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 Noces d'Aranelle du Ried et Leg Di Cesarini

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Sir.Philippe

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MessageSujet: Re: Noces d'Aranelle du Ried et Leg Di Cesarini   Mer 3 Oct - 18:50

Philippe sourit, amusé, de voir son suzerain dans un tel état. Il reprit son sérieux lorsque le Duc se retourna pour lui confier les alliances.

Votre Grâce, je les mets en lieu sûr.

Et le seigneur les rangea dans la poche intérieure de son mantel.
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Aranelle

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MessageSujet: Re: Noces d'Aranelle du Ried et Leg Di Cesarini   Sam 6 Oct - 11:32

Ses cheveux relevés en un chignon majestueux et se robe revêtue, Aranelle était finalement prête. Un sourire adressé aux deux femmes qui l'entouraient et tentaient de la rassurer. Une fiole étrange l'y aida, mais cela n'était pas une mince affaire. Sa raison fut assaillie de questions auxquelles elle ne trouva aucune réponse. Elle regarda de nouveau par la fenêtre pour voir où en était la réception. La chapelle était encore vide, ce qui lui laisse le temps d'admirer sa robe dans un miroir de verre et d'airain. Son corps squelettique était alors recouvert d'un tissu cramoisi qui lui donnait quelques rondeurs, imaginaires bien entendu. Ce corps, il la tuerait.

Les cloches sonnent.
Une étreinte pour sa marraine qui s'en va rejoindre les invités, et un regard inquiet pour sa dame de compagnie. La jeune femme s'assit brusquement sur son siège et écouta les échos métalliques, le regard vide. Ainsi, sa nouvelle vie débutait. Une vie de mi-française et mi-impériale, une vie de future mère, une vie d'épouse, une vie de foyer, une vie faite de normes. Était-elle prête pour ça ? Là n'était pas la vraie question. Et après tout, elle enviait terriblement la situation de Della qui avait de toute évidence tout ce qu'elle méritait.

Sans réellement l'avouer, la Chancelière attendit que Juliah lui pose une question. Une simple question. Mais non, sa dame de compagnie avait décidé de ne pas faire preuve de curiosité et resta silencieuse, muette et amorphe. Alors, sans plus attendre plus longtemps encore, la Ried s'avance et affirma avec conviction ce mot qui lui brûlait les lèvres.


- Non.

Aranelle se tut quelques instants, laissant le glas des cloches remplir ce vide insoutenable.

- Non, je ne l'aime pas, répéta-t-elle sur le même ton, comme si Juliah ne l'avait pas entendu la première fois. Même pas un peu.

Alors une larme salée coula sur la joue de la dame de Cheny, comprenant ainsi qu'elle ne pouvait revenir en arrière et ne pas se présenter à son mariage. Elle deviendrait l'épouse Dicésarini, quoiqu'il advienne. Elle n'y voyait aucun échappatoire.

La jeune femme regarda à nouveau sa robe, séchant la perle qui roulait jusqu'à ses lèvres. Le regard sans vie contempla une dernière fois ce qui deviendrait le pire de ses souvenirs. Mais, fronçant les sourcils, la fiancée se retourna vers sa dame de compagnie et observa les coutures de sa robe avec un regard inquisiteur. Ayant fait le tour de l'étoffe, Aranelle tourna le dos à Juliah et la regarda avec malice.


- Ôtez-moi cette robe, Juliah, et mettez-la par la suite. Vous vous présenterez à la Chapelle, en vous faisant passer pour moi. Quand à moi, je revêtirai votre propre tissu et partirai assez loin d'ici.

Comme elle l'avait demandé, la dame de compagnie se mit à l'ouvrage et déshabilla sa dame. Après un échange riche de sens, Aranelle sembla simple bourgeoise, ce qui l'aiderait à ne pas se faire reconnaître. La blonde prit les mains de la brune, et la remercia pour ce qu'elle s'apprêtait à faire. C'est ainsi que leur amitié naissante se changea en forte complicité.

- Retrouvons-nous sur la route ou en Bourgogne. Vous voyagerez avec ma marraine. Merci encore, belle Juliah.

Sur ces au revoir, et avec un sourire non dissimulé, Aranelle quitta sa chambre et arrêta une domestique dans les dédales du château de Montpipeau.

- Allez prévenir le plus rapidement possible la Duchesse de Chartes que sa filleule s'en va pour Cheny. Dites lui également de me rejoindre dès qu'elle le peut. Qu'elle fasse route avec ma dame de compagnie. Elle comprendra, comme toujours.

