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 Correspondance Privée Davia

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Davia_corsu

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MessageSujet: Correspondance Privée Davia   Jeu 21 Juin - 10:43

Correspondance avec Khy.

Citation :
Le 25 avril 1460

A Khy, ma future belle-soeur,
De Davia Corsu de Villandry
Escuyère et Lieutenante de l'Ordre de la Dame Blanche à l'Ecu Vert
Ambassadrice de Touraine pour les OR et OMR

Ma Chère future belle-soeur,

Nous ne nous sommes vues qu'une fois, fort rapidement en taverne à Loches, mais je vous écris ce jour, car me prend le vif désir de mieux apprendre à vous connaître.
En effet, si mon frère vous épouse, nous serons, comme qui dirait, soeurs! Et deux soeurs se doivent de s'aimer et de se chérir mais pour ce faire, il faut un peu se connaître.

Mon père m'a dit que vous étiez une jeune fille au grand coeur et que vous aviez la trempe d'une Corsu. Je l'espère car vous savez combien l'honneur est important dans notre famille.

Sachez qu'en épousant mon frère, c'est notre clan que vous épousez, vous serez ma soeur, vous pourrez compter sur moi, pour tout. La famille c'est sacré.

C'est d'ailleurs pour ça qu'il me coûte tant d'être loin d'eux, si longtemps. Cette fichue guerre dure dure et la trêve n'arrange pas notre affaire, nous sommes toujours mobilisés. Je maudis le Ponant et ses soifs d'indépendance, ses désirs de grandeur. Il me tarde tant de retrouver Batti, de vous voir en face et de serrer mon père dans mes bras.

Ma chère soeur, permettez-moi de vous appeler ainsi, il me faut déjà vous quitter afin d'aller m'entraîner. L'oisiveté est mère de tous les vices et ma lame a grand besoin de se dérouiller.

Prenez soin de vous et de mon frère. Que le Très-Haut vous garde.

Je vous embrasse comme je vous aime.

Davia



Citation :
A Davia Corsu de Villandry, Escuyère & Lieutenante de l'Ordre de la Dame Blanche à l’Écu Vert, Ambassadrice de Touraine pour les OR & OMR,
De Khy.


Ma très chère amie,

Nous ne nous sommes peut-être vues qu'une fois, fort rapidement comme vous le dites si bien, mais il n'en reste pas moins que vous m'avez fait fort grande impression. C'est donc un honneur pour moi d'être considérée comme votre soeur, bien que ce titre n'existe que par les liens du mariage qui devrait avoir lieu bientôt.

Votre père est d'une bonté remarquable pour notre époque, & j'avoue être flattée de ce qu'il dit de moi. Il est, en vérité, un des rares à savoir que je ne suis pas celle que l'on décrit grossièrement dans des gazettes illisibles, ni celle à qui l'on prête des comportements déloyaux. Cependant, de là à dire que j'ai la trempe d'une Corsu, c'est peut-être un peu exagéré.

J'apprécie toutefois l'intérêt que vous me portez, & tenterai de ne point entacher la réputation & l'honneur des Corsu. La famille est aussi sacrée pour moi que pour vous, sachez-le.

Je comprends, de ce fait, votre haine à l'égard du Ponant. J'avoue ne pas être au courant de tous les tenants de cette guerre, & ne pas m'y intéresser suffisamment, de plus. Je me contente de prier pour que le Très-Haut protège le Royaume. N'est-ce pas suffisant ?

Vous souhaitiez me connaître, posez-moi donc quelques questions auxquelles je me ferai un plaisir de répondre.
Que le Très-Haut vous garde, très chère soeur,

Je vous embrasse tout autant,

Khy.


Citation :
A Khy,
De Davia Corsu.

Chère Khy,

C'est avec plaisir que j'ai reçu votre réponse. Ainsi donc, si ma belle-soeur a le sens de l'honneur, je vois que mon frère a fait un bon choix. J'espère qu'il saura s'en montrer digne tout autant que vous.
Vous me parlez de mieux nous connaître. Je pense que vous en savez plus su moi que moi sur vous. D'où venez vous? Quelles sont vos occupations? Avez-vous une famille? Un travail? Je ne sais de vous que deux choses: mon frère vous aime et mon père pense que vous êtes digne de respect et d'attention, mais qui êtes-vous vraiment.

Je dois malheureusement déjà vous quitter, si la guerre n'est plus, la trêve nous use et l'avenir reste incertain. J'espère pouvoir si tôt que tout cela sera fini, pouvoir me rendre auprès de vous et ne point manquer votre union sacrée avec mon fratellu**.

Que le Très-Haut vous garde et qu'Aristote vous protège.

Affectueusement.

Davia

Citation :
A Davia Corsu,
De Khy Strozzi,

Très chère belle-soeur,

L'honneur est certes chose importante. Et je ne doute pas que mon fiancé, Battistu, possède & use avec sagesse de cette qualité.

Je doute de savoir autant de choses que vous semblez le croire, mais enfin, c'est à moi de me faire connaître, après tout.

Je suis née à Orléans, d'une union illégitime entre un noble & une bourgeoise. Mes deux parents sont morts, c'est donc mon oncle qui subvient à mes besoins, & ma tutrice qui s'occupe de toute mon éducation. Ma vie n'est rythmée que par les leçons de bienséance, de géographie, de théologie, & autres leçons tout à fait passionnantes.

J'ai hâte de vous rencontrer à nouveau, comme j'ai hâte de recevoir votre courrier, en espérant que mes réponses vous conviennent.
Pour ce qui est du mariage, soyez assurée que vous serez prévenue bien à l'avance, pour que vous puissiez vous organiser afin d'assister à notre union. Votre absence nous peinerait énormément.

