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 Quand un Corsu visite sa fille et son gendre

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Manon

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MessageSujet: Quand un Corsu visite sa fille et son gendre   Mar 17 Juil - 0:11

Doucement, sans frapper, elle poussa la porte du Salon de Sisyphe qu'elle savait vide à cette heure. La pièce était spacieuse et claire. Une des pièces que préférait Manon. Elle y venait souvent, veillant à ce que des fleurs fraîches y soient toujours disposées et que l'endroit soit toujours impeccable pour recevoir et pour que ses maîtres s'y sentent bien.

Confortable, elle savait que le Chevalier pourrait y prendre ses aises en toute intimité tandis qu'elle irait chercher les Renarts.

Elle lui indiqua les fauteuils et alla chercher sur un coffre les gâteaux au miel frais du matin ainsi qu'une carafe d'un petit vin de Beaumont comme Séverin l'aimait.

Elle faisait toujours en sorte qu'il y ait de quoi se sustenter, elle savait combien Davia raffolait des gâteaux de miel, surtout depuis qu'elle était enceinte et pour son maître, il y avait toujours du vin de Bourgogne, le plus souvent issu de ses terres natales.

Elle s'inclina et sourit au père de sa maîtresse.


Vous serez tranquille ici, c'est le salon privé de Dame Davia et Messire Séverin, personne ne vous dérangera. Je vais les faire chercher. Prenez vos aises, Messire de Chavonnière.

Elle s'inclina à nouveau et sans plus de cérémonie, quitta la pièce.
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sampieru corsu

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MessageSujet: Re: Quand un Corsu visite sa fille et son gendre   Mar 17 Juil - 16:11

Ils pénètrent tout deux dans un coquet salon ou l'inquisiteur prend place avec un immense plaisir.
Non pas que la route de loches a Orléans soit extrêmement longue mais le corse est fatigué par les temps qui courent et chevaucher plusieurs lieu a tendance a l’épuiser.

Un salut pour Manon qui sort, une bonne gorgée du suc-culant vin servit et il se dirige vers la fenêtre, comme toujours.

Sa mémoire s’affole alors qu'il regarde l'horizon, ce château ressemble tant au "château de la Punta" de sa pauvre mère "Daria".

Il se voit courant dans l’immense propriété avec Saveriu le palefrenier a ses trousses !

Sampieru per piace fate pianu qu'avette da casca ! uuuuuu issi zitelli ne vacenu pè quant'e cutine.
(sampieru svp faite doucement que vous allez tomber ! ouuuuuuuu ces enfants ne font que des betises)

Le pauvre "Savè" a due supporter tant de chose avec le Corsu.
Alors se rappelant Ces évènement, le Bellator rit et laisse échapper une larme en même temps.

Que de temps passé depuis ces jeux d'enfants dans le domaine de la punta et aujourd'hui, où il vient visiter sa fille, qui porte la nouvelle génération de Corsu.

Les yeux dans le vide, il continue à penser, a rire et a laisser échapper quelques larmes.

Alors emporté par ses souvenirs, il entonne a voix basse et douce, la "nana" qu'il chantait a Davia pour l'endormir, alors qu'elle n'avait que quelques jours.

Venissi una rundinella
Ch'eo la mandi messagera
O venga puru una stella
À purtà la mio preghera
Le mio pene è lu mio amore
Versu voi mamma d'amore.


(Que vienne une hirondelle
Que je l'envoie en messagère
Que vienne donc une étoile
Pour porter ma prière
Mes peines et mon amour
Vers vous maman d'amour)

En corse la tradition dit que l'on devient un homme le jour ou l'on perd sa mère.
Celle du bellator est morte alors qu'il était loin, et cette blessure hante toujours son coeur.
A chaque fois qu'il traverse une épreuve, il regarde le ciel et redevient l'espace d'un instant, cet enfant insouciant courant dans les ruelles de croce pour se refugier dans les bras de sa douce maman.
Les années ont passée et le chateau de Croce est vide aujourd'hui, seul les echos du temp perdu occupe les lieux.

Pourtant l'ame Corsu est toujours vivante, loin de sa terre, mais bien vivante.

La petite Davia va enfanter et donner un nouveau souffle a leur famille, et qui sait, peut être qu'un jour, cet enfant se rendra sur la terre de ses ancêtres et chantera le "Diu" en admirant le puissant San Petrone, comme le faisait le petit Sampieru, des années au par avant.
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Davia_corsu

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MessageSujet: Re: Quand un Corsu visite sa fille et son gendre   Mer 18 Juil - 11:29

Le jardin était, avec la chapelle, l'endroit que préférait Davia à Montpipeau. L'air était frais mais le soleil était bien présent en ce délicieux été, elle savourait les diverses senteurs, la fraîcheur de l'herbe, les yeux mi-clos, assise à même l'herbe dans la robe blanche qui cachait, autant que faire se peut, l'arrondi de son ventre. On venait de lui annoncer que son père l'attendait. Son visage s'était illuminé d'un immense bonheur, lentement, elle s'était levé, lissant les plis de sa robe, et à petits pas s'était rendue dans le Salon de Sisyphe.

Sans faire de bruit, elle ouvrit la porte. Jetant un coup d'oeil dans la pièce, observant son père. Radieuse, elle entra et s'approcha vivement de lui.


Pabbu! Quelle joie que tu sois venu!

Et la Blanche de se mettre sur la pointe des pieds et d'embrasser tendrement son chevalier de père. Elle aimait jouer du tutoiement et de vouvoiement avec lui, mais dans l'intimité, elle aimait retrouver le papa de l'enfant qu'elle était il y a peu encore.

Tu as fait bonne route? Tu n'es pas trop fatigué?

Les doigts de la jeune fille caressèrent la joue burinée du paternel. S'il vieillissait, il avait toujours fière allure.

Séverin va nous rejoindre. Il est très occupé par sa nouvelle charge d'intendant.

Elle prit sa main et l'entraîna vers un fauteuil.

Tu restes quelques jours dis? ça me fait tellement plaisir de te voir. Et puis comme ça, tu apprendras à connaître Séverin.