La Chancelière resta sur ses gardes dans le Château, gardant l'espoir de ne pas rencontrer de visage familier. Mais à cette heure, les conviés devaient déjà être assis sur les bancs de la Chapelle en attendant l'arrivée de la fiancée, qui se trouvait être Juliah. Ce tableau réjouit la jeune femme, qui ne regretta pas sa supercherie. Au contraire, cela l'enthousiasmait au plus haut point.

Sortie du castel vicomtal, Aranelle se rendit aux écuries, cachant son visage avec son couvre-chef lorsqu'elle croisait un errant. La jeune femme fit préparer un coche assez rapidement, et entama son voyage vers sa seigneurie de Cheny où elle avait hâte de retrouver ses complices. Encore fallait-il que Della comprenne ce nouveau désistement de dernière minute.

Non, marier Aranelle n'avait jamais été simple et relevait du défi, bien qu'elle y était presque parvenue cette fois. Par l'ouverture de la voiture, la jeune femme vit le paysage orléannais et l'imposant Château s'effacer petit à petit. La blonde reposa sa nuque, ferma les yeux et s'endormit rapidement. Durant son voyage, elle rêva de princes charmants et de joutes.

Histoire à suivre.

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Davia_corsu

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MessageSujet: Re: Noces d'Aranelle du Ried et Leg Di Cesarini   Sam 6 Oct - 13:03

Le temps passait, et il passait encore. Davia savait que souvent les mariées se faisaient attendre, question de principe, de coquetterie, de se faire désirer. En un mot, même si c'était ses premières noces à célébrer, la Blanche avait revêtu la tenue de la patience, ça tombait bien, il lui en fallait. Cela dit, elle commençait légèrement à s'impatienter tout de même. Elle était loin de s'imaginer le drame qui pouvait se passer dans la caboche de la blonde Ried. Impossible pour elle d'imaginer qu'on puisse abandonner son futur époux au pied de l'autel. Certes, cela pouvait arriver dans les romans courtois ou pas, quoiqu'elle ne voyait pas Iseult se sauver au moment d'épouser Marc pour retrouver Tristan. Ni Guenièvre planter le Roy Arthur pour aller roucouler avec Lancelot, mais dans la réalité, jamais cela n'arrivait. Davia était bien trop rangée, bien trop mesurée, malgré son sang latin, pour imaginer qu'une femme, sur un coup de tête, puisse se sauver sans demander son reste au lieu d'épouser un gentil petit duc.

Ainsi donc la brune Blanche tournicottait ses doigts les uns avec les autres. Elle s'avança vers Della et son époux, se demandant s'il était dans les habitudes d'Aranelle d'être ainsi, aussi peu ponctuelle.


Hum... Pensez-vous, ma chère Della, qu'Aranelle ait l'intention de se faire désirer? Est-ce dans ses habitudes??

Non parce que dans un mariage, l'entrée de la mariée, c'est primordial, vital, extrêmement important, c'est le gâteau avant la cerise. Elle lança un sourire tendre à son époux qui se trouvait justement là. Elle le savait sauvage et appréciait grandement qu'il soit non loin d'elle lors des cérémonies ou elle officiait. Il avait été présent pour le baptême de Clément, il était là pour les noces d'Aranelle et l'avenir nous dirait s'il serait là pour tous les autres offices. Elle lui fit un petit sourire tout autant malicieux que complice.

La mariée n'était toujours pas là et... le marié non plus à y bien regarder!
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Juliah Donna

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MessageSujet: Re: Noces d'Aranelle du Ried et Leg Di Cesarini   Lun 8 Oct - 13:11

"Non"

Ainsi Aranelle avait compris cette question qui brûlait les lèvres de la pucelle, cette question qu’elle n’osait poser de peur d’être indiscrète ou désagréable. Cette négation lui sembla toutefois apparaître tel un cheveu sur la soupe et la confronta malgré elle, à une réalité qui lui échappait, celle du mariage arrangé. Ainsi c’était comme cela que les choses se passaient dans la haute société ? Les femmes épousaient sans amour ? Elles étaient contraintes de vendre leur hymen à un bon parti ? Juliah resta pour le coup un petit moment sans voix et laissa donc Aranelle seule face à sa conscience.

