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 Parce que un mariage sans cadeau, c'est un gâteau sans cerise

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Della

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MessageSujet: Parce que un mariage sans cadeau, c'est un gâteau sans cerise   Jeu 21 Juin - 17:59

Kéridil et Della avaient longuement réfléchi à ce qui conviendrait le mieux comme cadeaux de noces pour leurs cousins.
Ils avaient fait appel aux artisans les plus doués pour l’exécution de leur commande, recherchant comme toujours, la perfection.


Pour Davia, une épingle ouvragée qu'elle porterait à sa guise.


Pour Séverin, Du miracle de l'âme, de Maître Eckhart, une copie exceptionnelle.


Pour leur ménage, un coffre à linge en châtaigner, manufacturé de la plus belle ouvrage.

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Severin de Volvent

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MessageSujet: Re: Parce que un mariage sans cadeau, c'est un gâteau sans cerise   Ven 22 Juin - 13:12

C'est en passant au salon qui jouxtait les appartements que lui avaient fait aménager le duc pour son tout jeune ménage que le renart découvrit les présents.
La délicatesse et le gout qui en émanaient laissèrent le renart ému et les doigts fins ne purent s’empêcher d'immédiatement effleurer la couverture de l'ouvrage qu'il ouvrit les yeux brillants.

Il y reconnaissait bien la l'attention de Della qui le connaissait certainement mieux que personne.
Les yeux parcoururent l'ouvrage, le titre en disait déjà long.

La calligraphie et les enluminures étaient de véritables chefs d’œuvre. Et au delà de la forme, résidait le fond, les sermons lus et relus par le renart lors de ses nombreuses retraites.
Ces enseignements qui à chaque lecture recèlent de nouveaux secrets et la certitude que la connaissance permet à l'âme de s'unir à Dieu...

Le renart sourit.

Son attention se reporta sur l'épingle ouvragée qui plairait sans doute à Davia des qu'elle en aurait pris possession et le coffre qui était assurément d'une fort belle ouvrage.

Pourtant c'est avec une nonchalance intéressée que le renart se rapprocha de la lumière de la fenêtre, s'asseyant sur un tabouret pour entamer la lecture de quelques pages.

Il faudrait qu'il remercie chaleureusement Della et Kéridil. Ce cadeau lui était des plus chers.

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Davia_corsu

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MessageSujet: Re: Parce que un mariage sans cadeau, c'est un gâteau sans cerise   Jeu 28 Juin - 17:44

C'est au petit matin, suite à son retour de mission que la Blanche avait découvert le cadeau de Della et Kéridil. Elle en était toute émue. Ses doigts fins bien qu'abîmés par la guerre, avaient effleuré le précieux bijou, sans doute l'un des plus précieux qu'on lui ait jamais offert et c'est un sourire tendre aux lèvres qu'elle vint glisser sa main dans celle de Séverin qui était tout à la contemplation de son propre cadeau.

Un magnifique ouvrage, à n'en point douter. Comme on en trouvait dans les bibliothèques et scriptorii des grandes abbayes. Jamais elle n'aurait cru qu'une si belle oeuvre puisse appartenir à un particulier. Et c'est avec émotion, une fois sa splendide épingle accrochée au revers de son col, qu'elle posa son menton sur l'épaule de son époux, admirant chaque page, la bouche en "Oh" d'admiration.

Son attention se reporta sur le coffre, imaginant déjà, le linge de leur enfant s'y entasser et doucement, elle déposa un baiser dans le cou de son époux.


Vos cousins nous ont gâtés, Séverin. Ce sont des cadeaux dignes de roys. J'en suis sincèrement touchée. Il nous faudrait leur écrire un mot, pour les remercier de nous avoir ainsi couverts de présents!

Papillonnant, elle s'éloigna de lui, ouvrant le coffre, sentant l'odeur du bois, caressant du bout des doigts, les fines sculptures.

Ils ont fait des folies... Je sais déjà ce que je vais y mettre...

Elle lui lança un regard malicieux.
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Severin de Volvent

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MessageSujet: Re: Parce que un mariage sans cadeau, c'est un gâteau sans cerise   Mer 4 Juil - 19:45

Le renart consentit a décoller les yeux de son ouvrage pour mieux regarder Davia.
Il lui adressa un léger sourire qui dérida quelque peu l'air concentré de son visage et serra doucement la main qu'elle glissa dans la sienne.
Sa présence contre lui, le contact qu'elle lui imposait, son menton sur son épaule et les yeux indiscrets courant sur les enluminures et fines calligraphies, lui arrachèrent un soupçon de retenue mais conscient que cela n'était que la chose la plus banale qui soit entre époux, se détendit quelque peu.