Se dirigeant vers le coffre, elle attrapa un gâteau au miel, tendant le plat à son père.
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sampieru corsu

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MessageSujet: Re: Quand un Corsu visite sa fille et son gendre   Mer 18 Juil - 14:32

Le guerrier Corse chantonne toujours et est tiré de ses pensées par la voix emplit de joie du trésor de sa vie.
Volte face rapide et il tend les bras a Daviuccia, la serrant fort, sans trop bien sur car il y a un ange en elle.

Salute figliola, je vais bien mieux maintenant que je t'ai a mes cotés.

un immense sourire et de reprendre,

oui ma belle, si tu as une chambre pour ton vieux père, je resterai volontier quelques jours ici pour connaitre ton époux et profiter de ta douce présence.

Une fois sur le fauteuil, il se penche en avant, non pas pour saisir un gâteau, qu'il refuse d'un sourire complice et d'un geste de la main, mais pour saisir la main de sa fille.

Je t'en prie ma belle, mange donc ces gâteaux qui te donnent envie, le corsu qui grandit en toi a besoin de force.

alora principessa, raconte moi ta vie en ce lieu merveilleux.


Les yeux dans les yeux de sa fille, il attend pour boire chaque parole.
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Davia_corsu

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MessageSujet: Re: Quand un Corsu visite sa fille et son gendre   Jeu 19 Juil - 13:40

Comme lorsqu'elle était enfant, Davia vint s'asseoir aux pieds de son père, posant son menton sur ses genoux et lui souriant avec malice, sa main dans la sienne. Il avait été tout pour elle pendant une longue part de sa vie, et alors qu'elle n'avait que peu d'affinités avec sa mère adoptive, le lien qu'elle avait avec son père était palpable.

Je vais demander à Manon de voir avec Della, pour te préparer une chambre, que tu y sois bien. Della et Kéridil sont très accueillants, ils sont très gentils avec moi.
Montpipeau est vraiment un endroit merveilleux, je m'y sens bien, je te ferai visiter tu verras!


Elle le regarda tendrement, absorbée par son récit.

Loches me manque et maman aussi, souvent, mais c'est ainsi, la page est tournée. Maman n'est même pas venue à mon mariage et puis... elle n'était pas là quand j'ai quitté Loches. J'ai l'impression de ne plus faire partie de sa vie du tout.

Elle soupira, tristement. Le contentieux avec sa mère avait pris des proportions qu'elle n'aurait jamais pu imaginer, et, tant bien que mal, elle essayait de faire son deuil de cette présence qui lui manquait.

Elle sourit à nouveau, se redressa et prit les deux mains de son père dans les siennes.


Séverin a été nommé intendant par son cousin, il a beaucoup de travail mais nous essayons de passer autant de temps que possible ensemble. Il est très gentil, il m'écoute beaucoup et me comprend. J'aime qu'il me permette de rester Blanche, sans l'Ordre, je ne suis rien. Kasia est là aussi, tu sais ma soeur blanche et mon amie, on ne se quitte plus et sa présence est bien agréable.

Enfant, les yeux brillants, les joues rougies par le bonheur, elle regardait son père, toute pétillante.

Oh tu sais? J'ai été nommée Emissaire adjointe de mon Ordre! C'est une lourde charge, mais ça me passionne! Surtout que notre Grande Emissaire est souvent absente! C'est difficile de faire comprendre aux anciennes qu'il faut parfois permettre aux choses d'évoluer. Mais j'ai bon espoir d'arriver à quelque chose, avec le temps.

Son père avait l'air fatigué mais serein, elle serra un peu plus fort ses mains.

Mais toi mon Pabbu, parle moi de toi, de ta santé, d'Anna? Sais-tu quand elle rentrera du couvent? Comment se passe ta vie chez les Francs? et l'Inquisition? Des nouvelles de Touraine?

Certes, elle n'était plus tourangelle, mais pourtant, toujours son coeur y était, comme en Gasconha, comme en Corsica, cette Ile de Beauté qu'elle ne connaissait pas si ce n'est par les récits de son père. Elle en était imprégnée, corps et âme, malgré tout.

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sampieru corsu

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MessageSujet: Re: Quand un Corsu visite sa fille et son gendre   Jeu 19 Juil - 16:45

La vie est vraiment pleine de surprise, qui aurait cru que d’une famille de « sgio » de l’ile de beauté, naitrait une lignée au destin si vagabond.
Naitre dans un village de trois cents Ames, du nord de la corse.
Etre élevé par une mère du sud de la corse et un maure.
Quitter cette ile pour rejoindre la garde papale.
Quitter cette garde et rejoindre le royaume de France.
S’installer en Gascogne et choisir cette terre comme pays d’adoption.
Tomber amoureux d’une rebelle.
Avoir une fille, une merveilleuse fille.
La perdre à cause de la mère, mais la retrouver de plus belle pour unir nos Ames.
La rejoindre en Touraine.
Etre adoubé chevalier et anoblie.
Défendre de nouveau l’église en toutes les croisades et conflits.
Voir sa fille emprunter le long chemin de la chevalerie et de la foi.
La voir se marier et être heureuse.
Et un jour, si le très haut prête vie au corse, voir sa fille enfanter et devenir grand père.

Perdu dans les yeux de son trésor, il pense a tout cela, a ce chemin parcourut pour en arriver là.


En une poignée de temps divin, les Corsu ont vécus plus d’aventures, de joies et de souffrance, que nombre de personnes en dix vies.
Ce destin fou est le leur et ils doivent l’accepter et l’aimer, en remerciement pour le très haut qui finalement ne les aura jamais lâchés.
Alors, ce moment, comme tous les autres sera partie intégrante de l’âme du Corsu, du patriarche.


Serrant fort la main de Daviuccia, il l’écoute et lui répond.

Ma douce, sache que ce n’est pas toi qui n’es rien sans ton ordre, mais plutôt ton ordre qui n’est rien sans toi.
Nous sommes dans des fraternités ou nous faisons don de notre vie.
Toutes ces vies, toutes ces Ames forment un tout, l’ordre.
Sans l’un de nous, notre ordre perd une partie de lui-même.


Il la regarde dans les yeux et la trouve si heureuse que son cœur reprend vie.