Malheureusement pour elle, un sourire plein de malice vient égailler le visage de sa Dame. Triste résultat d’un moment d’introspection que Juliah aurait dû vivement écourter. Que cachaient donc, cette malice et cette soudaine motivation ?
La réponse ne tarda pas et les yeux de la brune s’écarquillent. Enfiler sa robe, prendre sa place ? Diable, avait-elle perdue la raison ? Son désespoir était-il si important pour la forcer à entrer dans cette mascarade ? La nouvelle lui fait l’effet d’une baffe cinglante et pourtant, malgré ce premier choc, Juliah acquiesça. L’urgence est là et elle ne devait nullement faire des siennes. Aranelle avait besoin d’elle. Alors soit.

La comédie commence. Juliah s’approche d’Aranelle et l’aide à se dévêtir, puis, elle en fait de même avec sa propre tenue. Un échange étrange et troublant. La brune qui n’avait jamais connu un tel luxe, découvrait la douceur d’une robe et se trouvait même contrainte à en savourer le contact. Les yeux se lèvent enfin et un sourire se dessine sur ses lèvres alors qu’elle découvre Aranelle habillée de sa propre tenue, tout à fait modeste. Néanmoins, le corps fin, voir maigre de sa Dame lui parut bien plus fragile et sa féminité, sembla s’enticher d’un manque cruel de forme. C’était là, le seul point noir à constater. Peut-être était-ce le mariage lui-même qui la priva d’un certain appétit…Qui sait.

Aranelle s’empare de ses mains, moment délicat et complice entre une Dame et sa dame de compagnie. Qu’importe les conséquences même de cette mascarade, elle se devait de l’aider et de lui permettre de fuir. Après tout, Juliah préférait cette finalité, tant l’amour lui semblait idyllique.

Allez-y Aranelle, je ferai en sorte de ne pas vous décevoir.

Alors que cette dernière quitte la salle, Juliah s’octroie un petit moment de répit pour retrouver au moins ses esprits et pour observer son reflet. C’était la première robe de mariée qu’elle enfilait après tout et puis, pas demain la veille qu’elle en aurait une aussi classieuse et raffinée. Le reflet qu’elle vit, lui sembla étranger et pourtant, c’était bien elle…bien son corps qui se nichait dans cet amas de blanc. Elle déglutie et inspire fortement. Si elle devait se faire passer pour Aranelle, elle allait surtout devoir enfiler ce voile pour que le brun de ses cheveux ne soit pas remarqué trop rapidement.

Ainsi prête, ainsi déguisée, elle quitte donc la chambre et s’aventure dans les couloirs. C’était à elle d’entrer en scène, à elle de supporter le regard hagard du mari et d’encaisser le poids de son incompréhension et de son désarroi. Une peine en soit à laquelle Juliah serait sensible et pour laquelle, elle serait capable de se sentir coupable.

"Fuyez Aranelle, je vous promets d’être à la hauteur.
Profitez de ce calme qui vous sera assurément bénéfique."

Les pas s’enchainent et le tract monte dans la poitrine de Juliah. Pas le temps de savourer cette robe, pas le temps de croiser les miroirs à nouveau mais surtout, elle se devait d’arriver jusqu’à l’autel en portant, entier, le masque d’Aranelle. Elle y est presque d’ailleurs, les invités s’étaient tous engouffré dans la même salle et elle se sentie étrangement désemparée.

Que devait-elle faire ? Quelle était donc la suite des évènements ? Elle l’ignore. N’y avait-il donc pas les trois coups, ceux qui normalement l’invitent à réaliser que c’est à elle d’entrer en scène ? Un son de cloche ? Le début d’une douce musique sur le thème du mariage ?

"La prochaine fois, Aranelle, je vous en conjure, laissez-moi une note explicative…"
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Della

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MessageSujet: Re: Noces d'Aranelle du Ried et Leg Di Cesarini   Lun 8 Oct - 19:07

Congé fut donné à Isandre, avec bénédiction pour ce qui était de la préparation de la suite des réjouissances.
Vint alors l'attente doucement bercée par le magnifique chant qui emplit bien vite la chapelle et l'estomac qui commençait à tirer un peu trop.
Le visage aimé de Séverin coupa l’introspection focalisée sur la faim qui s'installe dangereusement.

Oui, beaucoup de monde, en effet. Fut la réponse donnée à la remarque de son cousin alors qu'elle se pousse pour lui faire une place.

Attente encore et cette fois, Davia vient aux nouvelles.
Mais où est la mariée ? Excellente question à laquelle on répond par un sourire qui signifiant l'ignorance.


