avait dit qu'une mariée devait être parfaite tant dans la beauté que dans le non oubli de tout ce qu'elle avait à penser en ce grand jour? Personne. Heureusement, car non seulement Davia n'avait rien d'un canon de beauté, mis à part sa robe, bien sûr, mais en plus, elle avait oublié quelque chose. Et cette désagréable sensation d'avoir justement oublié quelque chose, la fit froncer les sourcils arrivée au bas de l'autel. Qu'avait-elle donc omis? Elle regarda Uriel. Le cérémoniant était là, puis se tourna vers son futur époux, il était là aussi. Les témoins: Della était non loin, accompagnée de Gabriel qui avait les alliances. Elle avait remarqué Céraphin avant d'entrer, donc même s'il n'était pas à ses côtés, il n'avait pour autant pas oublié ce jour important. Qu'est-ce donc qui la turlupinait à ce point. C'est une voix enfantine qui fit la lumière dans son esprit.

Sapristi! Amellia et Prudence!!!

Et oui... Honte soit sur elle, elle avait totalement négligé ses petites demoiselles d'honneur et la honte autant que le rouge lui monta aux joues tandis qu'elle se tournait vers Della, s'excusant auprès d'Uriel. Elle ne pouvait pas remonter l'allée une nouvelle fois, mais elle voulait avoir les deux fillettes près d'elle pour être certaine de ne plus les oublier!

Della!!!

Elle lui montra les deux petites tabourets près d'elle, pour les petites, certaine que la duchesse comprendrait. Ah la langue des signes, que ferions nous sans elle! La futur épousée profita d'être légèrement retournée pour jeter un petit coup d'oeil derrière elle, l'air de rien. Elle fit un clin d'oeil à Pivoine, ravie qu'elle soit présente, aperçu son parrain qui entrait dans la chapelle, puis, vite fait, se retourna à nouveau, concentrée sur Séverin et Uriel. Elle était loin d'imaginer que Céraphin badinait avec Cerdanne et espérait qu'il ne tarderait pas à venir prendre place non loin d'elle. Malicieusement, elle sourit à Séverin, les joues rosies par l'émotion.


* Friedrich Nietzsche, Considérations inactuelles.
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cerdanne

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MessageSujet: Re: Mariage de Davia Corsu de Villandry et de Séverin Anatole de Volvent   Mar 15 Mai - 13:46

Ainsi, de spectatrice du dernier rang, là voilà qui petit à petit se rapprochait du devant de la scène.
Incroyablement docile, pour ne pas dire pétrifiée dans ses pensées, elle laissait sa main s’appuyer sans aucune retenue sur le bras de son cavalier éphémère.

Elle savourait pour l’heure sa compagnie silencieuse et le remerciait intérieurement pour sa discrétion à son encontre.
Mais tout a une fin, n’est ce pas.
Le tableau merveilleusement simple d’un couple se rendant comme tous ici à la chapelle fut balayé par une bousculade…Blanche certes, mais une bousculade.
Tout occupée qu’elle était à soutenir le regard de la bousculeuse mais bien décidée à rester muette, sa main se crispa instinctivement sur le bras de son cavalier. Sans qu’elle n’en ait la moindre conscience, ses doigts nerveux resserrèrent un peu plus fort le bras noueux à l’écoute de son prénom.

Baile, toujours aussi vivement qu’elle les avait bousculés, s’inclinait déjà et s’éloignait.
Moins crispés, ses doigts n’en restèrent pas moins lourdement appuyés sur le bras son cavalier qu’ elle suivit au plus près pour entrer dans la chapelle.
Son regard quand à lui, le temps de s’accoutumer à la pénombre, observait, scrutait les visages, pour finir par se poser sur Davia.

Lorsque dans un murmure, il se présenta, elle le remercia d’une pression de sa main, et inclina très légèrement la tête.
Le nom lui parut familier mais elle ne sut trop en quelles circonstances, elle en avait entendu parler.

Peut-être, en se nommant, lui signifiait il que le moment était venu pour lui de regagner son rang et elle, le sien.
Elle respira profondément, et esquissa un léger sourire.
Attendant qu’il prenne congés, comme le cavalier courtois, et attentionné qu’il devait être.


,
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Gourry

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MessageSujet: Re: Mariage de Davia Corsu de Villandry et de Séverin Anatole de Volvent   Mar 15 Mai - 15:16

[Papapabaaaaaaaaaaaa]

Le passager sur le poney est bien arrivé à destination.Nous nous excusons pour le retard et la gène occasionée.Dit-elle avec une voix suave si c´était une hôtesse.

Ca,ca m´apprendra à prendre cette route ci!Bon,j´dois pas être trop en retard mais assez pour devoir entrer dans l´église sans passer par la case parvis.Crotte!!
Quoique,y a du monde encore qu´est pas entrer...Mais je vois personne que je connais,j´espère que me suis pas trompé,ca serait la louse de la mort qui tue ca!


Alors,soit il était petit,soit les gens d´ici étaient vachement plus grand car il avait vraiment du mal à distinguer.Gourry se demandait même si elle avait inviter que des géants,même ca lui paraissait impossible.Kasia et Lucie sont pas si grandes et devaient pourtant être là.Ou alors,cachés par tout ce monde.

Si je crie "Youhou",ca serait bête que tout le monde se retourne et je me fasse remarqué à la seconde...Nan,on va attendre un peu et au pire,on entrera en même temps que les autres et j´aviserais une fois à l´intérieur!

Ouais,ca c´est de l´idée..
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sampieru corsu

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MessageSujet: Re: Mariage de Davia Corsu de Villandry et de Séverin Anatole de Volvent   Mar 15 Mai - 15:52

Fixant sa fille de ses yeux emplit d'emotion, le corse se perd dans ses pensées...