Tu es resplendissante ma princesse ! je suis si heureux de te voir ainsi.
Pour ma part, je suis très fatigué et je ne te cache pas que l’absence d’Anna, toujours plus longue accentue ma fatigue. Cependant ne t’inquiètes pas, même si mon courrier a due t’alarmer, car d’être au pré de toi me rend plus fort et me redonne envie de me battre.
Je veux connaitre mes petits-enfants, je veux être là à leurs côtés, et surtout je veux contribuer à leur léguer un monde meilleur.


Le Bellator se baisse et dépose sa main sur le ventre de sa fille, puis ferme les yeux.
Ce geste est intense pour cet homme tant habitué aux combats.
Quoi de plus merveilleux que de sentir la vie naitre de sa propre fille.
Puis il ouvre les yeux, et regarde ému sa belle.


Je suis un homme comblé, et je n’arriverai jamais à rendre au très haut, un centième de ce qu’il m’offre en faisant le bonheur de ma famille.

Il sourit

Alors, tu veux que je te parle de mes charges.
La chevalerie me demande beaucoup d’investissement, car comme tu le sais, je suis responsable du renseignement de l’OCF et Second du chevalier questeur à Rome, au siège des saintes armées.
Organiser tout cela et me battre pour prévoir et sauver ainsi les vies de mes frères et sœurs est une lourde charge, bien passionnante.
Du côté de l’inquisition, je suis toujours inquisiteur, et j’ai déjà été envoyé sur plusieurs affaires.
C’est un travail très intéressant, qui me demande beaucoup d’implication, car devoir juger au nom de dieu, est une chose qui ne peut que demander rigueur et foi.
Voilà ma fille pour ma vie.


une courte pose et de reprendre

Par contre, revenant aux Corsu, que ce passe-t-il avec ton frère ma belle, pourquoi est-il ainsi, toujours en conflit avec les gens qui l’aime, toujours en provocation. Il change d’avis comme de chemise, et en veut à la terre entière de ces mauvais choix ? je n’ai jamais réussi a avoir la moindre discussion avec lui.
J’ai voulu lors de ton mariage parler avec khy, dont j’ai fait la pastorale à loches, mais elle n’a pas souhaitée me parler. Je pense qu’elle doit m’en vouloir aussi comme ton frère, mais de quoi ? je n’en sais rien.
Enfin, excuse moi, ce n’est pas le moment pour parler de ces choses là.
Parle-moi de ton époux ma belle, son caractère, son histoire, je veux tout savoir de cet homme qui fait le bonheur de mon âme.


Souriant et tenant a nouveau sa main, il la regarde dans les yeux.
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Severin de Volvent

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MessageSujet: Re: Quand un Corsu visite sa fille et son gendre   Jeu 19 Juil - 19:00

L'epoux déambulait dans les longs corridors de Montpipeau.
Il venait de finir de faire les comptes pour engager les travaux de réparation du château de Bréméan ou il prévoyait un déplacement.
D'ailleurs il proposerait bien à son épouse de l'accompagner.
Il se le nota pour lui même.

Il pensait avoir le temps pour discuter un peu avec Gabriel et Charles, mais Maturin lui avait fait savoir que son beau père était arrivé.
Il était surpris et n'exprima pourtant envers son valet qu'une froide colère.
Il aurait du se trouver aux portes de Montpipeau pour accueillir lui même le parent le plus proche de son épouse.

Aussi se hâtait il autant que lui permettait sa fragile constitution et arriva enfin devant la porte qu'il poussa doucement.


- Le bonjour...

Il avait parlé avec douceur avant de s'avancer.
Il observa Davia au pied de son père.
Il s'en voulut, peut etre aurait il du frapper, s'annoncer, ne pas les interrompre.
Il fronça les sourcils alors même qu'il essayait de sourire.
Il avait en face de lui l'homme qu'il n'avait pu qu'entrevoir le jour ou il épousait Davia.
Il aurait souhaité avoir plus de temps afin de faire connaissance, il aurait souhaité lui faire sa demande avant le mariage... mais le temps jouait contre eux.


- Davia... Père.

Il y avait longtemps qu'il n'avait plus appelé personne ainsi.
Son père était décédé alors qu'il n'avait que dix ou douze ans... Puis il y avait eu son maître au monastère ou il avait prévu de finir ses jours avant que sa vie ne prenne un tournant irrémédiable.


A présent il y avait le patriarche Corsu.
Il inclina la tête poliment.

- Pardonnez moi. Je ne voulais pas vous interrompre...

S'il n'était pas aussi pâle on eut pu voir qu'il était embarrassé.

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sampieru corsu

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MessageSujet: Re: Quand un Corsu visite sa fille et son gendre   Jeu 19 Juil - 21:24

Le chevalier regardait tendrement sa fille, en attendant qu'elle réponde, quand soudain, un jeune homme fit irruption dans la pièce.
Au Bellator de lever la tête et de reconnaître son gendre, qu'il n'avait vu que lors du mariage.
Quelle chose étrange pour un inquisiteur, si a cheval sur les traditions que de ne pas avoir connut son gendre avant qu'il n’épouse sa fille, mais rien d’étrange chez les Corsu.

Il est de coutume de dire que les corses sont des coeurs ardents, ayant besoin d'aimer et d'haïr avec passion, et cette phrase semble avoir été dictée par un Corsu.

Tout va très vite dans leurs vies parfois malmenées, mais tant que cela apporte le bonheur, le protocole peut aller voir a Croce si les Corsu y résident toujours.

Le missus lâche alors délicatement les mains de sa tendre fille et se redresse avec grande précaution pour ne pas bousculer la futur maman.

Une fois debout, il le regarde en souriant, de sa grande taille en espérant que ses cicatrices et son regard noir ne lui donne pas un air trop sévère.

En entendant le mot père, le coeur du corse se mit a frémir, car jamais une voix d'homme ne l'avait appelé ainsi, car même s'il a un fils, celui là n'est malheureusement pas très proche de son pabbu.

il lui tend alors sa lourde main en le regardant droit dans les yeux,

Salute Fils, heureux de faire enfin la connaissance de celui qui fait mon bonheur...

