Maison d'Amahir



 
AccueilS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Correspondances familiales- Severin de Volvent

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Severin de Volvent

avatar

Messages : 155
Date d'inscription : 18/11/2010

MessageSujet: Correspondances familiales- Severin de Volvent    Ven 20 Juil - 18:25

Citation :
A Orantes de Volvent
De Severin de Volvent,

Mon petit cousin,

Le bonjour.
Je vous écris ce jour afin de vous remercier pour votre présence le jour de nos noces à Davia et moi. Je sais que vous fûtes là plus par amitié pour elle que par le lien familial qui nous lie.
Il ne nous a pas été donné l'occasion de beaucoup nous côtoyer, pourtant nous portons ne même nom et somme issus de la même famille et il est à ce titre dommage de continuer à nous ignorer.
J'ai oui beaucoup de bien vous concernant de la part de mon épouse, je ne vous cache pas que je me suis trouvé fort honteux de ne point pouvoir lui répondre malgré notre parenté.
Je n'ignore pas les griefs qui vous ont opposé à votre tante.
Cependant, je suis certain, que tout comme moi, et sans doute Della même si elle sait fort bien le cacher, le sang des Volvent crie en vos veines et vous pousse vers les vôtres.

Ma proximité avec Della ne dois pas être un frein à nos retrouvailles. Je la porte en mon coeur quel que soit le nom qu'elle a choisi de porter. Toute femme à sa naissance est destinée a perdre le nom de sa famille d'origine, c'est comme cela.
Je suis en outre de par mes responsabilités a Montpipeau chargé de l'éducation de votre neveu Charles-Louis, dont il me plairait de vous parler.

Si cette démarche trouve auprès de vous un écho favorable, alors peut être pourrions nous envisager une rencontre.

Dans l'attente de votre réponse, recevez mes salutations.

Qu'Aristote vous garde,

Severin Anatole de Volvent.

_________________


Dernière édition par Severin de Volvent le Mar 14 Aoû - 0:08, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Severin de Volvent

avatar

Messages : 155
Date d'inscription : 18/11/2010

MessageSujet: Re: Correspondances familiales- Severin de Volvent    Mer 25 Juil - 23:36

Citation :
D'Orantes de Volvent
A Severin de Volvent,

Mon cousin,

Il est ma foi inutile de me remercier pour ma présence lors de vos épousailles avec cette très chère Davia. En effet, depuis notre rencontre et notre collaboration à la Chancellerie tourangelle, je tiens en très haute estime votre remarquable épouse. Assurément, il serait malhonnête de ma part de dire que ma présence releva des obligations familiales et que j'eus plaisir à me rendre à Montpipeau. Je le fis uniquement pour mon amie, aujourd'hui votre femme.

Toutefois, je mentirais une seconde fois si je vous disais que je ne fus pas touché par votre missive. Vous semblez désireux de renouer le fil des liens de notre sang et cette démarche vous honore grandement. Je connais le discernement de Davia et celui que son coeur a choisi pour l'accompagner ne peut être foncièrement mauvais. Mon cousin, comme vous, je souhaite que nous puissions nous rapprocher à nouveau.

C'est aussi avec grand contentement que j'apprends de votre main que vous avez en charge l'éducation de Charles-Louis, mission qui d'ailleurs me fut refusée par le passé . J'ai hâte d'en savoir plus ce petit Volvent. Ressemble-t-il à Nabel ? Grandit-il dans le courage, l'honnêteté et la foi?
J'espère de tout coeur pouvoir enfin bientôt me présenter à lui. En l'absence de mes soeurs, il est ce qui m'est le plus cher en ce monde.

Bien à vous.
Orantes de Volvent

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Severin de Volvent

avatar

Messages : 155
Date d'inscription : 18/11/2010

MessageSujet: Re: Correspondances familiales- Severin de Volvent    Mer 25 Juil - 23:53

Citation :
A Orantes de Volvent,

Mon cousin,

J'ai fort apprécié votre honnêteté à la lecture de votre missive. Je vous remercie d'avoir pris le temps de me répondre et ainsi donner une chance à cette démarche qui semble nous tenir a cœur tous deux.

J'ai été quelque peu étranger aux griefs qui ont conduit à l'éclatement de la cellule familiale que nous formions.
Je ne souhaite me ranger d'aucun bord et j'admets volontiers que l' éducation particulière que j'ai reçu et le fait d'avoir grandi et vécu loins de la Bourgogne et loin des renarts m'a rendu quelque peu hermétique aux rapports familiaux si ce ne sont les liens que j'ai conservé avec Della puis ensuite avec ma chère sœur Ode aujourd'hui disparue.

Je suis a présent un homme marié et je serai fou si je vous disais que je ne considère pas ce simple fait comme un miracle, d'autant que j'ai la chance d'avoir gagné l'affection d'une femme aussi remarquable que Davia. Nous sommes appelés à fonder notre foyer, notre famille et je souhaite que nos futurs enfants puissent compter sur leurs parents, leur famille.

La charge qui m'a été confiée de l'éducation des enfants de Montpipeau me comble. Je mentirai si je vous disais ne pas avoir mené jusqu'ici une existence égoïste et centrée sur moi même. Je goute enfin au bonheur de servir mes semblables, ma famille, notre avenir.