Je vais aller voir.
Della se lève, sourire aux lèvres, sans trop regarder les invités, surtout pas un parce qu'elle a juste envie de lui arracher les yeux à cet instant...et, le plus naturellement du monde, genre : "Oui oui, c'est prévu que j'aille moi-même chercher Aranelle, tout va bien...", elle sort de la chapelle.

Là, une domestique, bien embarrassée, qui triture ses jupes, les joues rouges comme une pivoine.

- Vot'Grâce, je dois vous dire que vo'filleule est partie à Cheny, qu'elle vous y attend avec sa dame de compagnie. Que vous comprendrez.

Sévit alors dans le cerveau de la Duchesse, une tempête pendant laquelle des dizaines de pensées s'entrechoquèrent, toutes plus ridicules les unes que les autres. Une en ressortit : "Tuer Aranelle et ensuite, l'envoyer au couvent, pour toujours !
Ridicule, hein ? Ben oui...mais que voulez-vous...?
A Montpipeau, des tas d'invités. La plupart qui ont traversé le quart du Royaume de France, venant de l'est, pour assister à un mariage qui n'aura pas lieu.
A Montpipeau aussi, un époux, qui déjà râlait de voir ce mariage se dérouler sous ses fenêtres, qui regardait les Impériaux avec un drôle de genre, époux à qui il va falloir dire : "Tu sais, Chéri, tout ça n'était que du vent."
Et à Montpipeau, une Duchesse en proie à une crise intérieure, balançant entre l'envie de hurler et celle de se jeter dans les bras de Flavien juste pour voir ce que ça fait !

La domestique en a profité pour filer à l'anglaise, elle a bien fait, elle n'est pas folle, la domestique, elle connait la patronne.
Della, devant la chapelle...interdite devant la vision qu'elle a d'une mariée qui avance, l'air perdu, sans trop savoir quoi faire et où aller ?


Aranelle ? Aranelle, tu es là ? On vient de me dire que tu étais par...
Et là, la main de la Duchesse se colla sur ses lèvres pour interdire au gros mot qui voulait sortir de le faire, les yeux ronds devant...

Juliah ! Mais qu'est-ce que ça signifie ?
Pourquoi poser la question quand on connait la réponse...


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Fenthick

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MessageSujet: Re: Noces d'Aranelle du Ried et Leg Di Cesarini   Lun 15 Oct - 20:15

Il venait tout juste, et médusé en plus, de conduire la Dame de Montjoie à l'intérieur de la Chapelle, en lieu et place de son mari qui venait derrière, et à son grand désespoir, quand un non-regard de la maîtresse de maison, quittant la Chapelle, un sourire, tendu, aux lèvres, réveilla en lui le loup qui dormait.
Non, mais oh !
Depuis quand ne le regardait-elle plus ? Intolérable. Même pas le moindre petit sursaut de colère. Que du mépris. Affiché et gueulé à sa face de la façon la plus silencieuse et pernicieuse qui soit.
Oh la garce.

Ni une ni deux, un petit ..

Latrines..

.. glissé à la Dame de Pinasca, qu'il délaisse comme un vieux fripon, la pauvre, mais après l'avoir assise sur un banc, quand même!, et il quitte à son tour la Chapelle, à la poursuite de la Duchesse de Chartres, le coeur gros de colère et d'amour, dans un cocktail de sentiments entremêlés et explosif.

Et il tombe sur elle dès le devant, pas très loin de l'entrée. Et il chuchote, en criant presque! (imaginez vous le bordel!) :

Della !

Et il la regarde, indécis.
Il la connaît par coeur, elle à l'air à bout de nerfs. Cela pourrait aussi bien être la plus belle des occasions, comme le pire instant pour venir lui dire sa façon de penser, en l'alpaguant derrière une de ces vastes tentures, juste là.
Il est fou de désir pour elle, et débordant d'amour, notez le bien, ou vous ne comprendrez rien à la déraison de son comportement.

Je t'aime.
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Della

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MessageSujet: Re: Noces d'Aranelle du Ried et Leg Di Cesarini   Mer 24 Oct - 19:23

    Della ?

Della ?
Qui l'appelle ?
Cette voix...le souffle qui caresse sa joue...qui la fait frémir de tout son être...Elle n'a pas besoin de se retourner pour savoir que c'est lui, lui qui vient de lui faire le pire affront qu'un homme puisse faire à une femme, se produire au bras d'une autre !