Il se laissa surprendre par le baiser et en frémit légèrement.
Son regard hagard toujours trop grand sur un visage émacié la suivirent du regard, et a cet instant il ne sut définir ce qu'il ressentait.
Il lui adressa un sourire, devinant ses pensée
s.

- Ces cadeaux sont inestimables... Écrivons leur.

Il posa avec une délicatesse infinie l'ouvrage qu'il lisait et se leva pour aller chercher de quoi écrire.
Un guéridon fut tiré et il lui fit signe de s'approcher l'invitant a venir tout pres de lui, décidé à lui faire écrire le mot de remerciement.


- A vous la plume... A nous les mots...

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Davia_corsu

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MessageSujet: Re: Parce que un mariage sans cadeau, c'est un gâteau sans cerise   Lun 9 Juil - 12:31

La Blanche aimait son époux, c'était un fait. Elle l'aimait tel qu'il était, même taciturne, même peu sociable, il était ainsi, et elle l'aimait ainsi. Mais, il lui arrivait parfois de souffrir de son absence. Il était toujours si distant et elle, elle avait tant besoin de sa présence, de son contact. Elle était tactile, elle le savait, elle l'avait toujours été et la relation amoureuse qu'elle avait eue avec Charles de Warenghien lui avait apporté cette présence masculine, tendre et chaleureuse. Etait-ce parce que Séverin avait un naturel froid ou parce qu'elle n'osait pas? Il y avait une distance entre eux, qui faisait qu'ils se touchaient peu et ce qui lui semblait inconcevable juste après leur noce, devenait un besoin pour la jeune fille.

Elle le suivit des yeux, tendrement.

A elle la plume, à eux les mots...

C'est avec naturel qu'elle se glissa sur ses genoux. Elle osait, retrouvant son naturel. Le contact était étrange. Son coeur battait à tout rompre et elle sentait son ventre se serrer. Etrange sensation, entre désir et appréhension, elle rougit légèrement et comme pour s'excuser, lui fit un sourire contrit, alors que d'une main vive, elle s'emparait de la plume, son coeur battant toujours la chamade, si fort qu'elle se disait qu'il devait l'entendre.


Hum...


Citation :
Très chers cousins...

C'est bien pour commencer non?

Souriante, elle tourna son visage vers lui et plongea ses yeux dans les siens. Si proches... Il suffisait qu'elle s'approche encore un peu et son nez effleurerait la joue de l'époux, ou ses lèvres... Elle frémit, piqua un fard et se concentra à nouveau sur le parchemin.
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Severin de Volvent

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MessageSujet: Re: Parce que un mariage sans cadeau, c'est un gâteau sans cerise   Lun 9 Juil - 18:02

Le renart avait conscience que sa froideur et la distance qu'il mettait avec les autres étaient autant d'obstacles a une socialisation normale.
Pourtant il avait réussi a se marier avec une jeune femme qu'il admirait chaque jour davantage mais vers qui il n'arrivait pas encore totalement à aller, à se laisser aller, à être lui même.

Pourtant il appréciait chacun des contacts physiques qu'il avait avec Davia, même rares, mêmes chastes.
Il appréciait la douceur de sa peau, la chaleur de ses sourires, et s'il n'avait pas passé presque la moitié de son existence a réprimer ses pulsions naturelles et ses désirs peut être l'aurait il déjà faite sienne.

Surpris, il l'accueillit sans la rejeter contre lui, sur ses genoux, sans pouvoir autant faire un geste.
Elle lui sourit, il lui rendit, tout aussi crispé et alors qu'elle resserrait ses doigts autour de la plume, lui refermait le bras autour de sa taille, la serrant contre lui.

Si sa jeune épouse pouvait penser que le renart ne la désirait pas , il en était autrement.
Il avait peur. Il avait connu des jeunes années troubles et mouvementées ou il avait pu se perdre. Il avait passé près d'une dizaine d'années, a refréner ses pulsions, ses désirs, jusqu'à ses sentiments.
Se laisser aller a mener une existence normale auprès de celle qui était désormais son épouse prendrait du temps.

Doucement il se détendit son bras toutefois crispé mais délicat.


- Cela ira parfaitement oui... Très chers cousins Della et Kéridil...

Il pouvait plonger dans ses yeux, contempler les traits doux du visage qui se trouvait si proche.
Les prunelles métalliques se fixèrent sur sa bouche avant de se détourner.
Se respiration s'affola quelque peu tandis qu'elle frémissait.