Charles est un enfant remarquable. Il porte bien le nom des Volvent car je ne retrouve dans son visage et ses yeux que les traits que vous partagez avec sa mère. Il est fort discret mais attentif aux leçons. Il a émis le souhait d'apprendre l'équitation, le maniement des armes et la joute. Rien que cela.
Nous avons accueilli récemment un maître d'armes à qui j'ai donné instruction de porter une attention particulière a Charles et Gabriel qui lui aussi ambitionne de devenir plus tard chevalier.

Les deux enfants s'entendent bien, même si Gabriel est déjà plus autonome.

Avez vous des nouvelles de vos sœurs ? J'ai souvenance que Tolaine se trouvait encore en Bourgogne. Qu'en est il de Nabel ? Savez vous si elle vit encore ?

Je me rappelle avec mélancolie des rares moments qu'il nous a été donné de partager ensemble à Beaumont.
Je prie et espère qu'un jour nous pourrons retrouver la félicité de ces jours.

Qu'Aristote vous garde,

Severin.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Severin de Volvent

avatar

Messages : 155
Date d'inscription : 18/11/2010

MessageSujet: Re: Correspondances familiales- Severin de Volvent    Mer 1 Aoû - 19:24

Citation :
Mon Cousin,

A lire votre dernière missive, vous me paraissez homme de raison et de bonne foi. Finalement, votre éloignement des terres bourguignonnes fut, en effet, à n'en point douter une chance. Opportunité que je n'ai pas eu, aussi ai-je été mêlé de loin ou de près à ces conflits qui ont mené notre famille là où nous en sommes aujourd'hui. Pour autant, je ne suis pas homme à entretenir perpétuellement une rancune malsaine et stérile.

Je suis aussi bien aise que vous ayez eu la bonté de me donner des nouvelles de Charles-Louis. Lire vos mots m'a rapproché de lui par le coeur. Son goût pour le maniement des armes ne m'étonne guère tant nous connaissons le tempérament fougueux de sa très chère mère.
A ce propos, j'ai le regret de vous apprendre que cela fait voilà bien longtemps que je n'ai aucune nouvelle de mes soeurs. J'en suis fort attristé d'ailleurs.

Je voulais aussi vous faire part d'une requête toute personnelle à vous qui avez en charge l'éducation de l'enfant. J'aimerais que vous évoquiez avec lui un tant soit peu l'existence de sa mère et pourquoi pas aussi la mienne. Je ne voudrais pas que Charles-Louis grandisse dans l'amertume et le ressentiment à l'égard de sa famille la plus proche. Dites-lui, si vous estimez cela bienfaisant pour lui, que son oncle Orantes pense à lui très souvent et qu'il viendra le voir dès que possible afin que nous fassions connaissance.

Avec toute ma reconnaissance pour ce que vous faites pour l'enfant
Bien à vous

Orantes

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Severin de Volvent

avatar

Messages : 155
Date d'inscription : 18/11/2010

MessageSujet: Re: Correspondances familiales- Severin de Volvent    Mar 14 Aoû - 0:10

Citation :
Mon cher Cousin.


Comment allez-vous, toi et Davia ?

Pardon de rester sans te donner de nouvelles, mais je suis un peu malade et je prends beaucoup de repos.

Cet état, ainsi que le temps qui passe, m'ont incitée à mettre à jour mes affaires.
Ainsi, j'ai envoyé mon testament à la Hérauderie afin qu'il soit enregistré.
Je n'ai pas encore de réponse.
Cependant, je t'en fournis copie puisque j'ai fait de toi, mon exécuteur testamentaire.

Je suis heureuse de te savoir auprès de nous, sache-le.

Que le Très Haut te protège.

Della.



Citation :
Ma chère cousine,

Je reçois de tes nouvelles avec plaisir.
J'ose espérer que le mal dont tu souffres n'est pas trop grave et je prie pour ton rétablissement prochain.
Tu te donnes beaucoup et il est normal de songer enfin à prendre du repos.

Montpipeau est calme, les enfants profitent de l'été tandis que Davia et moi les regardons avec bonheur.

Je prend note de ton testament que je m'en vais sceller de ce pas pour ne le ressortir je l’espère que dans de nombreuses années. Il m'est un honneur sache le de recevoir la confiance que tu places en moi.

Je profite de cette missive pour t'apprendre la grossesse de Davia. Je sais qu'elle aurait préféré te l'annoncer de vive voix, mais je me trouve impatient de partager une si heureuse nouvelle avec celle qui m'est une véritable soeur.
Cette nouvelle apporte son lot de bonheur et de craintes.
A ton retour, j'espere que nous pourrons discuter, afin que je me prépare au mieux à la paternité qui m'attends.
Il faudra que je songe à informer le duc mon cousin. Je t'en prie ne lui dis rien, il pourrait s'en sentir froissé.

Davia se repose, j'y veille. Le moment venu elle aura sans doute besoin de conseils. J'espere que ton état de santé te permettras d'etre à nos côtés.

Sur ce je te laisse.
Je prierai pour toi.
Qu’Aristote te garde.