Je suis là dans le silence de l'église a contempler l'œuvre de ma vie.
Certes j'ai des titres, je suis chevalier, je suis inquisiteur, j'ai des médailles aussi, vestiges des combats livrés au nom de ma sainte église.
Certes je suis un homme respecté que l’on écoute et a qui l’on se confie.
Certes je suis né d’une terre lointaine et ai traversé moult pays pour faire ma vie, faisant de moi un homme qui ne craint que le divin, n’attachant aucune importance au matériel.
Mais en fait, finalement, que suis-je vraiment sans toi ? Ma fille.
Je te regarde dressée devant cet autel, tel un ange descendu du ciel pour éblouir l’église de la beauté du trait divin.
J’étais un jeune homme au cœur dur, capable de tuer pour une question d’honneur, pour une parole égarée.
J’ai rencontré de nombreuses femmes, avec lesquelles je me suis perdu dans l’abysse de la chaire.
Si mon épouse m’a conservé sur le droit chemin, s’est autre chose qui m’y avait mené.
Je croyais être un Homme, sans peur, sans doute, alors que je n’étais qu’une ombre.
La peur, le doute, l’amour, le respect, tout cela est la mission de la vie.
J’ai permis à la belle Agnia de te donner la vie.
Je ne peux oublier cette femme, au caractère brulant et insoumise comme je l’étai en ce temps-là.
Comme je ne peux oublier le tour que le très haut a joué à ces deux jeunes guerriers, en leur donnant « une fille ».
Ma vie, mon âme, tout a changé.
J’ai redécouvert la lumière, celle que les enfants dans leur grande pureté aperçoivent sans peine.
Souvent je me demandai pourquoi mon formateur maure me disait à longueur de journée que
« Celui dont le cœur est ressuscité par l'amour ne mourra jamais. », jusqu’au jour où j’ai prononcé le nom de Davia.
Je suis revenu sur le chemin de la vertu, j’y ai découvert la peur, l’amour, la peine, la joie.
En fait !
J’y ai découvert la vie.
C’est pour cela ma fille que je n’accepte jamais que tu t’excuses avec moi, car jamais je n’arriverai a te rendre un millième de ce que tu m’as donné.
Car plus que ma fille, tu es celle qui m’a donnée la vie.
Je ne sais si un jour j’aurais le courage de t’avouer cela, mais aujourd’hui pour ton mariage, j’ose déjà y penser, avouant au très haut, seul pouvant m’entendre, ce que mon cœur d’homme ressent
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Della

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MessageSujet: Re: Mariage de Davia Corsu de Villandry et de Séverin Anatole de Volvent   Mar 15 Mai - 19:25

Ce jour serait paisible.
Car elle en avait décidé ainsi.

Lorsque son époux s'inquiéta de savoir où se trouvait Charles, elle lui sourit, pour le rassurer et lui répondit simplement :
A la maison
Inutile d'expliquer à Kéri Kéri Chéri que l'enfant était malade depuis la veille au soir et qu'elle avait préféré qu'il reste bien au chaud au château, à jouer et se faire gâter par sa nourrice.
Plus tard, lorsque tout le monde serait au château, elle irait prendre de ses nouvelles et s'il allait mieux, alors, il les rejoindrait au moins pour le repas.

Davia entra, accompagnée de son père.
Elle était absolument belle dans sa robe de mariée.
Clarinha avait encore fait des merveilles et Della ne se priva pas de la féliciter d'un regard et d'un sourire complices. Elle comprendrait.

Par contre...zut de zut...les filles !!!

Amellia se glissa vers Della, avec son petit panier, bien vite rejointe par Prudence.

Sans s'énerver, Della les prit toutes les deux par la main...qu'elles étaient belles !!



Elle les conduisit auprès de la mariée et les installa sur les tabourets en prenant bien soin de mettre leurs robes à la perfection.

Avant de retourner à sa place, auprès de Kéridil, de Gabriel et de Clarinha, elle fit un clin d'oeil à Séverin, histoire de le soutenir.

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Prudence Giffard

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MessageSujet: Re: Mariage de Davia Corsu de Villandry et de Séverin Anatole de Volvent   Mar 15 Mai - 21:18

Les mariages, visiblement, c'est un truc de grands.

J'étais je ne sais où, quelque part, au milieu des gens. Les invités, tous sur leur trente-et-un, par ci par là ce qui semblait être des amis, d'autres surement de la famille. Et puis, je ne voyais pas Amellia. Elle, elle aurait su quoi faire. Ce qui me sembla être la mariée (parce que c'était vers elle que se tournaient les regards) avança.
Je me demandai quand, justement, nous devrions l'accompagner. Parce que c'était un peu flou, pour moi. Alors je vis Amellia, puis Della, puis je me retrouvai placée. Ouf.

Sans un mot, gênée de ne pas avoir su quoi faire, je lançai un regard penaud à ma cousine, espérant ne pas l'avoir déçue. C'était mauvais, de décevoir celle sur qui on comptait dans la famille pour parfaire mon éducation.
Alors, en attendant la suite, je regardais la mariée et sa robe, tout en caressant la mienne du bout des doigts. Un jour peut être, serai-je à sa place, dans une jolie robe. Posée sur mon tabouret, je ne bougeais pas d'un poil, comptant sur ma camarade pour me guider au milieu de la cérémonie.

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uriel

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MessageSujet: Re: Mariage de Davia Corsu de Villandry et de Séverin Anatole de Volvent   Mar 15 Mai - 21:32

L'archevêque était resté perdu quelque peu dans ses pensées, sans doute des considérations qui dépassaient celles de ce monde, mais auxquelles l'on échappait hélas pas.
Voyant le monde arriver, il n'avait pas douté un ainsi que la petite chapelle serait vite comble.
Il commença donc par saluer Camille.


Demat ma Soeur, le plaisir est partagé ! Pour une fois nous nous voyons sans discuter "politique". Le Père Pouilloux srea le bienvenu ; je n'aurai hélas guère le temps de m'en occuper, mais je ne suis fort heureusement pas le seul à enseigner.

Demat mon Père, j'ai moi-même fréquenté le séminaire de Bruz voici bien longtemps. Lorsque j'ai passé le séminaire inquisitorial. Noirlac est un lieu de calme et de paix, où chacun est comme chez lui.

Il lui sourit, sachant, qu'aucune distinction n'était faite là-bas, que l'on fut franciscain ou grégorien, on était avant tout aristotélicien.

L'homme fut ravi d'apprendre que Della avait eu un enfant ; il n'avait pas eu cette chance. La perpétuité d'un nom assurée par une descendance, des souvenirs pour les quelques décénies qui viendraient, un avenir construit. Cela le rongeait, invariablement bien souvent et pourtant, si telle était la volonté des Cieux, il ne pouvait que s'y plier. Il salua donc Gabriel ainsi que la suivante Clarinha qui semblait aussi intelligente que débrouillarde.
Un noble au port altier fit son apparition, il le reconnût pour avoir été présent à son mariage, quelque temps plus tôt ; l'archevêque répondit à son salut.

Votre Grâce, je vous remercie de votre accueil, je l'apprécie grandement et à sa juste valeur.
C'est moi qui vous suis reconnaissant de pouvoir unir dans le mariage une jeune damoiselle que j'ai suivi en quelque occasions fort aristotéliciennes et aussi de me permettre de revoir moult connaissances et amis.

Arriva alors le marié, fort reconnaissable à sa tenue, d'une part, et d'autre part à son expression quelque peu crispée à cause du stress. En d'autres temps le jeune homme était sans doute décontracté, mais pour l'occasion, les émotions prenaient le pas sur le contrôle que chacun pouvait avoir.

Bonjour messire Séverin, je suis heureux de faire votre connaissance.

C'est alors qu'outre un cardinal des plus sympathiques et fort apprécié faisant son apparition,
c'est aussi une mariée plus rayonnante que jamais qui éclipsa alors toutes les beautés de la chapelle, une Dame blanche parmi les blanches, sans un soupçon de noirceur.