Que le Très-Haut vous garde.

Avec toute mon affection,

Khy.

Ps : Vous semblez tenir à cette question d'honneur tout autant que moi... Cependant, je sais combien la notion peut avoir un sens différent pour chacun d'entre nous. Ma question est donc toute simple : quel est votre point de vue sur cette qualité si importante à mes yeux ? Où la situez-vous?

Citation :
Ma chère Khy,

D'après votre dernière lettre, vous semblez bien entourée. Il me fera grand plaisir de rencontrer votre oncle et votre tutrice, qui sont, je n'en doute pas, des bons conseils et des guides d'importance dans votre vie, tout comme le sont mon père et ma marraine pour moi. Il y a sûrement une part de nous qui est pétrie d'eux, quelles qu'en soient les différences.
Il fallait s'y atteler que ça lui plaise ou non.
Vous me posez la question de l'honneur, c'est un bien vaste sujet et je ne sais si je suis de taille à y répondre.

Et bien pour tout vous dire, je ne pense pas que nous ayons tous la même définition de l'honneur. Pour ma part, l'honneur va de paire avec la réputation et la conscience. Il est souvent caché par un vernis qui s'écaille. Finalement, l'honneur est comme la noblesse, il y a ce que l'on voit et puis il y a ce qui est. L'honneur n'est-ce pas de garder la tête haute quelles que soient ses actions et de les assumer et d'être responsables de ses actes?

Le sens de l'honneur n'est-il pas d'essayer d'être irréprochable, autant que faire ce peut, d'être droit, de lutter pour les valeurs que notre coeur nous dicte?
L'honneur n'est pas la vertu, mais souvent l'un et l'autre sont liés, à moins d'être un fieffé menteur, de ne pas avoir de vertu et de paraître irréprochable aux yeux du monde, mais finalement, l'un rejaillit toujours sur l'autre.

Mais peut-être pourriez-vous me donner votre sentiment à ce sujet, je sais qu'il vous est aussi cher et j'aimerais beaucoup savoir ce que vous en pensez. Cela dit, la personne la mieux placée pour vous parler d'honneur est sans doute mon père, c'est un homme d'honneur en plus d'être un sage. Le meilleur que je connaisse, parfois je déplore que Batti ne lui ressemble pas plus, mais c'est ainsi, avec l'âge, mon fratellu* apprendra très certainement.

Je dois malheureusement vous quitter, ma chère soeur, je suis toujours mobilisée et chaque jour je me dois de m'entraîner pour rester opérationnelle, même si je doute que le conflit armé reprenne. Prenez soin de vous et de mon frère et que le Très-Haut vous garde.

A prestu**.

Davia


* Petit frère
** A bientôt


Citation :
Ma très chère Davia,

Quel soulagement de voir que vous avez fini par répondre. J'attendais votre réponse avec impatience. En ces temps troublés, je crains que vous ne soyez la seule personne avec qui il me plaît de correspondre.
On peut bien être entourée comme peu de gens le sont, ça ne nous empêche pas de nous retrouver seuls face à certains détails.

J'ai honte de ce que je vais vous avouer, mais je me suis moquée, lors de nos premiers échanges épistolaires. Je vous ai cru - & puissiez-vous me pardonner - femme terne & sans intérêt, alors que vous êtes, sans doute aucun, tout le contraire. J'ai honte de m'être laissée au jeu du mépris sans même chercher à vous connaître. Mais vous êtes bonne, Davia, & l'intérêt que vous me portez est une preuve, encore, de votre honneur sans tâches.

A mes yeux, ma soeur, il y a de l'honneur partout où il y a du coeur. Je vous reprendrai ainsi : "lutter pour les valeurs de notre coeur nous dicte". Voyez comme je suis de votre avis, & approuve à vos paroles pleines de bon sens. Et comme vous le dites si bien encore, votre père est la personne la mieux placée pour éclaircir cette question.
Quant à votre frère, il est vrai qu'il ressemble peu à son père, cependant je reste persuadée qu'il est un homme aussi bon que lui.

Je vous laisse sur ses mots, en espérant recevoir bientôt de vos nouvelles. Et vous rencontrer à nouveau, par la même.
Qu'Aristote & Christos vous protègent,

Affectueusement,

Khy.

Citation :
Château de Montpipeau

Ma chère Khy,

Pardonnez mon silence, je fus bien trop longue à prendre la plume pour répondre à la missive de vous que je garde sur moi. Je ne vous oublie pas, sachez-le. Le temps à passé et nombreux sont les évènements qui m'ont troublés.
Je suis heureuse de constater que ces missives finalement, nous rapprochent, en tous points de vue. Nous ne nous connaissions pas et, désormais, je peux me targuer que nous soyons amies.

Ma chère amie, ma soeur, j'espère que très bientôt nous nous verrons, car depuis fort peu de temps, je suis fiancée et les noces se préparent. J'espère tant vous y voir...

Dans votre dernière lettre, vous me parlez toujours d'honneur. Certaines choses, que j'ai vécu récemment, me font penser que l'honneur n'est pas toujours où on le pense.
Ainsi, l'homme que je vais épouser et sans doute l'homme qui ait le plus d'honneur que je connaisse. Si vous saviez comme il est bon, si vous savez comme je l'admire...
Mais il est inutile que je vous en dise plus, vous verrez par vous même, car j'escompte bien que vous soyez de la noce! J'ai une trop grande envie de vous connaître et l'occasion et trop belle!