Il attend que son gendre lui prenne la main, pour lui donner une franche accolade, lui signifiant ainsi qu'il est un Corsu à present...
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Davia_corsu

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MessageSujet: Re: Quand un Corsu visite sa fille et son gendre   Jeu 19 Juil - 21:51

Elle s'apprêtait à répondre à son père. A lui redire son bonheur qu'il soit venu jusqu'à Montpipeau, à lui parler de Séverin, de son côté taciturne, peu sociable, de la tendresse qu'il cachait derrière son aspect froid.
A lui parler de son frère, de leurs différences, de l'incompréhension car, elle non plus, elle ne s'entendait pas avec lui. Il n'avait jamais répondu à ses lettres et au fil du temps, elle s'en était sentie meurtrie.
A lui parler de Khy, lui confier ses blessures, ses douleurs et la peur qu'avait Davia pour sa jeune amie, future maman, elle aussi. Mais elle n'en eut pas le temps.

La porte s'était ouverte et la jeune fille assise par terre, regarda son mari qui entrait dans l'intimité des Corsu. Elle lui sourit, tendre et ravie. Il faisait concrètement son entrée dans le clan, bien que le jour du mariage ait été l'entrée officielle.
Elle laissa à son père le loisir de se lever et de l'accueillir, lâchant sa main à regret, elle se leva lentement, prenant appui sur le fauteuil. Bien que ses rondeurs se voient peu, l'enfant la fatiguait beaucoup et elle faisait tout pour se ménager.

Radieuse, elle s'approcha des deux hommes de sa vie. Comment Séverin réagirait face à la simplicité et à la chaleur de son Pabbu? Se comprendraient-ils? Ils étaient si différents...

Elle vint se placer près du Renart, lui lançant un regard engageant. Il lui suffisait de se laisser porter. Elle savait que son père l'aimerait, comme s'il était son propre fils. Elle en était fière. Fière d'être l'enfant d'un tel homme, plein de bonté, pétri d'un honneur et d'une justice que les plus Grands pouvaient lui jalouser. Fière d'être l'épouse d'un homme profond, digne, au coeur immense dessous ses dehors froids.

Emue, elle l'était, sa gorge se serra et son sourire illumina son visage. Son bonheur était total.
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MessageSujet: Re: Quand un Corsu visite sa fille et son gendre   Jeu 26 Juil - 0:18

Le renart était légèrement tendu et conservait la naturelle distance qu'il aimait à mettre entre le monde et lui.
Pourtant lorsque sa fragile silhouette se confronta a l'imposante carrure de son beau père le renart se trouva troublé, ne sachant pas bien quelle attitude adopter.
Son regard chercha ainsi l'aval de son épouse.
Il connaissait peu l'homme en face de lui pour ainsi dire pas du tout.
Il ignorait tout de ses principes, de ses coutumes, et de ce qu'il pouvait penser de l'homme qui n'était même pas venu lui demander en personne la main de sa fille.

Pourtant dans le regard avenant de Davia le renart sait qu'il lui faut se laisser aller.
Dur exercice pour qui connait la personnalité du mélancolique.

La main crispée est pourtant tendue à la rencontre de l'imposante du beau père. Le regard est soutenu , métallique mais moins froid qu'a l'accoutumée et l'accolade ainsi acceptée, même si le frêle corps est mis à rude épreuve.

- Soyez le bienvenu chez nous...

Car même si Montpipeau appartenait à Kéridil et Della, Severin apprenait tous les jours a s'y sentir chez lui, auprès de son épouse, tant qu'il pouvait la garder avec lui.

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MessageSujet: Re: Quand un Corsu visite sa fille et son gendre   Jeu 26 Juil - 2:11

Le Bellator regarde droit dans les yeux son gendre, et esquisse un large sourire quand ce dernier accepte l'accolade.

Je te remercie pour ton accueil, et je suis très touché par le fait que tu es accepté mon accolade.

Toujours tres droit,

beaucoup de gens en ce royaumes n'aiment pas ce coté tactile des corses, et je trouve toujours agréable de rencontrer des personnes ayant le courage de forcer leur nature.
Donc merci.


il balaie du regard la grande piece,

et si nous prenions place pour apprendre a nous connaitre.

Car si je t'aime deja comme un fils, mon cher severin, j'aimerai que nous nous en disions un peu plus sur nous.
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Davia_corsu

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MessageSujet: Re: Quand un Corsu visite sa fille et son gendre   Ven 27 Juil - 18:04

Le bonheur de la jeune femme était total. Son père et l'homme qu'elle aimait, réunis, là, auprès d'elle. Que rêver de mieux? Elle aimait la discrétion de son père, il ne lui avait jamais posé de question sur Charles, il n'avait pas émis l'ombre d'un commentaire lorsqu'elle lui avait annoncé qu'elle comptait épouser Séverin qu'il ne connaissait ni d’Ève, ni d'Adam. Il l'avait soutenue, il avait acquiescé à tous ses choix et, l'espace d'un instant, elle se dit qu'elle avait été injuste avec lui et elle se reprocha ses peurs. Elle aurait du lui confier la mort de Charles, la grossesse... mais au final, ses choix eussent été les mêmes, car elle se rendait compte qu'elle n'aurait finalement pas pu en épouser un autre que le Volvent. Chaque jour qui passait lui confirmait ses choix, et les doutes qu'elle avait pu avoir au début, la passion folle qu'elle avait eue pour le Warenghien, s'estompaient un peu plus à mesure que le temps passait.

L'instant était à la fois étrange et magnifique. Elle aimait la simplicité de son Pabbu et son grand coeur. En quelques secondes, il avait fait de Séverin son fils. Le tutoiement était là, preuve de la proximité du lien qui les unissait dorénavant. Séverin devait en mesurer toute l'importance, même s'il ne devait pas encore comprendre toute la portée de ce que cela signifiait. Elle aurait cru épouser un guerrier, fier combattant au sang chaud, comme son père; elle avait épousé un administrateur, homme de l'ombre, silencieux et taciturne. Et pourtant, ils n'étaient pas si différents...

Prenant le bras de son père, elle l'entraîna à nouveau vers les fauteuils, lançant un regard entendu à son mari.

Elle n'osa rompre le charme et laissa Séverin commencer à parler de lui, bien qu'elle sache que l'exercice n'était pas le plus aisé pour lui. Comprenant qu'il pouvait avoir quelques difficultés à se lancer, elle lui fit un sourire complice, s'adressant à son père.


Figurez-vous, mon très cher Pabbu, que Séverin et moi nous complétons à merveille, je manie l'épée, il manie la plume et les finances et il m'aide même dans ma tâche de chapelaine! N'est-ce pas merveilleux de pouvoir ainsi compter sur son époux?