    Stoooop !
    On arrête tout parce que quand même, elle manque pas de toupet, la Duchesse !
    Qui c'est qui est mariée ?
    Qui c'est qui est là avec son époux ?
    Ha ! C'est pas Flavien !
    Non mais lui, il lui écrit des lettres dont elle use le parchemin à force de les lire, il dit qu'il l'aime et du coup, elle, elle fait n'importe quoi pour ses beaux yeux, jusqu’à l'amener chez elle quand son époux n'y est pas.
    Et puis, il arrive accompagné de la femme d'un autre, il la salue d'un ton glacial pour lui signifier : "Ma p'tite, toi et moi, c'est terminé, regarde qui te remplace", le rustre !


Mais alors qu'elle est en proie à ses questions, la voilà qui se retrouve cachée aux yeux du monde.
Enlevée ?
Il ose l'accaparer alors que sa réputation et celle de Montpipeau est en jeu, que tout est entre les mains d'une suivante qui va berner le fiancé ou pas ?
Non mais, quel rustre !
Elle voudrait se libérer, s'en aller, le planter là mais...non, dans le fond, elle n'en a pas envie.
La raison la pousserait à s'encourir bien loin, la folie amoureuse la veut entre les bras de ce rustre d'Impérial !
Il y va fort, ce rustre d'ailleurs, il n'hésite pas à lui glisser un "Je t'aime" qui achève de la chambouler renversant tous les remparts qu'elle avait élevés un à un contre la tentation délicieuse.
Mais elle relève fièrement le museau pour planter son regard dans celui de Flavien, sourcil levé, lèvres pincées...Une dernière défense ? Un dernier défi pour lui signifier qu'elle boude encore un peu.

Hum.
Fut tout ce qu'elle réussit à articuler avant de lui sourire avec une tendresse infinie, de poser sa main sur sa joue et d'approcher son visage du sien, pour poser un baiser sur ses lèvres avant de lui souffler : Je vous hais !
Avouer sa jalousie ? Jamais de la vie ! Ce serait pour elle, bien trop dangereux, un aveu de faiblesse qui ouvrirait la porte à trop de dangers.
Il ne reste qu'une chose à faire, s'abandonner.
Ce qu'elle fit en se glissant entre les bras de l'Impérial, cachée aux yeux du monde, espérant qu'il l'emmène sur son cheval, loin de là...


Aranelle ne serait peut-être pas mariée mais ce mariage resterait gravé dans les mémoires...

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Keridil

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MessageSujet: Re: Noces d'Aranelle du Ried et Leg Di Cesarini   Mer 24 Oct - 20:50

En plus d'être complètement incongru et déplaisant pour Montpipeau, ce mariage commençait à traîner en longueur. Pourtant fervent aristotélicien, Keridil n'était absolument pas friand de ces cérémonies ô combien rébarbatives, dont le schéma ne faisait qu'essayer de tendre parfois à l'original quand l'officiant était éclairé, mais qui bien souvent tombait à plat après que tout le monde se soit endormi pendant le credo. En l'occurrence, nul credo. La mariée, pour laquelle le brun ne nourrissait qu'une vague indifférence, à défaut de la connaître et de s'y intéresser, jouait à cache-cache, et si bien qu'il fallut que la Duchesse de Chartres se décide à aller la chercher.
Encore fallait-il espérer qu'au bout de cent, Aranelle se montre en criant : J'ai gagné, vous m'avez pas trouvé ! Si les choses étaient si simples en cas de disparitions. Mais non.
Les deux mains posées sur sa canne, le Maître des Lieux fixait la fouine qui lui constituait un pommeau. Le symbole était à la hauteur de sa réputation : il connaissait bien du monde, et il savait bien des choses. Oreilles traînantes, le Duc de Chartres était le genre d'homme qui voit et apprend ce que bien d'autres peineraient à savoir ou même à imaginer.
A l'évidence, le drame du jeune Duc était de ne pas voir ni savoir ce qui se tramait sous son propre nez. C'est donc tout à fait ignorant du manège qui se jouait à l'extérieur, et plus généralement dans la vie de son épouse que l'optimiste remerciait Dieu de la fidélité de sa femme, de l'intelligence précoce de son fils, de la loyauté de sa mesnie, de la constance de ses amis, et de la richesse de sa maison.

Ces pensées agréables faisaient marche pied à son humeur exécrable du matin, et si sa bouche serrée dessinait une moue, ses yeux étaient partis loin, très loin, et laissaient voir que dans son esprit, il restait à l'Amahir un peu de l'innocence candide qui le poussait à suivre encore cette blonde fougueuse à qui il avait passé la bague au doigt. Un peu d'innocence qui l'aveuglait devant une routine déroutante et un enlisement certain.
Lui aussi, peut-être, aurait du s'accorder un peu de frisson, mais le frisson, il avait du en oublier le goût, au gré des saisons.