Severin.

Citation :
31 aôut 1460.

Cher Séverin, mon Cousin,

Le bonjour te va.

Me pardonneras-tu d'avoir autant tarder à répondre à ta dernière missive ?
Comme je l'espère !

La nouvelle que tu m'y annonçais m'a remplie de joie, pour vous deux. Je suis tellement heureuse que déjà votre mariage soit ainsi béni.
Es-tu heureux, toi aussi ? Voilà que par toi, notre nom portera encore des fruits.
Comment se porte Davia ? Pas trop mal ? Qu'elle se repose surtout et il faut que tu lui interdises de quitter Montpipeau, elle a besoin de prendre soin d'elle, et pas d'aller guerroyer ! Mais je sais que tu veilles sur elle.
Je serai là, au besoin, je te le promets.
Félicite Davia pour moi, veux-tu ?

Je voudrais te rassurer sur mon état de santé, rien de grave.
Je suis moi aussi enceinte.
Cette nouvelle, tu t'en doutes, est absolument merveilleuse, pour Kéridil et moi. Tu sais que pendant longtemps, j'ai pensé ne jamais pouvoir enfanter. Donner le jour à Clément fut comme un miracle, alors, pouvoir lui donner une fratrie, c'est bien plus encore !

Nous sommes à Paris, pour quelques jours, chez le Prince Charlemagne.
Le roi désire recevoir Kéridil, j'espère qu'il ne s'agit pas d'ennuis.
Ensuite, il y a le mariage d'Akane auquel je ne suis pas encore certaine d'assister tant cette union me répugne !
Après cela, je pense repartir en Bourgogne et j'espère que Kéridil m'accompagnera, il a besoin de calme et se repos. A Seignelay, les vendanges battront leur plein et cette ambiance de fête et de réjouissance lui serait bénéfique.
Kéridil avait aussi envisagé de descendre dans le sud, en Languedoc, où nous venons de séjourner pour les joutes du Tournel. C'est vrai qu'il fait doux là-bas et que l'hiver y serait sans doute plus agréable qu'en Bourgogne où le froid est parfois si mordant.
Peut-être pourriez-vous nous accompagner, Davia et toi. Nous en reparlerons.
De toute façon, ce ne serait qu'après le mariage d'Aranelle, ma filleule, qui doit avoir lieu en septembre. Ainsi j'aurais aussi le temps de veiller aux vendanges et même à la mise au pressoir.
Si tu savais comme la Bourgogne me manque quand je suis ici, à Paris.
J'adore Charlemagne, mais je dois bien avouer qu'il est presque un inconnu pour moi, aujourd'hui. Il ressemble tant à Béatrice, c'en est troublant. Seul son regard est différent, mais ses traits si fins et si délicats, il est si beau.
Comme je regrette de n'avoir pu veiller sur lui comme j'aurais du. Il aurait sans doute eu meilleur caractère. Mais c'est ainsi.


A bientôt, mon cher Séverin.
Que le Très Haut vous bénisse.

Fraternellement,
Della
.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Severin de Volvent

avatar

Messages : 155
Date d'inscription : 18/11/2010

MessageSujet: Re: Correspondances familiales- Severin de Volvent    Sam 15 Déc - 1:47

Citation :
A Keridil D'Amahir Euphor
Duc de Chartres
Vicomte de Montpipeau
Baron de Seignelay
Seigneur de Bréméan

Votre grâce,

Recevez mes salutations.

J’ose esperer que vous vous portez bien et que le ciel vous aura épargné des dangers du champ de bataille.
Je vous félicite pour la naissance de votre fils cadet. Puisse le ciel veiller sur lui et en faire un homme d’honneur. Nous espérons vous revoir avec la duchesse bientôt en Montpipeau qui se trouve bien triste et vide.

Je viens vous entretenir de l’état de vos terres, mes précédents rapports étant tous restés sans réponse.

Je vous y informais de l’évolution positive de vos comptes.

Les travaux entrepris cet été a Bréméan sont finis, le château et en bon état et correctement chauffé pour l’hiver. J’y ai moi-même séjourné quelques jours à la toussaint.
Montpipeau se porte bien également.
Les récoltes sur vos terres sont bonnes, vos gens auront du blé pour passer l’hiver. Montpipeau fournira à Bréméan le surplus car, les gens de Bréméan ont connu une récolte mitigée. Je ne vous ennuierais pas avec les détails des chiffres que vous trouverez en annexe de la présente lettre.
Vous serez content d’apprendre que Bréméan ne connaît plus de déficit. Cependant compte tenu des temps troublés, il se peut que nous soyons amenés à payer à votre suzerain et père le prix de l’effort de guerre. Cela est prévu comme vous pourrez le constater en annexe 2.
Me trouvant seul en Montpipeau, j’ai pris la liberté de ne plus chauffer que les pièces habitées. J’ai tout de même fait constituer une réserve de bois pour l’hiver qui s’annonce rigoureux.

S’il y a d’autres dispositions que vous me voulez prendre, faites le moi savoir je reste votre humble serviteur.

Qu’Aristote vous garde.

Severin de Volvent.