La perche était lancée, à Séverin de l'attraper.
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MessageSujet: Re: Quand un Corsu visite sa fille et son gendre   Mer 1 Aoû - 18:46

Le renart cachait tant bien que mal le peu d'aise qu'il ressentait.
Il avait peut être marqué un point en acceptant l'accolade, et il eut préféré être de ces hommes tels le bellator, capables de s'exprimer aussi bien physiquement que verbalement, avec chaleur et verve.
Il regarda Davia, allait il la décevoir par son attitude qui contrastait autant ?

Il essaya un sourire qui s'avéra crispé et hocha la tête alors que son beau père le remerciait.
Il laissa Davia le conduite aux fauteuils et s'installa à son tour le regard variant entre l'imposant beau père et la jeune épouse qui tentait de le rassurer ?
Parler de lui ?
Avait même t'il pris le temps de le faire avec son épouse ?
Si ce n'étaient leurs lettres, et leurs occasionnelles discussions, lui avait il vraiment parlé de lui ?
L'exercice était difficile.
Elle lui tendait une perche mais serait ce suffisant ?
S’éclaircissant la voix pour y insuffler un peu plus de chaleur il tenta une réponse.


- Eh bien il est vrai que Je ne suis pas homme d'armes et je n'ai de cesse de clamer mon admiration pour le parcours de Davia que j'essaie d'encourager au mieux...

Il s'arrêta et la regarda. Elle était si jeune...

- Sa fonction de chapelaine a Montpipeau me permet de gouter un peu plus à sa présence et la garde ainsi des dangers des champs... et j'ai la chance moi même d'avoir été nommé par le Duc mon cousin, intendant de ses terres. Nous pouvons ainsi goûter au confort et à la tranquillité du château. Notre fils pourra alors naître dans les meilleures conditions...

Détourner l'attention...
Il était habile à cela le renart.
Il savait que Davia s'en était confiée à son père.
Il la regarda, il ne sourit pas, mais ses yeux brillèrent d'un éclat particulier.

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MessageSujet: Re: Quand un Corsu visite sa fille et son gendre   Dim 9 Sep - 18:11

Le corse prend place et écoute attentivement chaque parole des deux jeunes amoureux.
Le bellator voit bien que severin est d'un temperament introverti, tres introverti, ce qui fait apprecier d'autant plus la spontanéité dont il a du faire preuve pour accepter l'accolade.
Le guerrier ne souhaite pas passer pour un homme de guerre melant culot a impolitesse comme beaucoup des grognards de son age, alors il cessera les contacts physiques et autre "mon fils" pour la journée.


Le domaine parait magnifique et à voir la qualité de vos appartements, je comprend sans peine que les maitres des lieux sont des personnes de coeur.
Cela me ravi, de savoir ma fille avec vous severin, icelieu.


il respire profondément, balayant le lieu du regard, puis regarde de nouveau severin.

Comment vous etes vous connu avec Davia ? cela fait longtemps je sais ...
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MessageSujet: Re: Quand un Corsu visite sa fille et son gendre   Mer 3 Oct - 3:01

Aux paroles du corse, le renart toujours peu loquace se contenta de hocher de la tête en approbation.
Il n'y avait rien à ajouter sur le fait que Montpipeau était de toute évidence une très belle demeure. Peut être s'il avait été chez lui , dans le sens ou cela aurait été sa demeure, aurait il relevé le compliment, argumenté ou relancé. Mais il n'en était rien.

La question qui suivit illumina quelque peu le regard eteint.
Il passa le regard sur Davia puis sur son beau père, ramené soudainement bien des mois auparavant.


- Un printemps... c'était un printemps.

Il y avait de l'absence dans sa voix. Le regard soudainement dans le vague, le renart n'était plus à Montpipeau. Il était dans l'alcôve de la sainte Chapelle, dans un havre de paix dans la fourmilière de Paris, ce lieu de prière ou pensait il, avec du recul, sa vie avait basculé dans la grâce, dans l'espoir d'un avenir moins terne que celui qu'il s'imaginait.

- A paris. Nous nous trouvions tous deux à la Sainte Chapelle.

Était ce par pudeur ou par désir égoïste de conserver ce souvenir intact de toute transmission orale, que le renart s'en tint a une réponse aussi concise ? Il n'aurait su le dire lui même. Une fois de plus le regard métallique se posa avec douceur sur l'endormie de la Sainte Chapelle devenue depuis son épouse.
Dieu qu'il avait eu de la chance...



[ Desolé pour le retard. j'étais en vaccances. ]

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MessageSujet: Re: Quand un Corsu visite sa fille et son gendre   Ven 5 Oct - 16:45

le corse est tout sourire en regardant le couple.

je suis heureux de savoir que votre histoire est une réelle histoire d'amour.

il s'adresse de nouveau au jeune homme qui semble plutôt réservé.

Alors, qu'aimeriez connaitre de mon histoire ou de celle de notre famille ?

Car un jour vous devrez expliquer a votre enfant qui était le vieux Corsu.

Il sourit
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MessageSujet: Re: Quand un Corsu visite sa fille et son gendre   Sam 6 Oct - 0:04

La brune Blanche écoutait, sage et silencieuse, l'échange entre les deux hommes de sa vie. Elle aimait la pudeur de Séverin. Pourtant, elle, si volubile, était bien différente, mais elle trouvait son équilibre à le voir si réservé, elle aimait son silence.

Assise auprès de son père, elle posa la tête sur son épaule, fixant son mari, esquissant un léger sourire. Elle passa sa main sur la joue ridée de son paternel.


Oh oui Pabbu, racontez-nous, racontez encore! J'aime tant vous l'entendre dire! Parlez-nous de la Castagniccia, parlez-nous de la vie là-bas, sur notre île! Parlez-nous aussi de la Gascogne, parlez-nous de ma mère et de vous!

Les yeux brillants, tant par l'émotion que par le bonheur, la Blanche rayonnait. Elle adorait écouter son père, cela lui rappelait les longues soirées d'hiver à Chavonnière, lorsqu'au coin du feu, il lui contait leur histoire. Chaque mot était gravé en elle et dans son imaginaire encore enfantin, tout un monde s'était créé peuplé de mythes et de légendes, les Corsu en étaient rois. Rois de cette île lointaine qu'elle ne connaissait pas. Son père, vaillant guerrier, triomphait du mal, toujours. Le souvenir de ses rêves d'enfant, de ce père adoré, de cette mère détestée à qui elle en avait tant voulu de l'avoir abandonnée.

Elle regrettait tant de choses, de n'avoir pas grandi entre ses deux parents, d'avoir si peu connu cette mère si mystérieuse. D'avoir retrouvé son père si tard, alors qu'elle n'aspirait qu'à être auprès de lui. Mais certaines choses, elle ne les regrettait pas. Le temps passé auprès des Villandry et puis les retrouvailles avec son père et la place que d'un coup, il avait prise, plus seulement comme un mythe, mais comme un père de chair et d'os.

Les yeux rivés sur son Pabbu, elle attendait, impatiente.
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MessageSujet: Re: Quand un Corsu visite sa fille et son gendre   Lun 8 Oct - 21:31

Il prend une grande respiration et se lance dans son histoire, qu'il va raccourcir au maximum, omettant volontairement de nombreux passages.

Je suis né dans un petit village nommé « A croce d’ampugnani » dans la pieve de castagniccia.
Une pieve est une seigneurie, et croce en est le chef lieu.
La Castagniccia, est une châtaigneraie située en haute montagne, considéré comme la région la plus riche de l’ile de corse.
J’ai grandis dans l’amour de mes parents.
Mon père, Antonu Maria Corsu était baron de notre pieve, s’était un homme robuste et vaillant, n’ayant jamais été instruit qu’aux valeurs traditionnelles. Il ne savait ni lire ni écrire mais était un homme honnête, d’une foi franche, et surtout un homme bon.
Ma mère, Daria, belle comme le soleil, éblouissait par son sourire.
De grands cheveux noir, des yeux noisettes, toujours très apprêtée, elle était très éduquée et adorait lire et écrire.
Je m’asseyais sur ses genoux, à côté du feu, et elle me racontait l’histoire de notre famille, les légendes de notre terre. Un soir de noël, elle m’a appris a signer l’oghju, la prière contre le mauvais œil. Elle était de ces garants de ceux que devrait toujours être l’humanité.
Très pieuse, elle rêvait de voir son fils aîné devenir membre de l’église aristotélicienne, mais malheureusement, elle décédera avant de savoir qui je suis devenu.
Je dois ma force physique, du moins, je devais ma force physique a mes parties interminables de chasse au sanglier, sur les reliefs escarpés de notre domaine.
Du san petrone, montagne qui surplombe l’Ampugnani, on apercevait la mer.
Cette étendu d’eau m’intriguait.

J’avais tant entendu parler des envahisseur venu de Mare Nostrum, que je pensais que tout a l’étranger était mauvais. Alors ce bleu était pour moi, le bras protecteur qui nous gardais, nous corse, et ralentissait les attaques, nous permettant de nous défendre.
Une année, alors que j’étai devenu un homme, mes parents me demandèrent de quitter la corse pour servir le pape et apprendre pour revenir plus fort et plus éduqué.
J’ai donc quitté ma terre, et ce que je ne savais pas, pour ne plus y retourner.
Avec moi, un » ligate per sempre », une vendetta de châtaigner noir et une pierre, un cailloux qui semble normal, mais qui pour moi est un trésor. Une pierre de ma castagniccia, ramassée en haut du san petrone.


il la sort alors de sa poche et la serre dans sa main couverte des cicatrices de la vie d'un grognard.

Débarqué a Ceccina, sur la cote toscane, j’ai entrepris le voyage a Rome, ou j’ai appris la science des armes, mais le destin me poussa a quitter cette terre, pour rejoindre le royaume de France, et le découvrir.
J’ai traversé le sud du royaume et ai découvert baiona.
La Gascogne fut un coup de foudre pour moi et j’y ai posé mon balluchon.
J’étai ce que l’on appel, un homme a femme, et je dois reconnaitre que j’ai eu nombre de maitresse.
Désireux de mettre ma science des armes au service de la Gascogne, j’ai intégré l’ost.
En quelques semaines, je suis devenus cavalier et responsable de la formation des novices.
J’y ai rencontré un homme, qui deviendra par la suite mon ami et le parrain de davia.
Le Sergent Amyr.
Nous avons combattu ensembles et surtout avons pris des cuites inimaginables, eh oui, les corses aiment la fête, tout comme les gascons.
En juin 1457, une troupe de rebelles guyennais pénètre en Gascogne et occupe labrit.
La Gascogne entre en guerre et deux armées vont libérés labrit.
L’on me confie la tête de la lance de Bayonne.
Sous mes ordres, sept gascons dont deux jeunes gasconnes.
Agnia et Pyrotess.
La jeune Agnia était d’une beauté sans pareil, mais était promise a un mercenaire hérétique de l’advocate diavoli, dirigé par Sancte et xenac .
Je suis tombé sous son charme, et n’ai pu m’empêcher de lui faire la cours.
Un soir , à labrit, nous nous sommes declaré notre flame et avons fait ce qui donnera naissance neuf mois plus tard a l’amour de ma vie.
Toi ma fille.
Ce soir là fut marqué par une petite aventure, qui marquera sans le savoir, la fin de ma relation avec agnia. Et je ne l’ai compris que dernièrement.
Alors que nous étions en plein ébats avec agnia, Sancte, l’hérétique chef des mercenaires est entré dans la taverne.
Agnia fut troublée et foudroyée par la peur que Sancte dévoile a son fiancé qu’elle avait un amant.
Elle decida le lendemain d’attendre son fiancé et de respecter son engagement.
A-t-elle subit une pression des advocate, personne ne le saura jamais.
Le lendemain, suite a la bataille de labrit, je rentre victorieux à Bayonne avec ma troupe, sans agnia, partie avec les mercenaires.
Dans ma troupe, une jeune noble, dame de genté en Périgord , me propose de prendre la tête de sa garde. Cette femme se nommait Pyrotess la rose.
J’ai accepté et l’ai suivie.
Quelques mois en Périgord, et la Gascogne me manquait déjà, ma volonté de quitter le perigord mit fin a ma relation professionnelle avec genté et ma relation amoureuse avec la noble.
J’escorte alors amyr qui rentrait sur la Gascogne et je rejoins labrit.
Arrivé en labrit, agnia m’écris et me dis avoir été répudiée par son fiancé car elle était enceinte.
Enceinte de moi.
Nous décidons de nous rejoindre a Bayonne.
Pyrotess m’apprend au même moment qu’elle est enceinte de moi.
Je décide donc, d’attendre la naissance des enfants, de les reconnaitre et d’épouser agnia a ce moment.
Mauvais choix.
Les deux femmes entrent en une jalousie terrible et agnia s’en prend a mon amie Anna , ainsi qu’a tous mes proches.
Pyro quand a elle, m’annonce que je ne reconnaîtrai jamais ses enfants car je ne suis qu’un roturier.
Mes deux fils, jumeaux décèderont de l’accouchement et sont enterrés à Genté.
Agnia quand a elle, donnera naissance a ma douce Davia.
Je reconnais ma fille et choisis son doux prénom.
Quelque temps après, agnia disparait, pour finalement m’écrire, et me signaler qu’elle a perdu Davia dans une taverne.
Je t’ai cherché partout ma fille, mais rien n’y faisait, tu étais introuvable.
Pendant cette épopée sentimentale, amyr et moi avons tenté d’intégrer l’ordre des chevaliers francs.
Alors que j’etais accepté, Amyr fut refusé.
Nos chemin d’éloignèrent pendant quelques temps, jusqu’à ce qu’un jour, il m’écrive pour me dire qu’il avait retrouvé Davia, et qu’elle vivait chez les Villandry à loches en Touraine.
Ce jour-là restera un des plus beau de ma vie, après la naissance de Davia.
Je ne pus que m’empresser de lui écrire et reprendre contact pour plus jamais la quitter.


il fait une pause et reprend

Je ne peu terminer sans parler de ta mère, Agnia.
Elle était une rebelle, rejetant toute autorité et choisissant toujours le chemin de la folie a celui de la raison.
Mais j'ai aimé ta mère et tu es le fruit de notre amour.
Mon sang est mêlé au siens, et coule dans tes veines.
Elle était doté d'une beauté éblouissante, et de ce petit quelque chose qui faisait se retourner tout les hommes sur son passage.
Je sais que les " SI" justifie beaucoup, mais si elle m'avait suivit, rompant ses fiançailles avec l’hérétique, notre vie a tout trois aurait été différente.
Et le pire dans tout cela, est qu'elle ne m'a pas suivit pour préserver son honneur.
Je suis parti et elle m'a définitivement perdu.
Ta mère était une femme merveilleuse Davia, mais elle s'est égarée.

Je ne parle pas d'Anna volontairement car tu sais a quel point je suis amoureux de mon épouse, et si je n'en parle pas, c'est pour ne pas occulter qu'un jour j'ai aimé ta mère et que tu en es le fruit.



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MessageSujet: Re: Quand un Corsu visite sa fille et son gendre   Mar 9 Oct - 0:54

La Blanche s'installa, les écoutilles pendues aux lèvres de son père. Elle ne voyait plus que lui et à chaque intonation de sa voix, ses yeux brillaient un peu plus. Elle ferma les yeux essayant d'imaginer, ces lieux dont elle avait tant entendu parler: A croce d’Ampugnani, le San Petrone, les châtaigniers de Castagniccia...
Ces gens, son sang, dont elle imaginait les traits. Ce grand-père qu'elle voyait rude mais juste, au visage émacié. Cette grand-mère, Daria, qui portait un nom tellement semblable au sien, au port altier et au teint matifié par le soleil de l'île.

Au fur et à mesure de l'histoire racontée par son père, la brune sentit l'émotion la gagner. Cela lui faisait toujours un sensation étrange quand son père parlait de sa vie avec sa mère et puis de cette Pyrotess. Elle serra les dents. Cette femme avait aussi été la compagne de Fallgor. Et fatidiquement, ses pensées la ramenèrent à l'amour envolé. Elle pâlit légèrement, crispant un peu sa main sur sa comparse. Comme elle avait mal lorsqu'elle y pensait, comme si une lame lui transperçait le coeur et l'empêchait de respirer. Elle ferma à nouveau les yeux, se concentrant sur le récit de son père, sur Agnia, sur son cher parrain, disparu trop tôt. Son sourire revint et elle lança un regard tendre à Séverin. Ce que son père narrait là, c'était le passé de leur enfant, c'était ce qui était constitutif de son être. Elle posa doucement sa main sur le bras de son père, regardant la pierre qu'il maintenait toujours dans sa main.

Elle devait tout à son père, le sens de l'honneur, l'amour de la terre, la force d'être exilée, la noblesse de coeur, bien plus riche que n'importe quelle noblesse. Il lui avait inculqué chacune de ses valeurs, unes à unes et elle lui en serait éternellement reconnaissante. Aujourd'hui où elle-même portait la vie, elle espérait être suffisamment à la hauteur pour transmettre autant de merveille à cet enfant, avec l'aide de Séverin, tout était possible...

Elle essuya furtivement un larme, et sourit avec tendresse au chef de famille.


Pabbu, vous n'avez jamais essayé de vous réconcilier ma mère et toi? Plus tard, avant qu'elle ne meurre? Je me souviens quand elle m'écrivait, elle semblait brûler d'un amour fou pour vous. C'était si étrange...

La Blanche n'avait jamais compris sa mère, mais plus les années passaient, plus elle prenait conscience qu'elle n'avait jamais vraiment cherché à la comprendre, s'emmurant dans son idée fixe qu'elle l'avait volontairement abandonnée, parce qu'une enfant, c'est encombrant pour une mercenaire. Petite, elle avait toujours secrètement espéré que son père et sa mère se réconcilieraient, que l'amour serait plus fort, et qu'ils pourraient enfin vivre ensemble, tous les trois, pour se rendre compte avec désillusion que c'était impossible. Elle en avait toujours voulu à Agnia, pour tout, mais au fil du récit de son père, d'Amyr, même de Namay, elle avait compris qu'elle jugeait sa propre mère et qu'il lui fallait faire fi de ses rancoeurs, malheureusement trop tard... La pétillante gasconne avait trépassé dans l'ombre et le sang.
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MessageSujet: Re: Quand un Corsu visite sa fille et son gendre   Mar 9 Oct - 16:45

C'est la première fois que le corse a cette discussion avec sa fille, et il connait l'importance de celle ci.
On a coutume de dire qu'un être sans histoire est un être sans avenir.
Et Sampieru n'a eut de cesse, d’éviter cela a sa descendance.
Les Corsu ont une histoire, et tous doivent la connaitre.

il regarde sa fille avec cette passion qui définit tant le grognard de la sainte église.