Enfin, constatant que le temps avait encore un peu passé, et que nul ne revenait, il se retourna vers l'entrée, puis se fendit d'un grognement.

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Juliah Donna

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MessageSujet: Re: Noces d'Aranelle du Ried et Leg Di Cesarini   Mer 24 Oct - 23:09

Et sinon, ça s’passe comment ?

La solitude. C’est assurément, une sensation bien étrange et quelque peu désagréable et face à l’inconnu, ce sentiment se décuple jusqu’à devenir insoutenable.
Figée devant l’entrée de l’Eglise, elle ne sait que faire et attend qu’on lui vienne en aide. Et cette illumination, ce soulagement, cette alliée est incarnée en la personne de Della.
Quoique…

Si la première impression est bonne, que cette dernière semble effectivement comprendre la mascarade et essayer de trouver une solution, elle est surtout de courte durée. Les traits de surprise, de colère s’effacent doucement de son visage à la vue d’un homme. Juliah observe la scène, dubitative. Son unique alliée venait d’être enlevée par un mâle pour se loger sous des tentures. Ce qu’ils faisaient ne la regardait nullement et qui plus est, la dame de compagnie avait plus important à penser dans l’immédiat.
Mais tout de même ! La brune avait de quoi tomber des nues. Embarquée dans une mise en scène sans nom, la seule qui aurait pu l’aider et la guider vers l’autel avait trouvé apparemment plus gouteux à se mettre sous la dent et ce, au détriment du mariage aussi foireux soit-il.

Alors soit, adieu les explications, la solidarité féminine et bonjour l’improvisation et le seuil de l’Eglise.
Une grande inspiration, un profond soupir et les pas se font, hésitants, tremblants d’appréhension.

Musique maestro ! Faites sonner les cloches car bientôt, le marié pourra sonner celles de Juliah en découvrant la supercherie.
Glissée dans la peau de sa Dame, Juliah avance doucement, longeant ce couloir étrange et singulier qui la conduit inexorablement face à l’autel. Sur les côtés, ces bancs de bois sur lesquels reposent les invités, surement venu de tout horizon. La tension est palpable et les doigts de la brune deviennent moites d’appréhension. Cette scène, digne d’un conte de fée, cet avenir qu’elle aurait aimé avoir, se fane à chacun de ses pas. C’est là, un blasphème, un coup de pied à ses idées, à ses rêveries enfantines. La peine du marié, la décontenance des invités, le regard hautain d’un Très Haut dupé, l’exaspération d’un curé qui perd son temps…Tant d’éléments qui pèsent sur la culpabilité de Juliah, tant de points noirs qu’elle aimerait éviter et corriger par sa propre fuite, son propre aveux.

"Dame Aranelle, je vous en conjure, ne me forcez plus ainsi à bafouer tout ceux en quoi je crois…Tout ce qui semble étincelants à mes yeux."




Dernière édition par Juliah Donna le Ven 26 Oct - 18:08, édité 1 fois
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Fenthick

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MessageSujet: Re: Noces d'Aranelle du Ried et Leg Di Cesarini   Ven 26 Oct - 16:51

L'instant était crucial, historique, déterminant.

Reprenons dans l'ordre :

- elle boudait. Sa mine un peu pincée, un poil rosissante, ses yeux un peu tristes ne pouvaient le cacher.
- elle l'aimait quand même. Plutôt beaucoup d'ailleurs. Elle l'avait embrassé! Oh bougre de bon dieu, cela voulait tout dire! Au nez et à la barbe du cocu si proche, elle l'avait fait! Sous le nez d'une servante, elle l'avait fait! L'avait-elle fait ?! Elle l'avait fait.
- elle le haïssait en même temps. Petit mensonge mignon et éhonté, qui voulait dire qu'elle s'abandonnait autant que l'on peut s'abandonner. Elle venait par ces mots de s'offrir à lui aussi sûrement que la fleur offre ses pétales au soleil.

Et dans tout cela, analysons :

- une servante qui a tout vu.
- elle qui se rend et s'avoue vaincue, terrassée par l'amour.
- son mari qui est à ... allez, soyons généreux, trente mètres.
- lui-même qui ne parvient plus contenir sa passion dévorante pour cette femme.