Citation :
A Della D'Amahir Euphor

Ma cousine,

Qu’il fait longtemps que je n’ai pas eu l’heur de recevoir de vos nouvelles et de vous donner des miennes.
Laissez-moi tout d’abord-vous féliciter pour la naissance de votre fils cadet. J’espère que l’enfançon et la mère se portent bien. Que le ciel garde le bel enfant et en fasse un homme de bien. Kéridil doit être fier. Il vous faudra m’instruire de son prénom.

S’il m’en vient l’occasion peut être viendrai je vous rendre visite, cette chère Bourgogne me manque, il fait longtemps que je n’y ai mis les pieds.
Il fait froid à Montpipeau et le château se trouve bien vide. Mon épouse se trouve auprès de votre époux. Davia a repris les sentiers guerroyants auprès des lames d’Amahir.

Je reste seul avec notre fils et sa nourrice. L’enfant se porte bien et je me surprend à passer plus de temps a le regarder, qu’à prier. Est-ce mal ? Il semblerait que la venue au monde d’un enfant change l’existence d’un homme.

Il nous faudrait nous voir pour en discuter. Bientôt, j’espère.

D’ici là, Qu’Aristote vous garde .
Severin de Volvent.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Severin de Volvent

avatar

Messages : 155
Date d'inscription : 18/11/2010

MessageSujet: Re: Correspondances familiales- Severin de Volvent    Jeu 20 Déc - 18:14

Citation :
A Gabriel de Volvent,
Mon neveu,

J’ose espérer que ces mots vous trouverons sain et sauf. Vous manquez à votre oncle et mes pensées ne cessent de vous accompagner.
Je suis fier de vous, le renardeau est devenu renart et je suis heureux que vous ayez su trouver une vocation et des gens d’honneur et de cœur pour vous guider la ou je ne le puis.

J’ai bien peur que mon rôle auprès de vous soit achevé. Vous volez à présent de vos propres ailes. Votre mère serait fière de vous.
Promettez-moi cependant de faire attention à vous. Je sais que vous n’êtes pas seul. Votre tante veille sur vous tout comme votre grand Cousin Kéridil. Ne les décevez pas, et soyez pour eux bon et reconnaissant.

Priez tous les jours, soyez un homme d’honneur et ne perdez rien de votre bonne humeur. Je compte sur vous pour tirer Davia de la morosité que cause l’éloignement. Soyez fort.

J’espère vous revoir bientôt. Écrivez-moi.

Peut être au printemps aurons nous l'occasion de nous rendre à Beaumont en Bourgogne.

Severin de Volvent.
Citation :

A Della
Ma cousine,

Je te remercie pour tes mots. Ils me sont toujours un baume.
Nous ne nous reverrons pas tout de suite, mais mes pensées t’accompagnent. Puisse la route t’être bonne jusqu’en Lorraine. Peut être au printemps nous retrouverons nous à Beaumont ?

Je me réjouis de savoir que cette terre est à présent libre de tout vassal. La décision que tu avais prise de l’octroyer m’avait alors quelque peu affecté, je ne t’en avais rien dit. Quel droit en avais-je ? Cette terre est encore celle des renarts uniquement de par tes efforts, et tu es seule à en disposer à ta convenance.

C’est avec joie que j’y séjournerai. Sans doute lorsque les conflits qui accaparent nos âmes auront trouvé fin. Je trouve un soulagement à savoir Davia , Gabriel et Kéridil ensemble. Ils trouveront ainsi la force de faire face à leurs devoirs. Quand la paix sera revenue, j’emmènerai Davia et les enfants à Beaumont.

Sois tranquille quant à tes fils. Ta confiance m’est chère et je prendrai soin de tes fils comme miens. Clément doit avoir bien grandi, quant à Dorante, si petit qu’il soit, tu n’as à t’inquiéter de rien, il sera traité avec le plus grand soin. Charles sera je crois le plus heureux, il s’ennuie tant depuis le départ de Gabriel.

Je n’entends rien à la politique des souverains qui se succèdent sur le trône, mais j’entends ton inquiétude, pour le royaume, tes amis, ta famille...
Je prierai alors, pour toi, pour le royaume, pour Keridil et Davia, pour le retour de la paix. Aristote nous gardera et guidera nos cœurs dans la tourmente.

Que la paix t’accompagne.

Severin.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Keridil

avatar

Messages : 627
Date d'inscription : 28/12/2009
Localisation : Orléans

MessageSujet: Re: Correspondances familiales- Severin de Volvent    Ven 21 Déc - 4:43

Citation :
    Mon bien cher Séverin.