Donnez moi de vos nouvelles, ma mie. Je m'inquiète pour vous...

Prenez soin de vous et que la Très-Haut vous garde.

Post-scriptum: je vous joins le faire-part de mes noces.

Affectueusement.

Davia

Citation :
Ma douce soeur,

Vous êtes toute pardonnée. J'avoue avoir cru, un instant, que vous m'en vouliez de m'être laissée prendre au jeu de la moquerie. Mais vous n'êtes pas ainsi, je le vois bien, & je ne peux que vous pardonner, si tant est qu'il y ait réellement quelque chose à pardonner.

Mais contez-moi donc, Davia, les troubles qui vous torturent ainsi. Vous me parlez de vos épousailles avec une conviction qui ne me convainc guère.

Je sais que vous êtes faite d'honneur, & que c'est chose vitale pour vous. Je sais que ma vision de cette qualité a été ébranlée en quelques semaines seulement. Je sais que je ne devrais pas vous dire ce que je vais écrire ici.

Alors veuillez excuser mes paroles insolentes si jamais je me trompe, mais je ne vous juge pas femme à accepter d'épouser un homme sur le seul fait qu'il soit d'honneur. Et puissiez-vous encore me pardonner, mais j'oserai même écrire que votre père ne vous contraindrait pas à vous marier à quelqu'un que vous n'aimez pas de sentiments profonds.

Ne me condamnez pas sur ces mots, ma soeur ; mais s'il vous est encore possible de faire pas en arrière, faites-le. Et si le choix ne vous est plus accordé, souffrez que je m'inquiète de ces maux qui vous obligent.

Sachez, toutefois, que si épousailles il y a, j'y serais, bien en vue, pour vous en tant qu'amie.

Et pour ce qui est de moi & des nouvelles que je peux vous apporter... Souffrez que je vous le dise de vive voix. Je reprendrai votre expression, qui s'accorde à merveille à mes propres tourments : vous verrez par vous-même.

Je vous quitte sur ses mots, en espérant avoir de vos nouvelles avant vos épousailles.

Que le Très-Haut vous garde.

Votre amie.

Citation :
Ma tendre amie, ma soeur,

Quel plaisir de vous lire. J'ai commencé à recevoir bon nombre de réponses pour mes noces, mais votre missive est sans doute celle qui m'a le plus comblée de joie.

Je vous sens inquiète à mon sujet, surtout ma soeur, ne le soyez pas. Je vais bien, je suis heureuse et je sais que le choix de mon époux est le bon choix. Je veux passer ma vie auprès de lui. Certes, je ne l'aime pas d'un amour passionné et déraisonnable, mais la tendresse qui me lie à lui vaut plus que toutes les passions fugaces. Je l'aime oui, j'aime sa tendresse, j'aime ses silences, j'aime sentir son regard sur moi. Il me protège et il m'a prouvé combien il m'aimait.

Je ne désire rien de plus, sachez le ma soeur, et surtout je ne veux pas faire marche arrière. Acceptez mon choix et vous verrez, mon futur époux vous charmera.

Vous ne me dites rien de vous. Je m'inquiète. Je ne vous l'ai pas dis lors de ma dernière lettre, mais j'ai vu Battistu à Loches, il m'a semblé en colère, il m'a parlé d'un autre... Je l'ai senti blessé.

Loin de moi l'idée de vous juger, vous savez combien je vous aime et vous savez, tout comme moi, que le chemin du Bien, du Beau, de la Vertu est semé d'embûches et peut parfois bien surprendre.

Il me tarde d'entendre votre voix, que vous me racontier, de prendre votre main et de vous dire combien vous me manquez. Si j'osais, je vous inviterai à venir, ici, près de moi. Comme nous serions bien ma soeur! Montpipeau est un lieu très agréable et si vaste qu'il peut y avoir faste et festivités sans que nous soyons dérangées.

Je vous embrasse, ma chère soeur, comme je vous aime et que le Très-Haut vous garde.

Davia

Citation :
Trop douce, trop tendre Davia,
Mon aînée,

Je crains que mes mots n'aient été trop mauvais, & que, par habitude, j'ai couché sur le vélins des paroles trop dures. Votre choix a été accepté à l'instant même où vous me l'écriviez, & cela n'a toutefois pas la moindre espèce d'importance. Vous êtes sensée, bien plus que moi d'ailleurs, mon avis n'a ici pas du tout à compter. Je ne doute pas que vous ayez choisi un époux d'honneur & de vertu, & de tout un tas de choses qui ne me viennent à l'esprit. Je vous le dis, ma soeur, je ne doute pas du bien fondé de ces épousailles.

Seulement...
Comme vous dites vrai, que le chemin du Bien, du Beau & de la Vertu est semé d'embûches, & peu parfois, sans doute toujours, bien surprendre. Vous dites vrai, oui, trop vrai sans doute, & je ne peux, dès lors, plus me résoudre à vous faire réfléchir à un choix qui, à son annonce, m'a paru presque délirant.
Je ne m'y attendais pas, voilà, & ma plume trop amère à penser plus à mal qu'à vous féliciter.

Puissiez-vous me pardonner, Davia, j'ai honte désormais.
Je vous félicite, encore & encore, vous & votre futur épousé.