L’archevêque tendit légèrement les paumes et tourna ces dernières vers le haut pour signifier à ces deux "enfants du Très-Haut" de venir enfin prendre place.
Quant aux autres, ils puvaient s'asseoir sur les bancs ou rester debout, c'était un peu selon qu'ils voulaient voir ou écouter ... voire les deux. Il prit alors la parole :

Bonnes gens, nous sommes ici rassemblés pour parfaire le mariage de Séverin-Anatole et de Davia.
Ont été proclamés en paroisse les bans, entre ces deux personnes. Que s'il y a aucun ou aucune qui sache empêchement par quoi l'un ne puis avoir l'autre en loi de mariage, le dise ou se taise pour toujours.


Qui oserait, après tout ... ? C'était une question rituelle ... Il tourna alors les pages du Saint-Livre et prit un passage de la Vie de Christos :

Natchiachia versa le vin de sa cruche dans la corne de Christos, et lui demanda :
" Maître, je suis en proie à un profond tourment de l’âme. Je voudrais te suivre dans tes enseignements, mais j’aime un homme qui habite ici et qui se nomme Yhonny, je l’aime d’un amour pur comme le diamant… Que dit Aristote sur cette question que dois-je faire ? "

Christos lui répondit: " Lorsque deux êtres s’aiment d’un amour pur et qu’ils souhaitent perpétuer notre espèce par la procréation, Dieu leur permet, par le sacrement du mariage, de vivre leur amour. Cet amour si pur, vécu dans la vertu, glorifie Dieu, parce qu’Il est amour et que l’amour que les humains partagent est le plus bel hommage qui puisse lui être fait. Mais, comme le baptême, le mariage est un engagement à vie, aussi, Natchiatchia, choisis judicieusement, car une foi que tu aura épousé Yhonny, vous ne pourrez plus vous y soustraire. "

Comme cette dernière parole frappa d’étonnement l’assemblé, car l’époque était à l’inconstance… Natchiatchia reprit :

" Mais, Maître, seront-nous assez fort pour respecter ce choix et vivre sans pêcher ? "

Alors, Christos répondit :
" Sachez que l’humain doute par nature, que l’amour qu’il éprouve pour Dieu et pour son prochain peut connaître autant d’aléas que la vie comporte d’épisodes. Mais la vie vertueuse est un idéal vers lequel l’homme doit tendre. Et, dans son chemin, il peut s’aider de la prière. La prière peut en effet être le moyen pour tous de renforcer cet amour lorsque cela est nécessaire. N’oubliez pas non plus la puissance de la miséricorde, qui est accordée grâce à la repentance. "


Il marqua une courte pause afin de laisser chacun réfléchir à ce texte, puis reprit :

Ainsi donc, Christos nous rappelle que le mariage est un engagement à vie, un choix à ne pas prendre à la légère.
Bien souvent, des jeunes gens s'engagent dans cette voie et se rendent compte, quelques semaines plus tard, qu'il n'ont pas fait le bon choix.
Et au contraire, d'autres trouvent réellement leur "âme-soeur" et s'unissent ainsi pour toute leur vie terrestre.

Afin d'être purs pour cela, je vais demander aux futurs mariés, et à ceux qui le veulent, de réciter le Confiteor et ensuite le Credo Aristotélicien.


D'un geste, il invita les jeunes gens à se prononcer ...
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Khy

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MessageSujet: Re: Mariage de Davia Corsu de Villandry et de Séverin Anatole de Volvent   Mar 15 Mai - 23:27

Non, elle ne viendra pas.
La chose est décidée aussitôt que la main du Corsu, du vrai, du père, l'invite à s'avancer pour rejoindre le premier rang.
Non, elle ne viendra pas, elle n'en aura pas l'audace, ni le courage, ni rien du tout.
Les émeraudes, trop sombres, fixent un instant Sampieru, avant que la tête ne s'incline dans une esquisse de pardon.
Non, elle ne viendra pas, elle ne le peut pas.

Les doigts hyalins, enfin débarrassés de leur couverture de cuir, se crispent sur le lin de son jupon vert, redressent le corset de cuir, ajustent la cape grise avant de l'ôter dans une danse angoissée. Mal à l'aise, elle l'est, & l'invitation du Corsu ne l'a guère rassuré.
Trop de choses passées, trop de mots prononcés.
La vipère, ravagée par une honte étouffante, esquisse un pas discret vers la sortie.
Mais elle a beau être au fond, elle a beau être réputée pour ses nombreuses trahisons, fouler au pied la confiance que Davia lui accorde n'est pas encore dans ses cordes.

Alors, pinçant les lèvres, l'insolente parcoure la foule d'un regard inquisiteur. Mais non, elle ne les voit pas. Ni la marraine détestée de son ex-futur fiancé, si l'époux de celle-ci, ni le blond en question.
Battistu. Quel regard donc poserait-il sur elle, alors qu'elle a volontairement omis de répondre à ses missives, alors qu'elle l'a sciemment ignoré, délaissé, alors qu'elle l'a trompé avec application, s'évertuant à détruire un mariage que personne n'aurait contesté. Que dirait-il, lui qu'elle avait aimé, détesté, aimé, haï, aimé.. pour mieux l'abandonner. Lui qui la connaissait, qui la respectait, qui lui aurait tout donné, & qu'elle avait trahi par peur de ne pas savoir être à la hauteur.

La frêle brune tressaille, s'adossant au mur de la chapelle, savourant la fraîcheur de la pierre en même temps que les paroles prononcées par l'archevêque.
Que ne ferait-elle pas pour sa trop douce amie.
Un sourire, léger, taquine la commissure de ses lèvres alors que la jeune femme observe la mariée.
Qu'importe les Reudi, qu'importe le blond Corsu, qu'importe sa honte & son déshonneur.
Elle a promis d'être là. Elle y est, elle y reste.

Et la lippe carmine de se mouvoir en coeur avec les autres, récitant un Confiteor & un Credo parfaits.
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Shaomye



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MessageSujet: Re: Mariage de Davia Corsu de Villandry et de Séverin Anatole de Volvent   Mer 16 Mai - 0:07

En retard... Encore en retard. Décidemment. Ca doit pas etre sa période, à la Lutine. Et cette fois elle ne peut meme pas dire qu'il y avait les enfants, toussa toussa, étant donné que ses enfants sont à Lassay, en compagnie de leur pere. En raison de la guerre qui menace, le couple a décidé d'un commun accord de ne pas faire prendre la route aux jumeaux et à leur petit frere, qui aura un mois dans une semaine.