Vous devez me haïr, car je vous ai laissé Montpipeau, Bréméan. Je suis un bien piètre Seigneur, et croyez que je suis le plus piètre des hommes. Et vous, mon bon cousin, vous avez la constance des braves, et m'êtes le plus fervent soutien en ces temps où la solitude m'assaille. Je m'ennuie de vivre, voyez-vous, et vos mots, s'ils sont enjoués ; votre soin à la tâche, s'il me flatte et me rassure, peinent à m'intéresser au propos. Je vous fais une confiance sans borne, de toutes façons, et de fait, l'état de mes finances s'améliore sensiblement. C'est toutefois une faible consolation, mon ami.
Voyez-vous, tout m'est fade, et jusqu'à votre cousine. Ou non, elle m'est une plaie brûlante. Je l'adore à jamais, mais nous ne sommes plus les mêmes, et je ne parviens plus à la regarder sans voir son désamour et ma peine, la déchéance qui nous fut faites.
Nous étions inconséquents et roturiers. Parfois, il me prend l'envie de tout abandonner, de l'enlever, d'être fou. Mais je suis un mou, avec une jambe chancelante. J'ai vieilli, terriblement.
La guerre me serait une délivrance, même. Qu'elle me prenne, qu'elle m'emporte, elle libérera bien des coeurs. Mais l'on me châtierais si l'on devait lire ces lignes. Et je ne suis pas un couard.

Bientôt, j'espère revenir en Orléans. Alors nous prendrons le temps de visiter Chartres. Ces terres sont immenses et riches d'Histoire et de biens. Ce sera peut-être un regain. Je ne tiens pas à vous alourdir de ce fardeau. Celui-ci, nous le porterons ensemble.
Mais dites-moi, car un fief n'est pas que comptes : comment vont mes sujets ? Eux aussi, je les délaisse. Je suis bien coupable, et sans ces joutes qui me tuèrent, ils auraient pu croire leur Seigneur trépassé dans l'ignorance. Je me rends malade de mon propre état. Ne suis-je pas triste à lire, à défaut de l'être à voir.
Allons. Ne vous en faites pas pour moi, Séverin. J'ai la malchance d'être né coriace. J'ai survécu, enfant, à des horreurs qui tuèrent des colosses. Alors, je survivrai encore, pour mon malheur.
Seriez-vous un ami ? Accepteriez-vous de laisser entendre à mon épouse que je l'aime encore, malgré tout. J'ai eu des paroles dures à son endroit : mais elles m'étaient davantage destinées qu'à elle. Je suis celui qui fuit sa présence, après tout, et non l'inverse. Qu'elle a du mérite de m'être si fidèle. Je ne la mérite pas. J'essaierai de lui revenir, mais il me faut une purge : elle a raison. Changer d'air, prier. J'ai trop cessé de croire.
M'aiderez-vous ?

Je sais que les enfants seront bientôt auprès de vous. N'en faites pas une priorité : nous avons du monde pour cela, mais chérissez bien mon Clément. Il est mon dernier amour, quand sa mère fut le premier.

Enfin, j'allais l'oublier. J'ai fait savoir à mon père, en sa qualité de héraut, que je vous veux pour vassal. Vous serez Seigneur, car vous le méritez plus qu'amplement. Ne refusez pas. Je ne vous y autorise pas, d'ailleurs.

Avec toute la considération d'un maître qui est aussi un parent, et qui voudrait vous avoir pour frère,

Keridil.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Severin de Volvent

avatar

Messages : 155
Date d'inscription : 18/11/2010

MessageSujet: Re: Correspondances familiales- Severin de Volvent    Dim 13 Jan - 8:19

Citation :
Ma très chère Della,

A l’ instant où je t’écris, Clément et Dorante dorment d’un juste sommeil. Tes fils se portent bien et sont traités avec tous les égards.
Clément fait montre d’une grande curiosité et je découvre un enfant espiègle et taquin. Ils apportent un peu de vie et de chaleur au château.
Tu as de beaux enfants Della, sois bénie ainsi que tes petits. Que le ciel les couvre de ses grâces et les tienne à l’abri de tous maux.

As-tu fais bon voyage jusqu’en Lorraine ? Ton séjour se passe t’il bien ?
J’ai reçu tantôt une missive de ton époux Kéridil. J’ai peur que la guerre ne plonge son âme dans le désarroi et le doute et je m’inquiète pour lui comme pour Davia dont les écrits sont similaires.

J’ai peur que l’éloignement et les horreurs des champs de bataille ne commencent à peser sur leurs coeurs. Aujourd’hui plus que jamais, ils ont besoin de notre soutien et de l’expression de notre affection. Je prie jour et nuit afin qu’ils nous soient tous deux rendus saufs et sains d’esprit.

L’absence est chose bien étrange Della. Davia me manque de jours en jours.
Il ne s’agit pas là de sa première absence et si j’ai toujours réussi à rationnaliser en la soutenant dans son devoir de blanche et de lame, je me trouve cette fois fort démuni et confus. Je souhaite son retour aussi ardemment que je pense que son seul et unique devoir est celui d’être auprès des siens, auprès de son fils et de son époux… Mais n’est ce pas la plus égoïste des pensées ?

J’admire le couple remarquable que vous formez avec Kéridil. Son attachement et son amour pour toi sont un exemple que je souhaite suivre. Je prie le ciel de nous accorder à Davia et moi, la même grâce que celle qui vous fut accordée.
Nulle épreuve autre que cette longue absence, n’est encore venue assombrir le chemin inconnu que nous parcourons, mais je ne doute pas que dans l’adversité nous puissions nous inspirer de Kéridil et de toi et compter sur votre soutien et votre aide, comme j’aimerai t’assurer que tu pourras toujours compter sur moi, aussi piètre que sois mon expérience en la matière.