Il se pencha, effleurant son bras du sien.
le bras qui la maintenait pas la taille glissa et sa main se posa sur son ventre.
Il la savait enceinte. Le fait que cela soit l’œuvre d'un autre était devenu un détail, pourtant c'était l'une des raisons pour laquelle le renart n'avais pas encore consenti à consommer son mariage. Son devoir conjugal attendrait la naissance de l'enfant.

Pourtant, sentir Davia contre lui éveillait en lui un désir latent auquel il brûlait de pouvoir donner libre cours.


- C'est avec... plaisir...

Il s'attarda sur le mot plaisir se penchant en avant pour saisir l'épingle a cheveux offerte à Davia, posée sur le Guéridon.

- Que nous avons reçu les présents dont vous nous avez fait l'honneur à l'occasion de nos noces...

Le geste délicat, le renart attrapa la chevelure de Davia qu'il maintint dans sa main, tandis que les mèches soyeuses lui roulaient entre les doigts, puis les releva en un chignon. Une main délicate mais ferme appuya doucement sur la nuque soudain dénudée, l'autre fixa l'épingle au chignon.

Du regard il fixa la nuque, ses doigts suivirent la ligne gracile du cou puis le renart ferma les yeux comme pour mieux se reprendre, se concentrer à la rédaction de la lettre, et se libérer de toute pensée concupiscente.




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MessageSujet: Re: Parce que un mariage sans cadeau, c'est un gâteau sans cerise   Lun 9 Juil - 19:29

Le front penché consciencieusement sur le vélin, la plume filait alignant des mots finement calligraphiés. Elle semblait stoïque, pourtant il n'en était rien. Un orage grondait en elle, bouillonnant, mais elle restait de marbre alors que doucement les mains l'enserraient.

Citation :
Très chers cousins Della et Kéridil,

C'est avec plaisir...

Le mot dans sa bouche sonnait comme une gourmandise. Elle esquissa un léger sourire. Était-ce un message qu'il lui délivrait? Elle se détendit un peu plus, ravie qu'il ne l'ait pas repoussée et qu'il semble apprécié sa présence, toute proche de lui.

Citation :
...que nous avons reçu les présents dont vous nous avez fait l'honneur à l'occasion de nos noces...

Elle ne l'avait pas vu se saisir de l'épingle, mais elle sentit sa main dans ses cheveux, le laissant faire, docilement. Et lorsque les doigts virent effleurer sa nuque, un frisson lui parcourut l'échine.

Depuis le héraut des hospitaliers, personne ne l'avait touché, et en cet instant elle comprit pourquoi il eut été meilleur qu'elle épouse celui à qui elle s'était donnée en premier, qu'il soit Charles ou Séverin. Car à l'instant, les yeux mi-clos, frémissante sous les mains de son époux, c'est avec horreur qu'elle constata qu'elle se remémorait ses instants avec le Warenghien. Horreur et effroi. Ce n'était pas digne d'elle, et une vague de dégoût la saisi. Dégoût d'elle-même. Sa respiration était devenue plus forte, sa main tremblait légèrement sur la plume. Oublier, ne penser qu'à Séverin, qu'au bonheur d'être devenue sa femme, à la chance qu'elle avait et au plaisir d'être en cet instant, tout à lui.

L'auto-persuasion était efficace, car le visage de Charles s'estompa et tout rentra dans l'ordre, alors elle rouvrit les yeux, rassurée, plus paisible, continuant.


Citation :
Vous n'auriez pas pu mieux choisir et ainsi, nous sommes comblés de votre générosité.

Elle tourna son regard vers lui et, de la plus naturelle façon qu'il soit, sa main libre vint caresser la joue de son aimé, effleurant ses lèvres.

Elle le désirait, de façon bien moi folle qu'elle n'avait désiré son premier amant, de façon plus douce, plus retenue, mais elle le désirait et ça la rassurait grandement. Les craintes qu'elle avait eues avant ses noces et même lors de la nuit qui avait suivi, écourtée par son départ en mission, s'étaient envolées. La peur de ne pas supporter ses mains sur elle, la peur d'être habitée par un fantôme.

Certes, le fantôme était là, mais pas si gênant au fond, certes, les mains de son époux étaient sur elle, mais en aucun cas elles ne lui causaient du dégoût, bien au contraire. Elle s'était rapprochée, un peu plus et maintenant, elle pouvait même sentir son coeur battre. Elle se sentait si bien entre ses bras.
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Severin de Volvent

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MessageSujet: Re: Parce que un mariage sans cadeau, c'est un gâteau sans cerise   Mar 10 Juil - 17:19

S'il avait été clairvoyant il aurait rajouté à ses peurs celle d'être rejeté par celle qui avait connu les plaisirs de la chair de la main d'un autre.
Au fond de lui, cette peur honnêtement ne le quittait pas. Il la faisait passer sous le couvert de l'enfant qu'elle attendait, mais il ne voulait pas donner l'impression de passer après, d’être de ceux qui s'accaparent les bottes des morts.

Pourtant devant Dieu et devant les hommes Davia était sienne et la tendresse et le naturel qu'elle mit dans le regard qu'elle lui adressa, dans sa main sur sa joue, effleurant ses lèvres le rassura. Si la Blanche n'avait pas complètement oublié son hospitalier, peut être avait elle tourné la page pour leur donner une chance.
A bien des égards, ils se ressemblaient, tous deux victimes de leurs angoisses, tous deux sur les chemins qui les mèneraient l'un à l'autre.

Comme il aurait aimé se confier à elle et l’écouter lui parler.
Elle aurait su alors qu'il portait lui aussi son fantôme et que les dérives de l'esprit aidant, son fantôme se faisait bien des fois trop présent, beaucoup trop.

Il ne se laissa pas à briser l'instant. Ses lèvres effleurèrent d'un léger baiser les doigts, la main, puis la tenant toujours contre lui il poursuivit.


- Recevez donc chers cousins... nos chaleureux remerciements...

Il la fixa profondément à cet instant, comme s'il la remerciait également.

- ... et notre sincère gratitude...

Doucement il attrapa sa main libre pour la glisser contre son cœur, contrôlant ainsi le contact qu'il autorisait.
Puis c'est sa joue imberbe qui effleura sa joue, son front grave qui se colla au sien et son souffle qui se mêlait au sien.
Immobile il s'arrêta.
Dans le souffle légèrement affolé, une déclaration.

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Davia_corsu

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MessageSujet: Re: Parce que un mariage sans cadeau, c'est un gâteau sans cerise   Mer 11 Juil - 11:41

Le temps semblait s'être arrêté, la plume dans la main s'était endormie sur le velin, le tâchant peu à peu en une étoile azurée, la Blanche avait la sensation que son coeur bondissait hors de sa poitrine, elle tremblait même légèrement, ne le quittant pas des yeux, pendue à ces lèvres qui effleuraient ses doigts fins et abîmés. Elle avait l'impression de mourir à petit feu, tant elle était tendue vers lui, l'époux, l'aimé. Le regard perdu dans celui du Renart, elle respirait plus fort. Ce qu'il disait résonnait en elle.

Sa gratitude... mais savait-il combien elle bénissait chaque jour depuis qu'elle était son épouse et qu'il l'avait prise près de lui? Les paupières se fermèrent doucement lorsque la joue vint se poser contre la sienne. La main posée sur son coeur, elle sentait, elle le ressentait. Lui aussi battait la chamade, mais ressentait-il lui aussi ce bouillonnement dans ses entrailles. Front contre front, yeux clos, elle déposa un chaste baiser au coin de son nez, laissant ses lèvres s'aventurer sur le visage aimé, la joue, le bord des lèvres.

L'envie se mêlait toujours à l'appréhension si forte. De baisers, ils n'en avaient eu qu'un, si chaste, si pur, si doux, pour sceller leur union. Mais là, tout était différent, ils étaient seuls, ils étaient heureux, bienheureux, et elle mourait d'envie de goûter ses lèvres.

Son esprit lui murmurait qu'il était son époux et qu'elle en avait le droit. S'enhardirait-elle?

Elle effleura ses lèvres des siennes, un nouveau frisson lui parcourant l'échine et puis, le baiser vint se poser au bord des lèvres à nouveau. Malgré le désir, elle avait peur. Le silence se fit et elle n'osait bouger, la petite Blanche, entre les bras de son mari. Seul leur souffle se devinait, court, ému.
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Severin de Volvent

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MessageSujet: Re: Parce que un mariage sans cadeau, c'est un gâteau sans cerise   Mer 11 Juil - 23:34

Il avait gardé les yeux clos. Il la ressentait, aussi n'avait il pas besoin de la voir.
En sentant ses lèvres sur les siennes, il eut la gorge sèche.
Des images lui traversèrent l'esprit à une vitesse folle et il ouvrit les yeux, afin de réaliser qu'il se trouvait bel et bien avec Davia, son épouse, la femme qui lui avait fait don de son amitié, de son amour, de sa paix.
Ce n'était pas un fantôme du passé, ce n'était pas un péché que de succomber à cette douce torpeur, à ses lèvres qu'il n'avait jamais effleuré que d'un chaste baiser, gage d'amitié et d'amour, lui qui l'avait prise pour épouse alors que son cœur s'inclinait pour un autre.