Quiconque un brin mal tourné, et drôle, aurait pu dire que ce mariage risquait fort de rester dans les annales, mais nous nous épargnerons ce bon mot.
Quoi qu'il en soit, la situation devenait urgente. Ils ne pouvaient rester là. Mais si la servante-fausse-mariée entrait dans la Chapelle, l'époux devrait y rester. Mais Della devrait y retourner. Dilemme.
Si elle n'entre pas, Della n'a pas à le quitter, mais le mari sort, ce qui revient au même, voir pire, ou mieux, peut être, qui sait, pas moi, et vous ?!

Une idée .. Vite.

Della .. Partons. Pour quelques heures, quelques jours, prétextons l'enlèvement, le rapt. Rejoignez moi ce soir, à minuit, pour un passage avant l'heure, aux cieux des anges. Profitons quelques heures, de notre amour, puis je vous laisserai en paix. Le ferez vous ? Pour moi ? Pour vous ?

Un regard suppliant d'amour, et lui, fou je vous le disais, qui l'embrasse à nouveau.
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Davia_corsu

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MessageSujet: Re: Noces d'Aranelle du Ried et Leg Di Cesarini   Ven 26 Oct - 21:32

Si Davia avait été un poil plus sanguine et moins éduquée, elle serait sans doute sortie en trombe et en beuglant qu'on ne se payait pas la tête du Très-Haut, ni de son officiante, surtout pas de son officiante, elle serait montée au créneau, comme un boulet de canon et aurait explosé à la tête des invités. Mais, Davia étant d'origine corse, elle avait toujours tâché de tempérer cette fameuse nature sanguine et ce, depuis son plus jeune âge. C'est donc une jeune femme ronde et avenante qui s'avança un peu dans l'allée. Quoi c'est qui se passe??? Rien...

Heaven semblait tout aussi au courant de la chose qu'elle et même un peu plus dépassée. Kéridil ne semblait pas vraiment intéressé par la situation et Della s'était sauvé. Il y avait le feu au lac. La Blanche, lissant nerveusement, avança vers le Duc, maître des lieux et le regarda, murmurant en s'arrêtant à ses côtés.


Votre Grâce... vous savez ce qui se passe???

Interloquée, elle attendait une réponse même si... elle n'espérait pas de miracle, surtout que le temps commençait vraiment et sérieusement à devenir long. Elle regarda aussi Séverin, lui non plus n'était sans doute au courant de rien, il ne connaissait pas Aranelle, donc il n'y avait pas de raison qu'il sache quelque chose. Elle soupira, remontant un peu ses manches évasées, l'impatience la gagnait.

Mais où es partie Della?? Elles font des confitures ou quoi??

Prise d'un énervement soudain et sans attendre la réponse de l'Amahir, elle remonta la nef d'un bon pas, malgré son ventre rond et sortie pour se figer sur place. Malédiction, un malheur n'arrivait jamais seul, mais là, ça frisait la tragédie grecque. Elle resta en suspens, un pied posé, l'autre près à avancer, la bouche ouverte dans un "o" de surprise, d'étonnement, d'indignation, d'horrification (barrer la mention inutile), les mains tombantes, en un mot: coite.

Les informations n'arrivaient pas à monter jusqu'à son cerveau. Qui était cette femme habillée de blanc qui n'était pas la mariée, qui était cet homme qui... beeeerk avait sa langue dans la bouche de sa cousine, mortecouille!!! Livide, elle se sentit partir en arrière et s'agrippa de justesse à la pierre froide. Non mais franchement, qu'est-ce que c'était que ce bordel! En plus, elle était tétanisée et n'arrivait pas à réagir. O drame, O désespoir...
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Della

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MessageSujet: Re: Noces d'Aranelle du Ried et Leg Di Cesarini   Sam 27 Oct - 10:57

Oh oui...partir...se sauver...goûter enfin au fruit défendu avec gourmandise et délectation comme on mord dans une tartine de miel qui dégouline tout partout et qu'on se lèche les doigts même si c'est pas beau...Agripper le bras tendu et grimper sur un cheval blanc qui s'en va galopant vers des prés fleuris dont les abeilles seraient les seuls témoins du péché commis jusqu'à plus soif...

Mais ? Mais mais mais...?!
Mais non !
Non et non !
Mais pourquoi est-ce qu'il fallait à chaque fois qu'il y ait un os dans la soupe ?
Pourquoi le Très Haut mettait-il toujours des bâtons dans les roues du péché qu'elle s'apprêtait à commettre ?
Et le bâton, aujourd'hui, était de taille !
Davia...Imaginez un peu, la cousine chapelaine enceinte qui la fusille du regard !

Bon ben puisqu'il le fallait...
Avec un petit sourire d'excuse, les joues rouges de la passion du baiser, Della repoussa doucement Flavien en lui signifiant d'un regard qu'ils avaient de la compagnie.
Petits gestes nerveux qui remettent en place robe et coiffe, qui frôlent les lèvres encore brûlantes et...le plus naturellement du monde, comme si toutes les femmes avaient un amoureux transi au coin de leur chapelle qu'elles embrassaient avec fougue, elle sourit à sa cousine.


Davia, je vous présente Flavien Galanodel, Chancelier d'Empire.
Flavien, ma cousine Davia de Volvent.


Puis, se tournant vers la pauvre Juliah, toujours en place pour son numéro, elle se gratta le menton quelques secondes avant de sourire largement.

Comme le temps pressait, que les explications seraient bien trop longues à donner, elle saisit le bras de Flavien en lui souriant encore des étoiles plein les yeux, elle saisit de même le bras de Juliah qu'elle glissa sous celui de Flavien, en donnant une petite tape sur la main qui enserrait maintenant le bras qui l'enlaçait tantôt.

Menez-la à l'autel, mon ami, voulez-vous.

A Davia alors :
Davia, il nous faut sauver la face, du moins jusqu'à l'autel. Après...priez et demandez au Très Haut d'intervenir parce que moi...
Elle soupira et eut un geste d'impuissance, elle commençait à se sentir totalement dépassée par les évènements et regarda les marches de la chapelle avec envie, envie de s'y asseoir pour cacher son visage entre ses mains et...rêver d'un cheval blanc et d'une prairie fleurie.
Mais avant de s'en aller, car elle devait rejoindre Aranelle, elle la rattraperait et l'accompagnerait en Bourgogne...pour la tuer et l'envoyer au couvent tout de suite après, avant de s'en aller donc, elle s'approcha de Flavien et le tirant un peu vers elle, elle lui glissa à l'oreille :


Je vous écris dès mon arrivée en Bourgogne. Ne m'oubliez pas...

Alors, sans plus se soucier de ce qu'il allait se passer ce jour-là, elle ramassa ses jupes et s'en alla d'un bon pas vers le château, elle avait des ordres à donner.

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MessageSujet: Re: Noces d'Aranelle du Ried et Leg Di Cesarini   Sam 27 Oct - 17:28

Et voilà. Abandonnée comme une vieille merde chaussette sur un banc, oui, même par celui qu'elle pensait être son AMI ! Ha ! Elle lui en foutra de l'amitié, et bien profond !

Hum.

Sont-ce le genre de pensées à avoir dans une chapelle, demeure consacrée du Très-Haut, qui plus est dans la tête d'une diaconesse ? Et voilà, elle était bonne pour la confesse. Damned !

Enfin, en attendant, c'est un regard creux, et même totalement vide, qui se perd dans la contemplation des officiantes, coude sur son genou, et menton dans la paume de main. C'est pas le tout, mais ils glandaient quoi, les mariés ? Allaient-ils devoir rester plantés là jusqu'à prendre racine ? Les poils de Raoul auraient si bien le temps de pousser qu'elle pourrait en faire une tresse.
Enfin. De toute façon, elle n'accordait pas une miette d'attention à son époux, allant jusqu'à ignorer s'il les avait suivi ou pas.

Gonflée, elle était gonflée par ce mariage et prenait sur elle, par affection pour Leg, pour ne pas sortir en claquant bien fort l'huis.

Tiens. Du mouvement, devant. L'officiante brune et enceinte qui se dirige vers un homme. Oreille tendue, manifestement il s'agit du Duc, autrement dit le maître des lieux.

Parfait.

Mode chieuse activé.

Elle se redresse dès que la grosse diaconesse lève le camp, et d'un pas leste, se dirige vers le duc susmentionné. Légère inclinaison de la tête, et c'est parti mon kiki. Ou mon... Kéké ?


- Pardonnez-moi de vous déranger Votre Grâce...

Toujours démarrer en douceur. Produire une bonne impression. Tout ça, tout ça.

- Mais on commence à se faire impérialement chier. Y aurait-il un point que la mariée n'aurait pas saisi, comme... On se marie, et après on fait la nouba ?
Cette manie qu'ont les Français d'être toujours en retard...! Ha ! A Moustiers, on aurait pas laissé faire !
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MessageSujet: Re: Noces d'Aranelle du Ried et Leg Di Cesarini   

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