S'étant arretée dans une auberge, elle pensait avoir le temps de s'habiller, d'une sobre tenue constituée d'un chemisier blanc, d'une paire de braies noire et de sa vieille paire de bottes usée mais impecable.
Et brusquement, alors qu'elle nattait tranquillement sa criniere, elle a tourné la tete vers l'extérieur et a découvert avec effroi que le soleil était bien plus haut qu'elle ne pensait.
Panique à bord et branle bas de combat, elle a dévalé les escaliers de l'auberge à toute vitesse, confiant à Kazan, son gros chien, de veiller sur ses affaires durant son absence, a juste pris le temps de seller son hongre alezan avant de le lancer dans la campagne, à peine posée en selle.

Le duo finit par arriver au domaine, Zéphir hors d'haleine, n'étant plus habitué aux longues courses, et sa cavaliere pas dans un meilleur état. Juste le temps de confier le petit alezan au premier garde qui passe, de se faire indiquer le chemin, et elle se précipite vers la chapelle. Pourvu qu'il ne soit pas trop tard... Le mariage de Davia... Son amie, sa soeur.. La fille de son amie de toujours. Comme elle aurait été fiere ce jour.
Refoulant son chagrin en pensant aux etres qui seront absents ce jour, elle s'arrete une seconde à la porte de la chapelle, remet machinalement une meche noire à sa place, porte sans réfléchir la main à sa hanche avant de se souvenir qu'elle n'est pas armée, du moins ostensiblement, mariage oblige, et entre tout doucement dans la chapelle.
Discrete comme une ombre, elle se trouve une place d'où elle pourra tout voir sans déranger personne, et se fige au moment où l'archeveque entame la cérémonie. En coeur avec les autres invités, elle entame la prière, à mi voix, son regard clair fixé sur la jeune femme devant l'autel.
Chere Davia, comme tu es belle ce jour... Puisse tu etre heureuse, sans ombre sur ta route... Et si les ombres se manifestent, je les réduirais en miettes.


Dernière édition par Shaomye le Mer 16 Mai - 0:14, édité 1 fois
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Severin de Volvent

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MessageSujet: Re: Mariage de Davia Corsu de Villandry et de Séverin Anatole de Volvent   Mer 16 Mai - 0:11

Et alors que tout prenait place doucement le renart semblait ailleurs.
Avant l'entrée de Davia, il chercha du regard Della, puis son regard fixa les détails de la décoration liturgique de la chapelle.
Il lui revenait de désagréables souvenirs, les boulets qui l'avaient toujours empêché d'aller de l'avant.
Sans s'en débarrasser aujourd'hui , il avait vraiment l'impression de faire un bond en avant, et un court instant il se sentit libre sans que pour autant le poids de l'angoisse ne cesse de barrer sa poitrine.

Lorsque Davia entra, il ne la vit pas encore.
Puis il avait tourné la tête pour la découvrir au bras d'un homme qu'il devinait être son père; un homme qu'il aurait souhaité rencontrer auparavant, auquel il aurait aimé solennellement demander sa fille en mariage.

Et il y avait Davia. Resplendissante dans une robe qui lui donnait des allures de madone ibérique. Il fut ramené a ce jour béni ou ils s'étaient rencontrés à la sainte chapelle.
A cette instant le renart se dit que tout cela n'aurait vraisemblablement pas pu être un hasard.
Son cœur battit d'une étrange mélopée. Ce n'était plus seulement de la peur, mais une exaltation qui lui était étrangère depuis trop longtemps.

Son regard bleuté se réchauffa. Elle était là et bientôt elle serait là pour toujours, auprès de lui, à lui.
Il se sentit étrange, comme lorsque le bout des doigts picote après une longue journée d'hiver. Il revivait.
Il eut envie de saisir sa main. Il s'en garda. Il se contenta de la contempler.
Il l'aima à cet instant tellement plus qu'il n'aurait pu se l'imaginer. A son rosissement il répondit pas un sourire, un des rares vrais sourires que pouvait produire le grave visage.
Son espoir était à ses côtés, il se sentit heureux.

Il chercha des yeux les siens.
Della qui lui avait souri, qui serait a ses côtés pour marquer ce jour.
Gabriel, qui comptait tant dans la vie du renart et qui le confortait dans l'idée qu'Oderay et Kiss ne devaient pas être bien loin.
Maturin, qui fidèle veillait en retrait, brulant des cierges comme demandé par le renart à la mémoire de ses parents, de sa soeur, de tous les êtres chers qui se trouvaient là par la pensée.

L'affluence des invités loin d’oppresser le renart, le réconforta étrangement. Ses invités à lui se comptaient sur les doigts d'une main, mais il pouvait constater que Davia était une femme aimée, car qui d'autre que des êtres chers auraient tenus a être présents ce jour ?
Il la regarda, il sut alors que c'était elle, son regard se fit grave alors que la cérémonie débutait.

Il porta son regard a Uriel, écoutant le sermon, lui qui était si familier aux choses religieuses.
A la demande de l'homme de dieu, le renart regarda sa future épouse a nouveau, entamant d'une voix calme et posée les prières demandées.



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sampieru corsu

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MessageSujet: Re: Mariage de Davia Corsu de Villandry et de Séverin Anatole de Volvent   Mer 16 Mai - 0:12

Le corse regarde une derniere fois vers KHY, mais voyant qu'elle ne souhaite pas s'approcher, se remet aux epousailles de sa fille.

Il ne sait pourquoi cette jeune femme refuse la main tendu du chevalier, qui avait fait sa connaissance lors de sa pastorale.

Certainement, car comme la grande majorité des gens ici present, elle ne connait pas l'histoire de Sampieru Corsu et ne voit que l'inquisiteur, fanatique serviteur du tres haut, incapable de comprendre ce qu'est la noirceur d'une ame.

Quelle erreur de penser cela, car si le corse marche avec frenesie vers la lumiere, c'est parce qu'il ne connait que trop bien l'obscurité.

Il n'insistera pas, du moins pas aujourd'hui, car il veut profiter pleinement du mariage de Daviuccia.


Confiteor Deo omnipotenti
beatae Mariae semper Virgini
beato Michaeli Archangelo
beato Joannni Baptistae
sanctis apostolis Petro et Paulo
omnibus Sanctis
et tibi Pater
quia peccavi nimis cogitatione
verbo et opere
mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa

Ideo precor beatam Mariam semper Virginem
beatum Michaelem Archangelum
beatum Joanem Baptistam
Sanctos apostolos Petrum et Paulum
omnes Sanctos et Te Pater
orare pro me ad Dominum Deum nostrum

Misereatur nostri omnipotens Deus
et dimissis peccatis nostris
perducat nos ad vitam aeternam
Amen

Indulgentiam, absolutionem et remissionem
peccatorum nostrorum
tribuat nobis omnipotens
et misericors Dominus.
Amen


Dernière édition par sampieru corsu le Mer 16 Mai - 16:16, édité 1 fois
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leello

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MessageSujet: Re: Mariage de Davia Corsu de Villandry et de Séverin Anatole de Volvent   Mer 16 Mai - 0:17

La cérémonie avançait et la jeune fille qu'elle avait connu entrait dans sa nouvelle vie avec une grâce certaine. Leello était heureuse d'être venue, le mariage était un sujet qu'elles avaient souvent abordé ensemble, et si à une époque Leello avait parlé du sien avec beaucoup d’enthousiasme à cette heure elle avouait ne plus savoir quoi en penser. Mais les choses semblaient différente pour Davia qui connaissait son époux depuis bien longtemps.
Elle n'était plus en colère après Jehan et vivait un peu au jour le jour ce qui au final simplifiait les choses. Cela dit jamais elle n'avait regretté de s'être unie à lui, leur vision du monde était seulement devenue différente.