Je souhaite par ailleurs t’informer de la décision de Kéridil de faire de moi son Vassal. Ton époux a prouvé à de maintes reprises sa bonté, jusqu’à cet ultime honneur. Je n’ai rien encore répondu, mais il m’est interdit de refuser. Aussi pensais-je me soumettre à sa volonté, à moins que tu ne t’y opposes pour une raison quelconque. Je n’oublie pas que cette grâce je te la dois autant qu’à lui.

J’espère te lire bientôt.

D’ici là, que le très haut te garde.

Severin.






_________________
Revenir en haut Aller en bas
Severin de Volvent

avatar

Messages : 155
Date d'inscription : 18/11/2010

MessageSujet: Re: Correspondances familiales- Severin de Volvent    Ven 18 Jan - 2:04

Citation :
Votre Grâce, mon Seigneur, mon cousin,

Je vous prie de pardonner le retard de ma réponse. N’y voyez la aucun manque d’égard, en ces temps troublés, j’accorde force de mon temps à rassurer vos gens et à préparer les temps plus durs qui nous attendent.
Je ne vous hais point, je sais que vous n’êtes pas loin à vous prélasser, mais que vous êtes la ou le devoir vous commande d’être. Je ne vous sers alors qu’avec plus d’admiration et de zèle afin que vos terres vous soient un repos mérité lorsque vous en aurez fini avec ces guerres.

Je vous informe que vos fils sont arrivés de Bourgogne Saufs. Je les garde en Montpipeau et ai pris la liberté de réduire leur service à quelques domestiques qui ont interdiction de se rendre en Orléans. Les maux de l’hiver se propagent vite et les rapports font état d’une épidémie qui tait encore son nom. Mais je ne voudrais vous inquiéter, sachez simplement qu’ils sont bien portants.

Clément est bien espiègle et ses rires font résonner les murs de Montpipeau. Dorante s’est montré nerveux à son arrivée et malmenait sa jeune nourrice, mais depuis qu’il partage ses journées avec mon fils Samperu, son humeur s’est améliorée semble t’il.
Vous me dites de ne point faire des enfants une priorité. Voyez malgré mes occupations, je ne le puis. Ils sont ce que nous avons de plus précieux, à cet égard, ils méritent toute l’attention qui leur est nécessaire.

Mais je ne voudrais vous paraître futile à défaut de vous divertir.
Je sais vos états d’âme, je vous plains. Je m’inquiète pour vous autant que je m’inquiète pour Davia. J’aimerai pouvoir vous apporter plus de réconfort, mes prières vous sont quant à elle acquises.

J’ai écrit à Della, afin qu’elle prie et vous apporte le soutien que vous êtes en droit de recevoir d’une épouse, je la sais droite et fidèle et la dernière fois que je vous ai vu tous deux, je n’ai pu qu’admirer l’unité et l’affection qui vous caractérisait. Vous êtes une inspiration constante pour moi qui n’espérais pas me marier un jour. L’éloignement, l’absence et l’inconfort de votre situation peuvent troubler votre âme mon cousin, embrouiller votre cœur, mais vous devez conserver la foi. Songez à vos fils car ils sont la preuve de l’amour qui vous unit à Della.

Je me fais en outre le messager de ses inquiétudes et je vous avoue que je les partage. Je ne sais encore ou cela nous mènera, mais un vent mauvais se lève sur le royaume, partout des épidémies se propagent, des conflits naissent des moindres étincelles et des hommes perdent la foi en plus de la raison.
Ne laissez point l’Acédie vous changer je vous en conjure. Aucune épreuve ne saurait être insurmontable, gardez la foi, et si cela vous est trop dur, songez à vos fils, ces êtres d’innocence sont les meilleurs intermédiaires qui soient entre les hommes et le ciel.

Je suis et reste votre homme. Je ne louerai jamais assez votre bonté comme je ne cesserai jamais de vous être reconnaissant pour les bienfaits dont vous nous avez couvert les miens et moi. N’y voyez point de flatterie simplement l’expression de mon attachement et de mon admiration.

Je prierai pour votre retour prochain. Vous êtes attendu.

Vôtre, Intendant, Valet, ami, cousin, et frère s’il vous plaît.

Severin De Volvent.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Severin de Volvent

avatar

Messages : 155
Date d'inscription : 18/11/2010

MessageSujet: Re: Correspondances familiales- Severin de Volvent    Ven 18 Jan - 3:15

Della a écrit:
Citation :
    Séverin,
    Mon cousin,
    Mon frère.


    Bonjour.

      Ô Séverin, si tu savais
      Tout le mal qu'il me fait
      Ô Séverin, si je pouvais
      Dans tes bras
      Me serrer.