Je prends la route, dès aujourd'hui, pour venir vous trouver à Montpipeau & faire acte de présence à ces épousailles qui, je n'en doute pas, sera plus belle fête qui soit. Je me hâte, ma soeur, en espérant qu'à défaut de ne trouver du temps après, nous en trouverons avant.
Permettez que je vous demande l'adresse d'une auberge de pas trop mauvaise facture où je ne risque pas de croiser votre frère, ni votre mère, qui seront sans aucun doute présents. Je n'ai pas bien le courage encore de leur faire face, surtout dans mon état, & je crains surtout que ma présence n'ait qu'une aura néfaste sur vos festivités.

Et s'il nous est donné, malgré votre présence trop quémandée par tous, de nous retrouver seule à seule à l'abri des oreilles indiscrètes, je vous conterai tout, ma soeur, de ce que je n'ai pas le courage de coucher sur le vélin. Et j'ose espérer que vous ferez de même.

Je vous couvre de toute mon affection.
Que le Très-Haut vous garde,

Khy.
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MessageSujet: Re: Correspondance Privée Davia   Jeu 12 Juil - 12:08

Correspondance avec Sampieru Corsu.


Citation :
Le 11 juillet 1460

Salute la mio figliola,

Je suis désolé d'être si absent ces derniers temps.
Ton pabbu est très fatigué ma fille et je ne sais pas si je m'en sortirai cette fois.
Depuis qu'Anna est en retraite, j'ère seul comme une âme en peine dans les rues vides de notre Touraine.

Je voulais que tu saches que je t'aime plus que ma vie même et que je t'aimerais toujours.
Quoi qu'il puisse arriver, n'oublie jamais que ton pabbu est au-pré de toi.
Tu es mon souffle de vie.

Je ne t'ecris pas pour te dire que je baisse les bras, mais au contraire pour te dire que je lutte.
J'espère passer cela et redevenir l'homme plein de force que j'étais.

Ti tengu caru

pabbu

Citation :
Caru Pabbu, mon père adoré,

Quelle tristesse de vous savoir si fatigué. Je pense à vous, chaque jour que le Très-Haut fait et je ne veux pas plus tarder pour que vous soyez le premier à savoir cette heureuse nouvelle. J'attends un enfant. C'est une grande joie n'est-ce pas? Un petit Corsu à venir. Votre petit-enfant!

Je vous aime, de tout mon coeur, de toute mon âme et je vais voir avec Séverin si nous pouvons venir vous voir à Loches, bientôt. Je suis inquiète pour vous, je sais que la dernière guerre et l'absence d'Anna vous ont beaucoup secoué.

Je suis là, nous sommes là, vous n'êtes pas seul! Peut-être, quand vous irez mieux et si Anna n'est pas rentrée, vous pourrez venir à Montpipeau! Vous l'avez vu lors de nos noces, c'est un endroit délicieux et nous pourrions passer beaucoup de temps ensemble. Enfin. J'ai besoin de vous mon Pabbu et j'aimerais tant que vous connaissiez mieux Séverin.

Prenez soin de vous. Je vous sais seul à Loches et je m'inquiète pour vous. Lladrane n'est pas loin, Dieu merci, et je sais qu'elle peut prendre soin de vous, comme je l'aurais fait pour Rhiana si tel avait été le cas.

Je t'aime, mon père, mon guide, mon conseil.

Tantu Basgi, caru pabbu.

Votre Daviuccia


Citation :
Salute la mio figliola,

Je suis tellement heureux d'apprendre cette nouvelle.

Je vais être le plus heureux des grands pères.

J'ai pris la route vers Orléans pour venir vous visiter et j'espère connaître mieux ton époux.

La reception de ce pigeon m'a redonné ma force et j’accélère mon voyage pour venir plus rapidement auprès de toi mon ange.

Ti tengu caru

Pabbu

Ps: bientôt Pabbone


Citation :
Dijon, campement des Lames d'Amahir. Le 21 mars 1461


Pabbu, mon père aimé.

Des jours que je songe à écrire cette missive, des jours que je rêve de te revoir, de me blottir dans tes bras. Il est dur d'être femme, mon Pabbu, il est dur d'être loin de toi.

J'ai beaucoup de choses à t'écrire, je sais que certains de mes derniers choix ne te plairont pas, mais je sais que tu les accepteras, parce que tu m'as toujours aimé pour ce que j'étais. Je ne veux pas que tu apprennes ce que je vis, ce que je fais, par d'autres que par moi.

Mon père, il y a quelques semaines, j'ai été exclues des Blanches. Ce fut une période très difficile, faite d'incompréhension, de doute, d'errance. Sans les Blanches, je tournais à vide, pourtant, je ne pouvais pas y rester et si l'on ne m'avait pas exclue, c'est moi qui aurait du partir. Désoeuvrée, malheureuse, j'ai erré, loin de Séverin resté en Orléans tandis que moi, en Bourgogne, je continuais à servir le roy. Beaucoup de propositions m'ont été faites, beaucoup m'ont tentées, mais aucune ne m'a satisfaites, parce que c'était des choix par défaut, j'aurais toujours couru après les Blanches et mon rêve le plus profond. Alors j'ai accepté l'improbable. Le Dauphin de France, Sancte Iohannes, m'a proposé d'intégrer ses Amazones, garde personnelle, mais on pourrait dire aussi mercenaires...

Pabbu, je ne veux pas te décevoir et pourtant je sais qu'en lisant ces mots, tu es déçu. Je dois faire ce choix pour aller au delà de moi, pour révéler ce qu'il y a de sombre en moi, pour savoir de quel bois je suis faite. Je dois le faire et si j'y arrive, alors je sortirai grandie de cette expérience.