Au loin elle vit arriver Baile, c'était pas loin d'être la seule personne de l'assemblée qu'elle connaissait, peut être aurait elle le temps d'échanger avec elle plus tard, après la cérémonie qui avançait doucement.

C'était toujours avec émotion qu'elle assistait aux mariages de ses amis, difficile de ne pas mouiller ses pommettes avant la fin.
Elle détestait qu'on la voit ainsi, alors le fait de ne connaitre que peu de monde, au final l'arrangeait, elle n'était pas obligée de parler de la saison et des pollens qui piquent les yeux histoire de justifier cela.

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Ceraphin

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MessageSujet: Re: Mariage de Davia Corsu de Villandry et de Séverin Anatole de Volvent   Mer 16 Mai - 0:56

Sans précipitation aucune, il abandonna donc finalement là une damiselà, pour en rejoindre une autre.
Enfin cette autre, il ne l’appellerait précisément plus jamais damiselà et cela le chagrinait plutôt... Ceraphin possédait une âme portée sur la nostalgie.

Profitant de l'invitation aux prières rituelles, l'Azayes progressa jusqu'aux premiers rangs histoire d'aller tenir le sien.
Attendre plus longuement aurait été cruel, engendrant probables tourmentes dans l'esprit de sa sœur et amie.
Quoiqu'il serait presque tenté de la punir d'ainsi l'abandonner.
Mais non, les choses ne fonctionnaient pas ainsi entre eux.

Bientôt son regard croisera celui d'Uriel, le replongeant dans d'autres souvenirs mélancoliques prénommés Sybille.
Et sans quitter l'officiant des yeux, l'Archange trouvera sa place sans faillir, comme dans un souffle... ou un soupir.
Auprès d'elle puisque c'était son vœux.
Et même une condition sine qua non à ce mariage, d'après sa missive.
Et s'il n'était point venu?
Il ne saurait jamais ce qu'il serait advenu.
Car l'instant se conjugue au présent et surtout pas au conditionnel.

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Davia_corsu

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MessageSujet: Re: Mariage de Davia Corsu de Villandry et de Séverin Anatole de Volvent   Mer 16 Mai - 11:07

La mariée était recueillie, parfois, elle jetait un regard tendre au Volvent. Elle était intimement persuadée de faire le bon choix, même si leur relation n'était pas toute passionnelle, même si ce mariage pouvait sembler saugrenu tant ils étaient différents l'un de l'autre. Elle jeta un regard inquiet à Uriel, tournant légèrement la tête vers l'assemblée. Quelqu'un s'opposerait-il au mariage? Il manquerait plus que ça! Le seul qui aurait pu le faire était mort et en y pensant, son coeur se serra. La vie était bien étrange parfois.

Elle baissa les yeux, priant pour le repos de son âme, une main discrètement posée sur son ventre, unissant le petit être bien caché au creux d'elle à ce moment si fort où elle lui donnait un père et écouta avec attention la lecture de l'Archevêque.

Elle aimait Séverin d'un amour pur comme le cristal et même si l'inconstance était bien souvent l'apanage de la jeunesse, elle ne voulait pas d'une vie tumultueuse de péchés. S'engager auprès de celui qu'on a choisi n'était-il pas la plus belle chose au monde et la plus belle preuve d'amour? Pour elle, si. Elle esquissa un sourire alors qu'à ses côtés, l'Archange se frayait une place.

O, frère de mon coeur, si tu savais quelle joie de t'avoir près de moi dans ces moments si importants. Il avait été près d'elle lors de son entrée chez les Blanches, vêtu d'une houppelande ridicule qui lui était trois fois trop petites, il avait été auprès d'elle lors de son baptême. Mieux, ils avaient partagé l'instant tout autant que le parrain, sans oublier le bain glacé qu'ils n'oublieraient certainement jamais. Ils avaient joués comme des enfants, riant d'un rien, heureux d'être ensemble, frères d'armes, même lorsque leurs armées s'entretuent. La Blanche glissa furtivement sa main libre dans celle de l'Archange et la serra bien fort, lui faisait un sourire scintillant de bonheur.

Comment ne pouvait-elle pas être comblée en ce jour de liesse? Tout ceux qui comptaient pour elle étaient ici. Ceux qu'elle admirait, qu'elle affectionnait. Il n'en manquait qu'un, dont l'ombre planait malgré tout sur la cérémonie et qui se rappelait à elle, dans ses entrailles.

Elle lâcha la main de l'Archange, Son Archange comme elle se plaisait à l'appeler possessivement, et joignit les mains, recueillie. Sa voix se mêla à celle des convives et du Renart.

Il fallait reconnaître ses fautes. Confiteor... Et il y en avait des fautes à confesser...
Il fallait aussi renouveler sa foi, c'était toujours plus aisé que de s'accuser et de se souvenir de ce qu'il n'aurait pas fallu faire. Credo. Le sens de la vie était toujours le même, fait d'amour et de haine, de guerre et de paix, au final, chacun tentait de faire de son mieux, à sa manière. Son regard croisa celui de son futur époux. Quel serait leur avenir. Ils se connaissaient si peu et déjà, ils se sépareraient à peine quelques heures après leurs noces. En cet instant, elle demanda au Très-Haut de lui donner la force que ni la distance, ni les vicissitudes de la vie ne la sépare de Séverin. Et elle ne put s'empêcher de penser à Leello et à Jehan, espérant que pour eux, les choses s'arrangeraient, elle les admirait tant.
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Felian



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MessageSujet: Re: Mariage de Davia Corsu de Villandry et de Séverin Anatole de Volvent   Mer 16 Mai - 20:28

« Nous sommes en retard, Maître ...
– Je le sais bien, imbécile ! Si au village tu avais emprunté la bonne route aussi ! »


Le serviteur de Félix de Cosnac baissa la tête, peu habitué encore aux remontrances de mauvaise foi de son maître ; la raison de leur retard était l'obstination de Félix à vouloir prendre ce qu'il avait appelé un raccourci, qui se révéla déboucher sur un vivier. Ils avaient dû rebrousser chemin vers l'auberge où ils avaient passé la nuit afin de prendre la route vers le château du sire d'Amahir. Il était en vue et le héraut de Touraine se redressa sur sa selle, vérifiant que son pourpoint était bien ajusté et son court mantel retombait correctement. Il présenta aux gardes son invitation et sauta bas son palefroi une fois entré dans la cour. Avec un ton supérieur, il ordonna à son valet de s'occuper de sa monture et de l'attendre dans la cour, avec les autres gens des invités.
Il se fit conduire ensuite à la chapelle ; la salle était presque comble et il dut passer quelques instants à trouver une place, ne faisant pas attention à la célébration. Une fois installé, il leva la tête ; on en était au confiteor, c'était encore le début. Il se signa à l'indulgentiam et jeta un regard sur les personnes autour de lui. Il avait cru voir les Hasselt et … Camille d’Anclair. Plus loin, il aperçut Orantes de Volvent et d’autres personnes, qu’il connaissait moins.