      Evanouie mon espérance
      Il ne veut pas tenter sa chance
      Peu à peu il se laisse aller
      Malgré mes efforts désespérés.(*)


    Kéridil devient fou !
    J'ai reçu une lettre écrite par son aide de camp qui me dit que Kéridil ne lit pas les courriers que je lui envoie. Il parait qu'il est blessé mais je ne sais si cela est grave ou pas ou même si cela est vrai. Je pense que ce n'est qu'un mensonge et qu'il tente désespérément de se trouver des excuses pour se plaindre.
    Jamais je n'aurais imaginé qu'il en vienne à cela.
    Peut-être, comme tu me le dis toi-même, est-ce là le résultat de la guerre et de ses horreurs.
    C'est pour cela que j'ai quitté la France, pour ne pas vivre cela. C'était au-dessus de mes forces, je ne pouvais plus. Chaque fois que j'entends parler combat, je me revois mourir en Anjou, je ne peux plus connaître cela.
    Ici, à Strasbourg où je réside pour le sacre de l'Empereur, je suis heureuse. Est-ce difficile à comprendre ? Malgré l'éloignement d'avec mes enfants, je revis, je souris, je ris même ! Je n'avais plus ri depuis si longtemps. Je n'arrive pas à plaindre Kéridil, est-ce un péché ? Je prie pour lui, sais-tu. Je prie beaucoup et je supplie le Seigneur de le sauver de la folie autant que des épées.
    Pardon d'ainsi m'épancher, Séverin, mais tu es le seul qui puisse me comprendre, aujourd'hui.

    De toutes mes forces, j'espère que Davia ne partage pas la folie de mon époux !
    Mais elle est forte, elle. Et elle est croyante, bien plus que Kéridil.
    Je crains cependant qu'ils ne luttent du mauvais côté. Le roi est déclaré anathème, il veut faire assassiner des Cardinaux ! Mais quelle folie gagne donc le Royaume ?

    Tu as sans doute appris que l'Empereur offre d'accueillir tous sujets du Royaume qui serait en danger à cause de sa foi. En Bourgogne, par exemple, le Conseil élu a été renversé par les amies d'Eusaias.

    Embrasse mes fils, s'il te plait et dis-leur que leur mère prie pour eux et qu'elle les aime.

    Que le Très Haut te bénisse.

    Della.

(*)J.Hallyday. "Marie"




Citation :
Della, ma chère cousine,

J’espère que ces mots te trouveront bien portante.
A Montpipeau tout va. Nous évitons de nous rendre en Orléans et j'ai interdit aux domestiques en charge des enfants de sortir du château. Une vilaine épidémie sévit apportée par l'armée ennemie qui a tenté en vain de faire tomber la ville.

Je comprends tes inquiétudes quant à l'avenir, je les partage.
Tu es bien plus avertie que moi des affaires du royaume mais j’entrevois déjà de grands troubles.

Je ne sais encore quelle voie choisirons Kéridil et Davia, mais jusqu’à ce que cela ne fasse plus de doute nous devons avoir la force qu’il leur manque.

J’entends ton impatience face à la conduite de Kéridil, mais autant que lui et Davia nous devons rester forts. Libère ton cœur de la colère et de l’amertume, puise dans la force de tes prières assez de compassion pour pardonner à Kéridil son égarement. Les épreuves de la vie changent le cœur des hommes, mais je sais que Kéridil garde encore au fond de lui l’amour et l’admiration qu’il t’a toujours témoignés. Il retrouvera la raison, et toi l’époux que tu connaissais.

J’ai longtemps recherché la paix Della, celle du cœur et de l’esprit que j’entrevois seulement à présent que ma vie se trouve changée.
J’ai moi-même traversé des épreuves qui m’ont emmenées à douter du sens même de l’existence, et un instant Della, j’ai perdu la foi, un court instant car aussitôt ton frère Edwyn s’empressât de me sauver.

Cette main qui me fut tendue dans la tourmente, je m’emploie à la tendre à mon tour, à Kéridil, à Davia, à toi, ma sœur.

L’égoïsme n’est pas un péché. Nous aspirons tous a contempler le bonheur, mais bien souvent nous nous heurtons à des illusions encore plus par temps troubles.
Sois prudente et reste fidèle à ton cœur et à tes principes. Tu es sans doute la personne la plus droite et la plus avisée que je connaisse et je ne doute pas que tu sauras prendre soin de toi et de ton âme.

Je prie pour toi, pour Kéridil, pour Davia, pour le Royaume.
Qu’Aristote te garde.

Severin.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Keridil

avatar

Messages : 627
Date d'inscription : 28/12/2009
Localisation : Orléans

MessageSujet: Re: Correspondances familiales- Severin de Volvent    Ven 22 Mar - 0:19