Une autre chose étrange arrive aussi, je ne m'y attendais pas. Un autre homme rentre dans ma vie. Il est promis à la Duchesse d'Orléans qui est une grande amie et j'ai une affection et une estime sincère pour lui. Le Duc de Sedan a décidé de m'anoblir. Pabbu, je te sais très affaibli, je sais que les années, au fil du temps, ont raison de nous. Mais, si tu pouvais venir, j'en serais ravie.

La cérémonie a lieu samedi 23 mars en terre d'Izard. Si tu ne viens pas, je sais que malgré tout nos coeurs seront liés, ligate per sempre, malgré la distance.

Pabbu, je veux te dire aussi que tu as un petit fils, il est né le 4 octobre et il se prénomme Samperu, Aymé, Charles Corsu de Volvent. Si tu viens en Champagne pour mon anoblissement, tu pourras le voir.

Je t'aime de toute mon âme et tu me manques infiniment. Pardonne-moi de t'avoir déçu et sache que ce n'est qu'une marche que j'emprunte sur l'escalier de la vie.

Te basgi

A prestu caru Pabbu.

Daviuccia, la tua figliola.


Dernière édition par Davia_corsu le Jeu 21 Mar - 21:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Correspondance Privée Davia   Lun 17 Déc - 1:41

Citation :
Le Mans, Campement des Lames d'Amahir.

A Della d'Amahir-Euphor.

Ma très chère cousine,

Recevoir de vos nouvelles m'a fait grand plaisir, vous ne pouvez imaginer. En revanche, apprendre votre départ prochain pour l'Empire, si loin, me fait chagrin, je ne vous le cache pas, même si je peux comprendre. Je sais votre attachement pour feue notre Reyne, j'imagine donc que rejoindre le Prince sont fils, est pour vous plus qu'un devoir.

Vous me demandez de veiller sur votre époux, cela tombe bien, depuis que les Lames ont quitté Orléans, nous ne nous quittons plus. Enfin, façon de parler, bien entendu. Disons que j'ai tout le loisir de mettre en oeuvre la mission dont vous me chargez. J'ai en effet remarqué certains changements chez lui, ces derniers temps. Il est plus taciturne, beaucoup moins jovial et je vous promets de faire tout mon possible pour lui parler et pour lui faire sentir qu'il n'est pas seul. L'acédie est un mal terrible, le pire, à mon avis, car il ronge l'âme et finit par ronger le corps.

Je prierai pour vous, pour vous deux et pour vos fils. Pour que vous soyez forts et que cet éloignement renforce encore votre amour, pour que l'acédie ou le mal-être de votre époux, s'éloigne, le plus vite possible et qu'il reprenne goût à la vie.

Vous me demandez des nouvelles de Séverin et de notre fils, j'ai reçu une lettre il y a peu et, je vous avoue sincèrement que la distance me pèse bien plus qu'elle ne m'a jamais pesée. Pourtant je sais où est mon devoir et j'irai jusqu'au bout, quoiqu'il m'en coûte. Les récentes nouvelles que j'ai reçue de la commanderie à propos du Royaume m'inquiètent réellement, d'autant plus qu'en tant que chapelaine et Dame Blanche, je me retrouve entre deux feux.

Prions ma chère Della, et espérons que l'avenir ne soit pas trop sombre. Il faut garder la Foi, n'est-ce pas?

Prenez soin de vous, ma très chère, vous savez comme vous comptez pour nous. Que le Très-Haut vous garde et qu'il vous ramène saine et sauve.


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MessageSujet: Re: Correspondance Privée Davia   Lun 18 Fév - 15:47

Correspondance avec Bel

Citation :
Amboise, 8 février 1460.

Très cher ami,

Ayant assisté à votre joute des éliminatoires, j'ai été impressionnée par votre art en la matière. Je n'ai jamais pu jouter officiellement, n'étant pas noble, mais c'est un passe-temps que j'affectionne.

Je désirais vous féliciter et surtout vous souhaiter bonne chance pour la suite. C'est avec attention et intérêt que je vous observerai des tribunes.

J'espère que vous ne considérerez pas cette missive comme trop indélicate, là n'est pas mon intention.

Il me tarde de vous revoir.

Bien à vous.



Citation :
Très chère,

C'est avec plaisir que j'ai pu lire votre courrier. Cela m'a un peu étonné puisqu'il est très rare que je reçoive des courriers d'encouragement. En tous cas sachez très chère que je ne vois rien d'indélicat à votre message et espère même en recevoir d'autres alors.

Cela faisait bien longtemps que je n'avais plus participer à des joutes et j'avoue que la reprise fut difficile. Je ne pensais même pas dépasser les éliminatoires. La prochaine manche risque d'être plus compliquée. J'ai déjà jouté contre mon futur adversaire et avait perdu. nous verrons bien ce qu'il en sera cette fois ci.

Je ne connaissais pas les joutes avant que mon suzerain, notre Lexhor préféré, ne me les fasse découvrir et depuis j'essaye de participer à toutes celles que je peux. J'ai même été champion des joutes d'Alluyes il y à quelques temps maintenant.

J'espère aussi vous revoir très prochainement.
Portez-vous bien d'ici là.

Amicalement,
Bel'

Guerre en Bourgogne

Citation :
17 février 1460.

Bonsoir à vous très chère,

Je me retrouve depuis les derniers combats seul à Sémur. Je ne sais pourquoi, mais j'ai l'impression d'être le seul qui ait été blessé. Je devais être fatigué sûrement.
Toujours est-il que je m'ennuie ici, et que, pour une raison que j'ignore, je pensais à vous et à notre dernière rencontre en taverne. J'avais apprécié cette soirée.
Quelle dommage que nous n'ayons pas pu en passer d'autres ensemble.
J'espère que nous pourrons bientôt, lorsque je vous aurai rejoint, vous et les Lames.

En attendant, portez-vous bien et prenez soin de vous.

Amicalement,
Bel'

Citation :
Ma très chère amie,

Aujourd'hui, pour une raison qui m'est encore inconnue, je pense à vous. Et je me dis que cela fait quand même quelques temps que je ne vous ai pas vu, que nous n'avons pas conversé. Cela me manque.
Je ne sais pas ce que vous faites en ce moment, comment vous allez, ce qu'il vous est arrivé récemment.

J'espère que tout se passe bien pour vous, que vous n'êtes pas blessée, que vous êtes en pleine santé.

De mon côté, les choses ne vont pas trop mal. Cela dit, je n'ai guère le temps ni l'envie de sortir, d'aller en taverne. Surement est-ce de ma faute si nous ne nous voyons plus beaucoup.

J'espère que cette missive ne vous dérangera pas, et que nous aurons le plaisir de nous revoir très prochainement.

Avec affection,
Bel'



Citation :
Mon très cher Bel,

La douceur de votre présence me manque aussi. Je cherche la paix et je ne la trouve pas, bien au contraire, il me semble avancer dans une direction dangereuse et je ne sais si je serai assez forte pour en sortir vainqueur. Votre missive apaise un peu ce mal qui me ronge. Merci.

Je suis vivante voyez vous. Lame, toujours, même si Lexhor m'en veut d'avoir pris une décision qui m'éloigne de lui, qui m'éloigne de vous. Une fois cette folie bourguignonne achevée, je reviendrai avec vous en Orléans et puis, une fois mes affaires réglées, je prendrai la direction du Quercy, en Guyenne. Le Dauphin m'offre d'intégrer sa garde personnelle. C'est une proposition intéressante, et surtout je crois que j'ai besoin de cette étape: loin de vous, loin de ceux que j'aime, loin des Blanches, peut-être arriverai-je à trouver la paix, et une réponse à mes questions.

Mon époux m'a donné sa bénédiction, même si je sens bien que ça lui coûte. La distance et l'absence sera longue, mais comment leur faire comprendre à tous que j'ai besoin de cette coupure, que j'ai besoin d'exister par moi-même, de combler le vide béant de mon existence qu'ont laissé les Blanches?

Mon ami, je me sens troublée, perturbée, perdue, mais je ne veux pas me perdre, ni perdre la saveur de la vie.

Je vous informe aussi que je vais être anoblie, je suis étonnée que mon futur suzerain n'ait pas encore craqué et renoncé à faire de moi sa vassale, je crois que c'est le plus courageux des hommes avec mon époux!!! D'autant plus qu'il n'approuve pas du tout mon choix de suivre le Dauphin, mais il l'accepte, tout comme il m'accepte, telle que je suis. Vous ne m'en voudrez pas de ne pas vous y inviter, je souhaite que personne n'y vienne, excepté mon époux, donc n'y voyez rien de personnel!

Nos longues discussions autour d'un bon verre de vin ou d'alcool fort me manquent, vos conseils avisés aussi, il faut croire que j'ai besoin d'un sage pour me guider et pour ne pas être un peu plus atteinte encore par cette petite graine de folie.

Dans l'attente de vous revoir, je vous envoie toute mon affection.




Dernière édition par Davia_corsu le Sam 23 Mar - 16:02, édité 2 fois
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Della

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MessageSujet: Re: Correspondance Privée Davia   Ven 22 Mar - 13:36

Citation :
Expéditeur : Davia_corsu
Date d'envoi : 20/03/1461 - 21:40:22
Titre : Rendez-vous

Chers amis,

Vous êtes cordialement invités à ma cérémonie d'anoblissement qui aura lieu en Champagne, en terre d'Izard, le vingt troisième jour de Mars de l'an de grâce mille quatre cent soixante et un.

Ce serait un honneur pour moi de vous avoir à mes côtés.

Davia

http://terresdizard.forumactif.org/

Citation :
Chère Davia,
Ma Cousine,

Bonjour.

Je suis très touchée par ton invitation, je te remercie.

Cependant, il me faut décliner.
En effet, Kéridil m'a fait part de son intention de m'emmener à la chasse, justement ce jour-là.
Tu sais que lui et moi avons pris un accord commun, tacite certes mais bien réel en ce sens qu'il désire me faire reprendre le droit chemin, ce que lui entend par droit chemin, évidemment.
En d'autres temps, je l'aurais envoyé chasser tout seul et serais venue près de toi. Hélas, aujourd'hui, je ne peux et j'ai le devoir de suivre mon époux.

Réfléchis bien avant de prononcer ton serment, ma Cousine.
Pas plus tard que ce matin, j'ai écrit pour destituer mes deux vassaux qui ne respectaient pas leur promesse d'aide armée, de soutien et de conseils.
N'oublie pas qu'en devenant vassale en Champagne, dès que la Champagne lèvera le ban, tu risqueras d'être appelée par ton suzerain qui pour une raison ou une autre ne pourrait répondre favorablement au ban. As-tu vraiment envie de servir la Champagne ? Parce que derrière le suzerain que l'on apprécie, il y a une province à qui, de façon indirecte, on est lié.

Je t'embrasse.

Que le Très Haut te guide.

Della.

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MessageSujet: Re: Correspondance Privée Davia   Sam 23 Mar - 16:00

Réponse à l'invitation de l'anoblissement. Le 21 mars 1460

Citation :
De Nous, Keridil d'Amahir-Euphor, Duc de Chartres, Vicomte de Montpipeau, Baron de Seignelay, Seigneur de Bréméan et de Railly.
A Vous, Davia Corsu de Volvent.