Citation :
Pabbu, vous n'avez jamais essayé de vous réconcilier ma mère et toi? Plus tard, avant qu'elle ne meurre? Je me souviens quand elle m'écrivait, elle semblait brûler d'un amour fou pour vous. C'était si étrange...

Tu sais ma fille, que ta maman était une être compliqué.
Jamais je n'ai connus de personne aussi ambivalente.
Quand je suis revenu du Périgord, elle voulait que nous formions un couple, mais j'ai voulu attendre que pyro accouche.
Ce jour là, en prenant cette décision j'ai réellement scellé notre séparation.
Elle est entrée dans une jalousie frénétique, s'en prenant a tous et toute.
Un processus d'auto destruction, comme si elle voulait crier au monde, que sans son Corsu, la vie ne méritait pas d'être vécue.
Le problème est que chaque fois qu'elle se suicidait un peu plus, elle s’éloignait de moi.
Tout ceci ma fille, a empêche que nous formions un couple réel.
J'ai tenté, je gardais le contact, jusqu’à ce qu'elle te perde en taverne.
Pour moi c’était impardonnable.


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MessageSujet: Re: Quand un Corsu visite sa fille et son gendre   Mer 10 Oct - 2:28

Le renart écoutait.
Etonné comme choqué, son regard était légèrement hagard.
La facilité qu'avait Sampieru de conter une histoire ou tant de choses se mêlaient, entre impudeur, mœurs légères et actes répréhensibles par la morale, il y avait pourtant quelque chose de beau et de fort, la passion , l'honneur et aucune once de regret du moins le pensait ainsi le renart.

A chaque passage de la vie de l'imposant corse, le renart entrevoyait à la fois les qualités et les travers de l'homme et entrevoyait la genèse de son épouse.

Il redouta alors qu'il lui fut demandé de conter à son tour et de cette manière son existence un jour.
Sans doute l'histoire des Volvent était elle moins chevaleresque, moins romanesque.

Si le corse souhaitait par là léguer à sa descendance l'histoire d'une famille, le renart s'étonnait quant à lui de la sincérité dont il faisait preuve. Sans vouloir dissimuler par belles paroles ses actes, sans vouloir les sublimer ni les tourner d'une manière plus acceptable ou plus convenable , il se livrait entier.
Le renart sut alors de qui Davia tenait sa sincérité, sa capacité à inspirer la confiance, son naturel serein et confiant. Il comprit alors que sa jeune épouse avait tiré sa force du roc corse.

Il esquissa l'ombre d'un sourire et sembla un instant absent, perdu dans ses pensées tandis que Davia poursuivait le jeu des questions.

Qu'avait il bien à demander ou à rajouter ? Lui si pudique,si peu bavard, si peu confiant...

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sampieru corsu

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MessageSujet: Re: Quand un Corsu visite sa fille et son gendre   Mer 10 Oct - 17:19

Il regarde le jeune Severin, bien conscient que l'histoire des Corsu peut être choquante.
Le corse est un homme dure ne craignant que dieu.
Il a toujours fait ses choix, les assumant et les revendiquant, même si ceux ci n’étaient pas toujours de noble facture.


Je suis conscient de pouvoir choquer par mes propos, cru et sans artifices, mais je suis un corsu.
Notre devise est "STRADA DIRITTA E CORE IN FRONTE", une route droite et un coeur au front.
Par route droite, nous entendons que rien ne nous fait dévier de notre route et que toujours nous assumons nos choix.
Le coeur au front montre notre capacité à assumer nos choix jusqu'au sacrifice ultime s'il le fallait.

Je suis bellator francus dei, chevalier des saintes armées, trois fois médaillé par Rome.
Chef du renseignement de l'ocf et second de Rome.
Lors de la croisade en Geneves contre le lion, nos armées ont été détruite. Sauf une, "ordo ab chaos" portant étendard des francs.
le chef des Saintes armées avait parlé en ces mots, quand des frères voulaient a tout prix sauver nos couleurs,
"seul un fou oserait sortir de cette cité en terrain hostile et traverser trois duchés ennemis, à la tête d'une armée vide, pour sauver un simple étendard".
Je suis un Corsu et mon honneur vaut plus que ma vie.
J'ai alors pris la route, avec mon étendard et une armée vide, pour ne pas mettre en péril mes frères, dans un acte de folie.
J'ai sauvé nos couleurs et notre honneur, car seul l’étendard Franc est rentré de Geneves.
J'ai guerroyé a travers tout les royaumes et l'empire, au nom de dieu, ou des hommes parfois.
J'ai tué de sang froid pour la gloire de notre sainte église.
Sans ma capacité a assumer chacun de mes actes, je n'aurais jamais pu justifier avec ma conscience certain de mes actes de guerres.

Si je dis cela, c'est bien pour t'exprimer l'homme que je suis.

Un serment pour moi ! est indestructible et rien, même pas la mort pourrait me faire courber l’échine et rompre ce dernier.

Au point que seul deux inquisiteurs ont été nommé en royaume de France, en dehors des dignitaires de l'inquisition.
Je suis l'un d'eux.
Rien ne me fera jamais reculer.

Je t'aime déjà comme un fils Séverin, et j'aime ma fille plus que tout au monde.
Si elle souffre ou connait un problème, je vais d'abord la protéger et ensuite seulement, je regarderai qui avait raison.
D'abord les miens, ensuite la raison !

il lui sourit alors.

Excuse ma franchise, mais je ne veux pas que tu te fasses de fausses idées sur le père de ton épouse.
Je peux te dire que le jour ou je partirai vers l'autre monde, ce sera l’âme en paix, et même la haut j'assumerai mes actes, sans courber l’échine.


Il rit legerement,

Mais attention si quelqu'un fait souffrir ma fille, je reviendrai la nuit lui tirer les pieds...

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