Dernière édition par Felian le Jeu 17 Mai - 17:24, édité 1 fois (Raison : suppression du doublon)
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uriel

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MessageSujet: Re: Mariage de Davia Corsu de Villandry et de Séverin Anatole de Volvent   Mer 16 Mai - 21:31

Il écouta tout un chacun réciter les prières solennelles.
Introduction, prières et ... passage à témoins ... telle était la continuité avant de prononcer les serments.

L'Archevêque de Besançon balaya de son regard l'assemblée. Ses azurs tombèrent sur les deux jeunes gens qui allaient parler pour Davia et Séverin.

J'appelle maintenant Sa Grâce Della et le Seigneur Céraphin à se lever et à nous donner leur témoignage en faveur des futurs mariés.
Que celui-ci soit le symbole de leur acceptation à ce mariage, qu'ils nous révèlent pourquoi ils ont été choisis et pourquoi ils ont acceptés.

Vous êtes des personnes en qui Davia et Séverin on placé toute leur confiance.

Nous vous écoutons ...
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Camille d'Anclair

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MessageSujet: Re: Mariage de Davia Corsu de Villandry et de Séverin Anatole de Volvent   Jeu 17 Mai - 1:48

Camille écoutait Uriel quand elle vit arriver le Cardinal d'Azayes à qui elle rendit un sourire doux et rayonnant, ravie de voir ses collègues en dehors des murs de la nonciature. Tout comme Uriel, et bientôt Pouilloux, ils œuvraient à la diplomatie romaine. Se croiser en dehors des locaux de la nonciature apportait un peu de fraicheur et de convivialité à leurs rapports formels. C'est dans cet état d'esprit qu'elle répondit avec plaisir à l'officiant du jour.

C'est en effet un réel plaisir de pouvoir se croiser de manière plus informelle. Et pour Pouilloux, nous travaillerons de concert, j'espère lui apprendre tout ce que Noirlac et la nonciature m'ont permis de développer ces derniers mois. Mais nous allons nous hâter à rejoindre nos places avant que la future mariée n'arrive.

C'est une fois arrivée à leur place sur les bancs des clercs qu'un mouvement lui indiqua que son amie faisait son entrée. Une fois retournée, elle aperçut en coin plusieurs visages qui lui firent naitre un sourire doux sur le visage, notamment Gourry et sa gaité naturelle. Mais déjà Davia était là. Qu'elle était belle! C'est la première pensée qui vint à l'esprit de Camille quand elle parut dans l'Eglise. Tapotant sur le bras de son ami qui la soutenait, Camille lui fit signe pour lui montrer son amie pour qui ils avaient si longue route. Elle reconnaissait le style inimitable de la couturière, Clarinha à coup sûr? Elle reconnaissait son art unique dans les plis et les broderies. Camille apprenait auprès d'Elizabelle qui avait la même délicatesse que son mentor, mais Clarinha élevait la couture au rang d'art.

Trêve de rêverie sur la frivolité, l'office commençait et son sens de l'esthétisme n'avait pas sa place pour le moment. C'est donc avec grand intérêt qu'elle écouta Uriel et répéta Confiteor et Credo. Il était toujours intéressant de découvrir la manière d'officier des autres clercs. Chacun avait sa "patte" et puis surtout il s'agissait du mariage de Davia. Camille était heureuse de la savoir enfin heureuse auprès d'un homme qui prendrait soin d'elle. Elle le méritait tant, elle avait eu trop d'épreuve et ce bonheur, enfin. Un sourire heureux se dessina sur le visage de la vicaire qui pressa un peu sa main sur le bras de Pouilloux, signe discret de partager sa joie pour son amie avec son collègue.


Elle mérite tellement ce bonheur, que le Très Haut les protège...
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Ceraphin

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MessageSujet: Re: Mariage de Davia Corsu de Villandry et de Séverin Anatole de Volvent   Ven 18 Mai - 0:56

Et il se fit un silence...
Presque pesant, presque imposant.

Dans un premier temps, Ceraphin opta pour une galanterie usuelle, laissant à la donà Della le soin de parler la première.
Et puis, à mesure de ce nouveau silence, il se demanda si quelconque protocole n'imposait pas le contraire.
Alors dans le doute...
Il se leva donc et présenta face à l'assemblée, digne au possible dans son pourpoint écarlate et son surcôt de cuir presque blanc marqué aux armes de Brantôme.


Je... l'exercice s'annonçait difficile tant jusque là, nulle âme d’orateur ne l'avait jamais habité...
Je n'ai point l'avantage de connaitre messer... comment se nommait-il déjà... Volvent.
Ce disant, l'Azayes découvrit même le visage du presque marié.
Par contre, je crois connaitre la damiselà que voici... main tendue souplement, paume vers les cieux.
Tiens, inconsciemment, il avait trouvé le moyen de l'appeler ainsi, une ultime fois.

Celle-ci est à la fois ma mère, ma sœur et ma fille... ou encore une part de moi-même.
Je pense donc la connaitre assez bien, je sais ses défauts et ses qualités, je connais ses forces et ses faiblesses... je m'y entends à ce qu'elle est et ce qu'elle n'est pas.
Aussi
... pause cérémonielle... si la princessa de Corsu estime que ce mariage doit être le sien, je viens donc, à sa requête, m'en porter garant, tant devant le ciel que devant les hommes.
Devrais-je même pour cela, un jour combattre les mariés eux-même, car me voici fait gardien de cet engagement solennel contracté devant Aristote.
Que ce jour présent soit béni puisque tel est leur choix à tous deux.


Un dernier regard porté sur eux.
Voici donc qui était sûr, il n'avait désormais plus la priorité dans les pensées de Davia.
Et dire qu'ils s'étaient promis de ne point se marier, de ne point s'enchainer... afin de vivre sans limites.
Mais les promesses de l'enfance sont souvent rendues caduques au passage à l'âge adulte.
Souriant tristement à cette pensée, l'Archange s'attarda un peu sur la jeune femme, la salua d'un mouvement de tête puis reprit place en s'éclipsant de la vue de tous.
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Severin de Volvent

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MessageSujet: Re: Mariage de Davia Corsu de Villandry et de Séverin Anatole de Volvent   Ven 18 Mai - 4:17

Le renart avait repris un air grave, attentif a la cérémonie qui liait sa vie a celle d'une autre personne.
Les témoins étaient appelés.
Il porta son regard vers Della, la maitresse des lieux.
Dans cette assemblée ou très peu de personnes savaient qui il était, il avait bon espoir qu'elle puisse dresser de lui un portrait qui rassurerait les relations de la mariée.
Il n'osait qu'à peine regarder Sampieru, son beau père, l'homme qui lui offrait ce jour sa fille en mariage et avec lequel il n'avait pas même eu l'occasion de parler.
Il avait toute confiance en Della, cela le rassura quelque peu.

Le témoin de Davia fut le premier a prendre la parole.
Il observa le jeune homme.
Lui non plus il ne le connaissait pas.
Il le déplora, l'homme devait être très proche de Davia.
Il réalisa alors que ce mariage devait être a tous les relatifs de sa fiancée, un événement quelque peu étrange.
Plus que jamais il eut besoin de se rassurer.
Il la regarda, elle portait une belle robe, elle se tenait devant l'homme de Dieu qui les mariait, personne ne s'était prononcé contre, et elle n'avait pas encore décidé de s'enfuir en courant.

Le discours de Ceraphin termina de le rassurer.
Il lui adressa un signe de tête entendu, le remerciant de la bénédiction qu'il accordait à ce mariage.
Il ne restait plus qu'à Della de s'exprimer.
Il ne savait pas ce qu'il pourrait dire de lui même s'il devait se trouver à sa place.
L’exercice était difficile mais il ne doutait pas que sa cousine saurait trouver les mots.
L'enjeu était important.



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Davia_corsu

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MessageSujet: Re: Mariage de Davia Corsu de Villandry et de Séverin Anatole de Volvent   Ven 18 Mai - 17:52

Le regard posé sur Uriel, la cérémonie avançait. Il était temps pour les témoins de prendre la parole. Certainement, Della saurait tracer de son cousin un portrait sincère et affectueux, la tourangelle n'en doutait pas. Cependant, ce fut Céraphin qui prit la parole. Exercice difficile, la Corsu s'en doutait, ça n'est pas toujours aisé de s'exprimer sur quelqu'un, quand bien même était-ce quelqu'un qu'on aime.

Il se leva, elle le suivit des yeux. C'était devenu un homme pendant tout ce temps où ils ne s'étaient pas vu et il portait à merveille le carmin et le blanc... sang et innocence... carmin... Elle serra les dents. Comme elle suivait les Blanches, donnant sa lame, son temps et sa vie à son ordre, lui avait suivi le Capitàn Carmin. Chacun ses idéaux, chacun sa route. Parfois, leur chemin s'était croisé, parfois même opposé, elle prenait alors l'épée en tremblant. Mais désormais que Carmin était Prince, ils étaient censé se battre du même côté, c'était toujours ça. Elle avait toujours respecté ses choix, et lui en avait fait de même.

Les yeux rivés sur son frère de coeur, elle l'écoutait. Elle espérait que, dans l'avenir, il pourrait apprendre à connaître Séverin, il comprendrait certainement pourquoi elle l'épousait. Certes, les enfants qu'ils étaient avaient changés, pris leur destin en main, leur responsabilité. Et pour la jeune fille, Céraphin aurait toujours une place dans son coeur, une place de choix. Elle saurait lui prouver, en son temps. Elle sourit en l'entendant. Sa mère? Oh ben quand même, elle se sentait pas si vieille que ça, pour être sa mère! Sa soeur, ça, c'était indéniable. Sa fille? Allons bon... ce n'était plus une gosse tout de même! Mais c'était bien vrai que souvent, il l'avait conseillé. Elle l'aimait pour cette sagesse qui émanait de lui. Pour cette pudeur qu'il avait et cet humour désopilant. Elle espérait qu'il s'entendrait bien avec Séverin, chacun d'eux était une part d'elle, à leur façon. Certes, l'Archange la connaissait par coeur, mais Séverin était le choix d'une vie.

Son discours avait été bref, mais d'une sincérité désopilante, à l'image du Seigneur de Bourdeille. Sobre, franc, direct. Elle esquissa un sourire, se disant que les deux meilleurs amis du monde qu'elle avait étaient le jour et la nuit. Le calme et la courtoisie de l'Azayes, face à l'impulsivité désinvolte de la jeune blanche qu'était Kasia. Elle remercia d'un sourire son frère, alors qu'il reprenait sa place. Elle se souvenait de toutes les promesses faites, de tous leurs projets. Corsica, Gasconha, vivre libre. Elle se mariait, certes, mais en aucun cas elle se sentait moins libre, juste, différemment.


[HRP] LJD Della ne pourra pas poster avant dimanche. Pardon pour ce désagrément et merci de votre patience! [HRP]
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krystel_martin

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MessageSujet: Re: Mariage de Davia Corsu de Villandry et de Séverin Anatole de Volvent   Dim 20 Mai - 11:51

[Quelque part sur la route (toute la sainte journée)]

Nom d'une burne !

Krystel jeta un regard méprisant sur ce qui lui servait de cocher et qui, décidément, avait appris un bien beau langage en fréquentant les tavernes tournaisiennes. Avait-il rencontré le TTT, pour adopter pareille expression et l'utiliser comme s'il s'agissait de la sienne ?

Gus, on ne dit pas "nom d'une burne", mais saperlipopette, ou fichtre, ou zut. Ou Godverdom. Mais pas "nom d'une burne", ça sonne trop SlamJackesque.

Le brave Flamand haussa les épaules, et donna un coup de fouet aux pauvres bêtes qui tiraient la carriole. Encore quelques lieues à avaler, et elles pourraient prendre du repos, tandis que la Flam'Quiche irait au mariage de Davia.

La Blanche serra les poings, et composa quelque injure en flamand pour se donner une contenance. Krystel était donc bel et bien en retard. Et même, sacrément en retard. Pourquoi diable s'était-elle laissée tenter par un voyage en carriole, alors qu'à cheval, elle aurait parcouru la même distance en moins de temps ? Pour le bien de ses bottes qui n'auraient pas manqué de ramasser la poussière de la route ? Non ! Parce que dans la carriole, la Blanche transportait un présent qu'un cheval ne pouvait porter seul.


"Nous y sommes bientôt, Gus ?
- Ben, encore une bonne heure, hein !"