Ma cousine,

Je vous tiens en profonde amitié, et vous êtes la témoin de mes états d'âmes ainsi que la dernière de mes confidentes, ces temps-ci. Aussi permettez-moi quelque franchise à votre égard qui, je l'espère, ne seront pas prises comme trop de lances plantées dans votre âme. J'aime les choses nettes, et ne puis resté muet quand je pense que le chemin emprunté par ceux que j'aime n'est pas le bon.

Avant tout, je trouve fort déplacé qu'une jeune femme se charge d'inviter elle-même à son anoblissement. Il ne s'agit pas d'un anniversaire. Vous passez pour une de ces roturières si fières d'être anoblies qu'elles en font une fête. C'est assez sale.
Par ailleurs, je suis étonné que votre suzerain soit Ghost d'Izard. Il n'y a pas longtemps, mon père m'a demandé si je lui permettais de vous prendre pour vassale. Vous êtes Lame d'Amahir, et de notre famille, de notre maison, aussi ai-je évidemment consenti. Peut-être n'étiez-vous pas au courant de cette demande, mais dans une famille, on ne se met pas devant le fait accompli, et vous étiez la première à me seriner de dialogue. Je ne viendrai pas à cette cérémonie que je trouve vulgairement établie.

En outre, vos fréquentations me gênent. Une femme de votre condition ne devrait pas s'afficher comme la suiveuse d'une compagnie qui n'est pas la sienne. Les Lames vous ouvrent une voie royale, et je vous vois vous en détourner. Sont-ce les Blanches qui vous font perdre la tête ? En ce cas voici mon conseil : rentrez en Orléanais et ressourcez-vous auprès d'un homme qui vous y attend et qui est votre époux, car si plus rien ne vous retient en Bourgogne - vous n'étiez tenue que par allégeance à votre Ordre - votre mari et votre enfant devraient être une raison suffisante pour vous donner de quoi vous occuper.

Allons, je ne vous en veux pas pour autant. Je sais simplement ce que doit songer Séverin, car comme vous savez, il en fut de même de moi et de Della.

Je vous embrasse et vous souhaite de ne pas trop vous égarer.

Keridil.

Courrier d'explication pour le Duc de Sedan.

Citation :
Ghost,

Si je prends la plume, c'est parce que je te dois des explications. Tu ne veux plus me parler et tu as raison. Sans doute, tu dois me détester, je t'ai fais assez de mal pour ne pas, en plus, continuer à t'imposer ma présence.

Mais quelles sont les raisons de tout ce qui s'est passé? Tu vas penser que je suis influencée par la lettre de Kéridil, peut-être oui... Mais elle m'a fait surtout prendre conscience que je n'étais pas prête, ni à faire des choix en ce moment ou je traverse une période difficile, ou je dois redéfinir ma vie, ni à être anoblie, quand bien même tu me fais un immense honneur. Je ne suis pas prête à être ta vassale, ni à être la vassale de qui que ce soit.

O je ne doute pas qu'après ce qui s'est passé, et vu la façon dont ça s'est passé, tu ne voudras plus jamais de moi ni comme vassale, ni comme amie. Pourtant, même si je suis maladroite, même si je t'ai fais du mal, tu resteras toujours dans mon coeur comme un homme tendre et à l'écoute d'autrui, comme un duc droit et honnête. Comme un des rares que j'estime.

Prends soin de toi Ghost, prends soin de notre Xalta, et je vous souhaite d'être heureux, du fond du coeur. Pardonne ma maladresse, mes incertitudes, mes peurs, mes passions.

Je ne t'oublierai jamais.

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MessageSujet: Re: Correspondance Privée Davia   Sam 23 Mar - 16:11

Lettre d'une petite soeur, qui veille et qui réveille.

Citation :
Bonjour grande soeur,

Ne sois pas surprise par cette lettre. Il est des choses à dire qui sont parfois plus faciles à écrire.

Un soir de la semaine, je ne me souviens plus quand, je me promenais dans les rues de la ville.
Les tavernes étaient pleines mais je n'ai pas eu très envie d'en pousser l'une des portes, me contentant de sourire en observant les gens présents par la fenêtre.
Tu étais dans l'une d'elle.
Il était dans une autre en compagnie de son épousée.

Et soudain, sans que j'en saisisse le pourquoi, une vague de tristesse m'a submergée.
J'ai donc pris un peu de recul pour comprendre ce qui avait motivé ce sentiment soudain. Je me suis assise au bord de l'Ouche et j'ai laissé ma pensée errer au gré de ses envies.
Et j'ai compris que cette tristesse m'avait envahie en raison de ce que j'avais vu : aux yeux du monde, Lui et sa femme.
J'ai su alors, comme une certitude, que tu ne serais jamais heureuse de cette situation.
Ô bien sûr ! Les prémices de l'amour et cet élan qui t'attire vers lui comme une lampe, la phalène. Mais combien de temps avant que tu n'en souffres si ce n'était déjà fait ?

Que tu devais être triste de le savoir à côté et pourtant inaccessible !
La flamme est belle, elle brille et attire mais gare au joli papillon qui s'y aventure : il s'y brûle les ailes.
Voilà pourquoi la tristesse m'a envahie.
Forte de ma découverte, j'ai pensé que le temps viendrait où tu aurais besoin d'une épaule pour y cacher ta tristesse, et, me promettant d'être là, j'ai retrouvé le sourire. "Advienne que pourra", me suis-je dit.

Je pense que tu as pris la bonne décision. Ma grande soeur mérite mieux que l'ombre. Quant à lui, pardonne-moi, mais j'ai décidé de ne pas l'aimer.
Quand on est Homme, on assume ses choix au risque de perdre certaines choses.
Quand on aime vraiment, on n'impose pas de telles situations à la femme que l'on dit aimer. Quand on est droit on aime la lumière.
Peut être me trouveras-tu sévère. Je ne juge personne pourtant.
Je te livre juste le cheminement de ma pensée.

Quoi que tu dises, je sais que ton coeur est lourd.
Sache que je t'aime fort, et que je suis là.

Elwin, ta petite soeur
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MessageSujet: Re: Correspondance Privée Davia   Mer 10 Avr - 11:54

Citation :
    Seignelay, avril 1461.


    Davia,
    Ma chère cousine.


    Bonjour.


    Où es-tu ? As-tu finalement suivi Sancte ?
    Comment vas-tu ? Es-tu heureuse et satisfaite ? Car c'est là, l'important.
    Ton fils est-il en bonne santé ? As-tu des nouvelles de Séverin ? Viendrez-vous à Beaumont, maintenant que le printemps revient ?
    J'aimerais tellement passer du temps avec vous, sans me soucier d'autre chose que de vivre de bons moments !

    Les jours sont long à Seignelay.
    Pourtant, j'aime être avec mes enfants.
    Clément grandit tellement vite ! Il est un enfant doué à l'esprit vif, sa compagnie est un plaisir. Dorante et Béatrice sont encore bien petits, j'aime à les bercer, j'ai même recommencé à chanter pour eux. Il y avait tellement longtemps que je n'avais pas chanté. Ils me font oublier tout ce qui m'a fait souffrir l'hiver dernier.
    Lorsque les petits dorment, avec Clément, nous allons travailler dans les vignes. Je lui apprends ce rude et exigeant métier. Lorsque je mourrai, Seignelay sera à lui, je veux qu'il perpétue la tradition des Renart, celle de leur vin. Ce fut si difficile de reprendre ces terres, je ne pourrais pas supporter qu'elles soient à nouveau laissées à l'abandon. Heureusement, il semble aimer cela, lui aussi. Penses-tu que Samperu pourrait venir de temps en temps, lorsqu'il sera plus grand, afin qu'à lui aussi, j'apprenne l'amour du vignoble ? Peut-être ton fils pourrait-il devenir Seigneur de Beumont à son tour ainsi, les deux cousins seraient un peu comme Séverin et moi, presque des frères.
    Séverin me manque. Tu me manques. Je me sens si seule et abandonnée de tous.

    J'avais décidé de me rendre en Guyenne, au Prieuré sainte Illinda afin d'y passer quelques mois, pour retrouver la paix et faire pénitence.
    Le printemps tardif a retardé notre départ et maintenant, je ne suis plus si certaine que ce séjour là-bas soit ce qu'il convient de faire.
    Je ne sais même pas pour quelle raison je ferais pénitence.
    Un séjour en Empire justifie-t-il une pénitence ?
    Je ne sais plus où j'en suis, j'ai peur de me perdre pour de bon dans un état proche de la folie que j'aurais moi-même fait naître dans mon esprit.

    Hier, j'ai postulé au poste de Grand Chambellan.
    Je ne sais pourquoi je l'ai fait.
    D'une part, l'ennui me pousse à trouver une occupation et d'un autre côté, j'avais envie de titiller Lexhor. J'ai appris, par des mots couverts de la part de Kéridil, que Lexhor m'en voulait terriblement. Je gage que sa fiancée ne doit pas être sans lien avec ce sentiment que mon beau-père cultive à mon égard. Elle et moi ne sommes pas en bons termes depuis la mort de mon frère Eldwin.
    Ceci et cela ont fait donc que j'ai postulé à cette charge. J'espère que Lexhor prendra au moins le temps de me répondre. Je l'aime beaucoup, j'ai énormément d'estime pour lui et savoir qu'il m'a prise en ombrage me chagrine. Mais ainsi va la vie...qu'y pouvons-nous ? Nous posons des actes et ces actes entraînent des conséquences que nous devons affronter. As-tu déjà aimé à être prête à mourir d'amour, Davia ? Moi, cela m'est arrivé. Bon Dieu, qu'est-ce que ça fait mal ! Et en même temps, le souvenir d'un sourire fait tellement de bien...A croire que j'aime me torturer ! Tu dois te dire que je suis vraiment folle, en lisant ces lignes. Ce jour viendra, Davia, ce jour où la folie m'emportera et où je ne vivrai plus que dans le passé, avec mes souvenirs pour compagnons.

    Crois-tu que Kéridil redeviendra un jour l'homme que j'ai épousé ?
    Je vis avec un étranger depuis ce jour où nous nous sommes revus, à Saint-Seine l'Abbaye.
    Peut-être aurais-je du faire comme il me le demandait, ce jour-là. J'en avais envie, sais-tu.

    Pardonne-moi de tant m'épancher et surtout de t'obliger à lire mes pleurnicheries.
    Jamais je n'aurais cru en être réduite à me plaindre de la sorte !
    Si Eldwin me voit, il doit être tellement déçu de moi. Il avait mis sa confiance en moi, il voulait que je sois forte, que je porte notre nom avec fierté et voilà qu'aujourd'hui, je suis prête à partir me cacher au fond d'un prieuré !

    Je t'embrasse, Davia.
    Que le Très Haut te garde.

    Della

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