Elle avait frôlé ses lèvres, et alors qu'elle s'enhardissait d'un baiser, il répondit à l'appel, le scellant.
La main qui tenait la sienne contre son cœur se crispa légèrement et doucement il se détendit.

Le chaste baiser se fit amoureux, la bouche s'entrouvrit invitant son autre à la gourmandise d'un échange aux saveurs voluptueuses.
La le renart sut qu'il désirait son épouse.

Pourtant, en bon aristotélicien, il ne s'accorda que ce qu'il fallait de plaisir, s'arrêtant avant de complètement laisser ses sens s'embraser, fidèle à sa résolution.
Seuls restèrent ses yeux pour exprimer la profondeur de ses sentiments, lorsqu'ils les rouvrit pour la regarder, le souffle encore court, l'expression béate.

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MessageSujet: Re: Parce que un mariage sans cadeau, c'est un gâteau sans cerise   Jeu 12 Juil - 9:59

Gourmande elle était, à moins qu'elle soit plus encore fébrile. Cela dit, tout concentrée qu'elle était, son coeur s'affola un peu plus lorsqu'elle sentit que le baiser s'intensifiait. Une douce chaleur l'envahit alors que ses sens s'emballaient. Fallait-il cela pour qu'elle soit rassurée? Elle avait eu peur que son amour pour Séverin soit trop raisonné, contrairement à celui qu'elle avait eu pour le Warenghien qui n'obéissait à aucune raison mais qui la dévorait de passion. Cependant, sans passion et même si elle savait que leur amour raisonnable durerait, elle avait parfois eu peur de ressentir un manque. Finalement, elle n'avait même pas dix-sept ans et bien qu'au contact de la vie, de la guerre, des Blanches, elle avait appris que les contes étaient dans les livres, elle se savait passionnée par nature.

Et alors qu'elle glissait doucement ses bras autour du coup de son époux, caressant sa nuque, alors que leurs lèvres s'épousaient, que leurs langues se mêlaient tout doucement, si sensuellement, en même temps que ses entrailles frémissaient du plaisir ressentit, elle sentit une grande paix l'envahir. Son amour pour Séverin n'était pas seulement raisonnable et raisonné, son amour pour Séverin pouvait aussi la faire trembler, frémir, tressaillir.

Doucement, elle s'appuya contre lui et à tandis qu'à regret, elle le laissait se desceller d'elle, elle se blottit dans ses bras, un peu comme une enfant, soupirant d'aise. Le silence était l'achèvement parfait de cet instant fugace mais si délicieux. Le visage lové dans le cou du Renart, elle écoutait leurs coeurs battre, à l'unisson. Ils ne faisaient qu'un les deux époux Volvent et alors qu'elle savourait la douceur, la tendresse de leurs échanges, elle se dit que si elle respectait son désir de ne pas la toucher, parce qu'elle portait l'enfant d'un autre, le temps serait long en attendant qu'elle se donne totalement à lui?

Sa main vient caresser le tissu fin de l'encolure. Elle aurait pu rester des heures ainsi, tout contre lui, à rêver, à apprécier, à s'assoupir entre ses bras. Combien de nuits avait-elle passé auprès de lui? Combien de jours s'étaient écoulés depuis qu'ils étaient unis. Le temps n'avait plus vraiment de valeur. Ce qui comptait, c'était lui, elle, ce qu'il ressentait. Et il ne semblait pas être autant de glace qu'elle l'aurait cru. Oui, Davia était clairement rassurée. Leur union ne serait pas l'affaire d'obligations, c'était bien un choix, un choix merveilleux.

Elle ferma doucement ses yeux et déposa un baiser, plus chaste mais tout aussi tendre, au creux de son cou. Elle se tourna vers le parchemin abandonné et reprit la plume, souriant en remarquant l'étoile sur le vélin. Ils avaient une lettre à finir.


Citation :
Très chers cousins Della et Kéridil,

C'est avec plaisir que nous avons reçu les présents dont vous nous avez fait l'honneur à l'occasion de nos noces.

Vous n'auriez pas pu mieux choisir et ainsi, nous sommes comblés de votre générosité.

Recevez donc chers cousins nos chaleureux remerciements et notre sincère gratitude.

Vos dévoués.

Séverin et Davia de Volvent.
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MessageSujet: Re: Parce que un mariage sans cadeau, c'est un gâteau sans cerise   

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Parce que un mariage sans cadeau, c'est un gâteau sans cerise
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