Elle roula des yeux (pas à la Baile, mais presque), se cala au fond de son siège et croisa les bras. Elle avait la lippe boudeuse. Elle n'arriverait probablement à l'heure pour la messe. Peut-être même louperait-elle le Credo voire pire : la cérémonie entière. Nom d'une pipe, voilà qui était contrariant !
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Orantes de Volvent

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MessageSujet: Re: Mariage de Davia Corsu de Villandry et de Séverin Anatole de Volvent   Dim 20 Mai - 22:01

Du fond de la chapelle, les yeux d'Orantes balayait l'assistance et l'agitation, qui régnait avant l'arrivée de la mariée, amusait le Renart. Entrées discrètes ou fracassantes, petits conciliabules, sourires entendus, hochements de tête :un véritable ballet.

Seule l'entrée de Davia dans ses splendides atours parvint à faire sortir le tourangeau de son observation léthargique des faits et gestes de cette petite société. Sourire avenant, grâce naturelle, assurément son cousin ne s'était pas trompé en faisant sa demande. Descendant progressivement l'allée centrale, la bellissime ne fut plus à portée de vue du Volvent qui replongea dans son inertie première. Lecture des Saintes écritures, credo confiteor, Orantes donnait le change et faisait mine du recueillement. Ses pensées vagabondaient et allaient tantôt vers Davia, pour qui il espérait le meilleur, tantôt vers un être qu'il ne connaissait pas encore mais qui lui était déjà si cher. Peut-être pourrait-il l'apercevoir en ce jour de festivités...

Puis vint le tour des témoignages.
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MessageSujet: Re: Mariage de Davia Corsu de Villandry et de Séverin Anatole de Volvent   Lun 21 Mai - 19:15

Amellia avait voulu faire tout comme il faut, tout comme lui avait expliqué Della.... Mais pour un premier mariage en tant que demoiselle c'était plutôt raté. Della au lieu de lui expliquer ce qu'il fallait faire, parce qu'il n'y avait plus rien à faire pris Amellia par le bras ainsi que la dite prudence qui portait une robe étrangement ressemblante à celle de la petite Amellia. Toute penaude et déçue elle comprit que ni elle ni l'autre fillette n'avait réussi sa mission. Sans doute qu'elles n'en avait pas eu le temps...; Une fois assise sur le tabouret tout proche de la mariée qu'elle ne connaissait pas, la blondinette lança des regards en direction de Della pour cherhcer le moindre reproche dans le regard de celle qui s'occupait d'elle. Toutefois elle ne su percevoir le moindre signe de remontrance.


Pendant le déroulement des paroles des différents adultes, tout aussi barbant soit ils pour des gosses de l'âge de la fillette, celle-ci s'occupa à détailler la robe de la mariée qui était vraiment sublime. Un rêve pour Amellia de se retrouver un jour dans une robe comme celle-la! Puis elle zieutait sur sa voisine qui n'avait pas l'air habitué, elle non plus, de ce genre de cérémonies! Au moins ca ferait une bonne amie avec des sujets de discussions en commun. La fillette avait ouï dire que dans les mariages on ne disait pas un mot à part pour réciter les prières, et comme Amellia ne les connaissait pas encore, elle se garda de commecer ses bavardages avec prudence. Elle se contenta de lui sourire, adorant la ressemblance des robes, et adorant le minois de cet enfant qui paraissait tout aussi gentille que l'était Amellia. La spontanéité d'amellia voudrait qu'elle prenne la main de sa "copine" pour lui démontrer comme le font tous les enfants qu'elle l'aime bien, mais sentant le regard de Della dans son dos elle se tient droite pour qu'elle soit fière d'elle.
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Pouilloux fouquet

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MessageSujet: Re: Mariage de Davia Corsu de Villandry et de Séverin Anatole de Volvent   Lun 21 Mai - 20:25

Une fois en place dans la zone des clercs, Pouilloux ressent une main qui tapote son coude et puis qui montre une direction. Pouilloux très obéissant regarde dans la direction indiquée et apperçoit l'amie de Camille, celle pour qui ils sont actuellement si loin de sa Bretagne natale. Pouilloux regarde Camille qui dévore la robe du regard. Elle à beau porter si bien L'aube, elle reste toujours émerveillée devant les belles toilettes. Pouilloux doit reconnaitre que la mariée est en beauté. Et comme c'est pour lui le premier contact qu'il a avec elle, elle s'imprime donc sous ce belle attrait dans son esprit.

Pouilloux souffle à l'oreille de Camille
. Comment se fait-il qu'une aussi belle dame oiselle ne soit pas encore mariée, elle à du avoir une foule de courtisant...

L'office commence, le père pouilloux récite le confiteor et le credo à la demande d'Uriel. A chaque clerc sa spécialité. Celle de Pouilloux c'est de faire débuter les sacrements sur le parvis des églises. Il regarde donc comment Uriel dirige ce mariage avec un certain plaisir. Pouilloux observe aussi toutes les personnes présente essayant vainement de mettre un nom sur un visage, où un rang sur une tenue...

La main de Camille se pose sur son bras, et il pose sa main sur la sienne, et lui répond à sa phrase...
Je leur souhaite aussi, que la joie et le bonheur les entourent...
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Kasia

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MessageSujet: Re: Mariage de Davia Corsu de Villandry et de Séverin Anatole de Volvent   Lun 21 Mai - 23:57

De derrière, on ne voit rien, expérience des mariages déjà passés, donc elle s'était avancée autant que faire se peut. Mais un moment donné, c'était fini. Après tout, elle n'était pas témoin, elle n'était pas de la famille alors...
Alors mission numéro un, résister corps et âme à la crise de jalousie ravageuse qu'elle sentait monter. Assise, rester sage, suivre sans broncher, elle avait besoin de toute sa concentration pour y arriver.
Mission numéro deux, sourire. Sourire pour Davia, sourire pour les autres aussi, mais surtout pour sa soeur. Même si elle n'allait plus l'avoir sous la main comme elle voulait, même si elle ne partagerait plus jamais autant de temps avec elle qu'elle le voulait, il fallait sourire pour ne pas lui montrer qu'elle appréhendait le mariage comme le passage d'une armée en campagne (forcément affamée, sans état d'âme et sans le sou) au milieu d'un champ de maïs.

De ces innombraaaaaaaables tâches, qu'elle s'astreignait à remplir à la perfection, la plus dure était sans conteste la seconde. Surtout quand le témoin de Davia se mit à raconter Davia, discours insupportable qui se heurta à un mur fait de deux paumes de mains.
Un coup veine incroyable évita néanmoins la crise de la tête de cochon, quand le fil rouge imaginaire tinta dans le crâne de l'apprentie Blanche, songeant à l'effroyable destin qui serait sien si elle bronchait ne serait-ce que d'un doigt. Et le gendarme Lucie remporta la partie haut la main, inspirant la terreur par une discipline de fer.
Sagement, la mini-Blanche resta en place. Mais quand même, c'était où déjà le moment pour dire "moi je m'oppose", au milieu du mariage ?
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MessageSujet: Re: Mariage de Davia Corsu de Villandry et de Séverin Anatole de Volvent   

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