Citation :
Séverin, mon cousin par l'alliance, mais mon ami, je l'espère,

Bien du sang a coulé dans la Loire et dans les sols depuis que je glissai ma plume dans l'encre qui vous écrivait ma dernière lettre. Il s'est passé de nombreuses choses sur cette Terre qu'il me faudrait vous relater, que vous y trouviez ou non quelque intérêt que ce soit. Devrais-je vous dire que nous attendons sottement dans Dijon que le vent tourne ou que la pluie tombe ? Devrais-je vous raconter que votre cousine et moi sommes parvenus à dépasser nos maux et à nous offrir une chance que Dieu nous offrait dans sa bienveillance et sa bonté pour nous ? Devrais-je vous dire que sans votre épouse, peut-être n'aurions-nous pas réussi à nous entendre aussi bien, quoique "bien" soit encore un mot que je peine à coucher sur le vélin. Mais tout cela, mon bon Séverin, je souhaite vous le dire de vive voix.
Votre épouse d'ailleurs, je lui dois cette réconciliation d'avec la mienne aussi ne puis-je supporter de vous voir séparés parce que moi, je vous tiens à Montpipeau, et qu'elle, elle est plus ou moins tenue en Bourgogne par son devoir.
Je vous libère, mon cher intendant. Vous aurez le soin de trouver de quoi vous suppléer : rejoignez-nous en Bourgogne. Della, moi, les enfants, Davia. Prenez-le pour un ordre, je vous veux auprès de nous, et j'espère ardemment que ce sera fait tôt car il me faut avouer qu'il me manque l'ami que l'on comprend. Vous savez les dégâts de la distance, et je ne vous souhaite pas qu'ils durent.

Mais c'est assez. Je suis las, et vous me pardonnerez d'être à ce point laconique : c'est que j'ai le bon espoir que nous soyons ensemble dans peu de temps.

Avec mon affection profonde autant que sincère.

K.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Severin de Volvent

avatar

Messages : 155
Date d'inscription : 18/11/2010

MessageSujet: Re: Correspondances familiales- Severin de Volvent    Ven 22 Mar - 1:25

Citation :
Mon cousin,

Vous ne savez la joie qui m’étreint alors que je lis de vos nouvelles.
Je suis heureux d’apprendre que Della et vous vous êtes retrouvés. Je n’ai guère plus eu de ses nouvelles, mais nos prières ont été entendues et c’est bien la le plus important.
J’espere que Clément et Dorante se portent pour le mieux. Vous avez mérité le bonheur de profiter enfin de votre famille.
Mes pensées entières sont tournées vers vous, vers cette Bourgogne que je chéris, vers la famille, vers Davia.
Pourrai je vous cacher mon cousin a quel point ce manque me pèse. Il n’y a guère que lorsque je suis auprès de Sampéru que j’oublie un instant cette distance qui me sépare de tout ce qui m’est cher.

C’est donc avec zèle que je m’exécute. Sur votre ordre, je vous rejoindrais donc dans la dizaine.

Soyez remercié mon cousin, votre clairvoyance est à la hauteur de votre bonté.
Bientôt nous serons réunis, car je ressens moi aussi l’absence d’une personne à qui me confier moi qui ne suis guère usé à l’exercice.

Qu’Aristote vous garde et vous bénisse.

Severin.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Severin de Volvent

avatar

Messages : 155
Date d'inscription : 18/11/2010

MessageSujet: Re: Correspondances familiales- Severin de Volvent    Mer 19 Juin - 3:11

Citation :

  • Expéditeur : Elwin de Bourbon
  • Date d'envoi : 17/06/1461 - 00:20:32
  • Titre : Longcourrier, pigeon en mission


  • Bonsoir Messi... euh... mon frè.... fin.... Séverin...

    Pardonnez mais je ne sais pas comment vous appeler encore. C'est qu'on s'est jamais vu nous deux ! Et même si Davia m'a beaucoup parlé de vous... ben c'est pas pareil.

    Donc voilà : je suis Elwin.
    Sans doute serez-vous surpris que je vous écrive mais il fallait que vous sachiez que Davia va mal. Sa grossesse avance et l'épuise et bien que restant à ses côtés ben.... je ne suis saurais combler la place qui vous revient.
    Car c'est de vous qu'elle a besoin à ses côtés et si je puis lui prodiguer soins et attentions, si je puis essayer de la faire sourire, je ne suis que sa sœur...
    Parfois elle me fait peur.
    Sa tristesse qu'elle cache je la devine.
    Ses larmes qu'elle sèche, j'en vois les traces.

    Venez Séverin.
    Si vous l'aimez, venez vite. S'il vous plait. J'ai peur de perdre ma sœur.
    (Mais ne dites pas que je vous ai écrit hein ? Elle serait capable de me faire cirer ses bottes jusqu'à la noël ! )
    Parfois le soir, nous restons seules en taverne et elle me parle de vous. J'ai hâte de vous connaitre. Peur aussi... et si vous m'aimiez pas ?
    Bon. Si vous y pensez, renvoyez-moi Longcourrier. Il est un peu tout fou mais je n'ai que lui comme messager.

    A bientôt, je l'espère de tout cœur,

    Elwin




_________________
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Correspondances familiales- Severin de Volvent    

Revenir en haut Aller en bas
 
Correspondances familiales- Severin de Volvent
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Arrivée de Godefroy et Lison de Volvent
» Corum: Severin Wunderman ne va pas vendre à son fils
» Le bêtisier des Caisses d'Allocations Familiales
» [Vases] Birgit Severin : Ashes
» tente marechal neuve ou cabanon d'occasion?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Maison d'Amahir :: Partie HRP et archives générales :: Archives générales :: Montpipeau :: Le Château de Montpipeau :: Le Donjon et ses Ailes :: Les Appartements des Gens de Maison :: Les Appartements de Davia et Séverin :: Le Cabinet de Travail de l'Intendant et du Chapelain-
Sauter vers: