Maison d'Amahir



 
AccueilS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 [RP] Cette fois-ci, ne déclenchons pas de guerre.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Blanche

avatar

Messages : 13
Date d'inscription : 20/11/2010

MessageSujet: [RP] Cette fois-ci, ne déclenchons pas de guerre.   Lun 3 Déc - 19:47

Ou en tous cas, essayons de ne pas bêtement nous emporter avec des mots.

Cette bonne résolution lui était venue au grand air, alors qu'elle chevauchait presque au devant de leur convoi familial jusqu'à Chartres. On était en plein hiver, le froid rendait le rouge à ses joues, ainsi qu'il l'avait toujours fait en Bretagne lorsqu'il ventait à en arracher la lande de Donges et en faire craquer le bois. Mais elle allait devant, avec l'un des deux gardes qu'il lui restait, cachée sous un capuchon. On ne voyait, de fait, que la rouge colère sur ses pommettes qui hurlait au contraire de sa résolution : elle voulait le frire, l'étriper, lui arracher les couilles et les poser sur un biseau, lui faire souffrir mille morts, le centuple de celle de l'homme qu'il avait abattu. Lui couper le nez, les cheveux, casser ses jambes et son ego, faire de lui un soumis respectueux qui lui aurait donné du "Madame" et des révérences.
Mais elle n'en avait pas le droit, ça elle l'avait bien compris, lorsqu' au sortir d'une discussion houleuse avec Astaroth (épistolaire entrevue) qui lui avait commandé une passivité inhabituelle dans ses futures querelles avec Eusaias, si tant est qu'elle le reverrait un jour. Elle avait saisi le déshonneur d'une guerre bêtement lancée, elle avait obtempéré, car si par sa faute... Astaroth serait fou. Fou de rage. Elle l'avait bien compris. Elle en avait même eu peur. Ah non, ah non, da Lua ne provoque pas des guerres pour des peccadilles! Si encore il vous avait violenté, mais enfin non, la question ne se pose donc même pas. Tenez votre langue, ou on vous la coupera.
Oooh comme elle aurait aimé couper celle d'Eusaias de Blanc-Combaz pour une telle situation provoquée ! Surtout, que je n'entende pas dire du mal de la Castille par votre faute ! Et les mains, lui couper les mains ! Je vous préviens, ma mie, que si vous vous empêtrez par votre arrogance à défier un duc bourguignon... Et les oreilles! Peu importe qu'il soit destitué, Bouillon décide comme il veut ce me semble! Enfin, m'écouterez-vous? Et les orteils! Lui arracher les dents! Lui raser le crâne, le suspendre à un arbre, l'écorcher vif!

Elle pensa à toutes les façons de le faire griller pendant une journée entière. Elle s'arrêta lorsqu'elle vit Della, et puis alors elle y pensa la nuit, en rêvant. Dieu n'avait point encore inventé le bazooka, mais s'il l'avait fait, elle aurait fait des trous de gruyère dans la Bourgogne. Elle rêva de répliques interdites, de gants balancés au visage. Elle rêva d'une fougue et d'un verbe qui n'était pas sien, mais qu'elle se serait plu à avoir si elle l'avait revu. Et puis, n'ayant pas abordé le sujet avec Della, elle songea bien stupidement qu'il était très improbable qu'Eusaias ne vienne à Chartres pour d'aussi petites excuses que la très mignonne Aranelle du Ried. Et puis, quand cela même, sa nouvelle condition, bénie, le plaçait loin, loin derrière myriades de courtisans qui serviraient de paravents et rendraient son horizon moins sot. Pour bien s'en persuader, elle y repensa le lendemain, le midi qui suivi. Et, enfin tout à fait sûre qu'elle ne pourrait absolument pas mettre en péril la Castille, son mariage, ou tout autre honneur du même acabit, elle souffla et commença à apprécier son séjour.


* * *

Passez-moi la savonnette, dit-elle.
On lui tendit un carré de savon, et elle en frictionna un bout de jambe, dont le genou dépassait sans rosir de l'eau et de la mousse. Blanche était en chemise, de ces chemises de bonne qualité et d'aspect soyeux, comme on en trouve à l'usage dans les bains que chez les grands seigneurs. Elle était relevée aux emmanchures, et plongeait parfois dans l'eau, ou était-ce les remous qui l'atteignaient... Mais enfin elle avait les bras pleins d'eau. Et elle riait fort de se sentir toute humide, car l'eau c'est l'océan, l'océan c'est la Bretagne, et la Bretagne, ce fussent les quinze plus belles années de sa vie.

Tenez, vous pouvez la reprendre, je crois que nous avons presque fini.
Elle rinça un peu les cheveux, qui étaient devenus longs, et les frictionna avec de l'huile d'amandes pour les nourrir, et qu'ils ne soient pas trop secs au lever. Puis elle posa un baiser sur le front de sa fille, et, plongeant la main dans cette eau encore tiède et pleine de mousse, elle se mit à jouer avec elle. Mère poule. Mère pondeuse, qui faisait prendre un bain à son petit poussin.
Que dirais-tu si le grand méchant loup passait la porte ?


Essayons de ne pas nous emporter avec des mots.
Revenir en haut Aller en bas
Anne Azilliz

avatar

Messages : 2
Date d'inscription : 04/12/2012

MessageSujet: Re: [RP] Cette fois-ci, ne déclenchons pas de guerre.   Mar 4 Déc - 1:36

[France, encore, Duché de Chartres, Où q’ça se situe mêmeeeeee ?]

Anne Azilliz Da Lua était accoudée au rebord de la fenêtre de la chambre qu’elle occupait, rêveuse. Elle s’ennuyait quelque peu, elle n’avait pas trouvée ses frères. En réalité, elle avait renoncé à parcourir le château à quatre pattes. Car oui, elle avait interdiction de marcher l’enfant. Puis soyons honnête, elle les aurait trouvé, ils auraient encore trouvé une bêtise à faire, c’était toujours comme ça en Castille, sauf que leur chère mère ne râlait pas autant. Logique, c’était chez eux. La famille logeait actuellement loin de leur univers, chez Della, une très grande amie de Blanche. Celle-ci avait un fils fort charmant avec qui Anna s’entendait à merveille. Lui aussi était actuellement introuvable, sûrement avec ses ainés. Lorsqu’elle l’avait vue pour la première fois, elle c’était interrogée. Elle n’avait jamais côtoyée d’autres enfants en dehors de ceux de sa famille et il était si différent. Elle avait tendu son bras incroyablement bronzé tout contre celui de Clément, incroyablement blanc, elle avait planté son regard gris dans le sien bleu, puis elle avait admiré la chevelure blonde du garçonnet, la sienne était d’un brun foncé. Le jour et la nuit autrement dit.

La petite fille avait donc fini par délaisser sa poupée préférée pour zieuter à la fenêtre. Bon il était clair que le paysage, elle s’en foutait pas mal, elle cherchait une occupation, c’est tout. Comme si on avait lu dans ses pensées, quelqu’un passa la porte et avant même d’avoir pu tourner la tête pour entrevoir sa visiteuse, elle fut enveloppée du doux parfum qu’elle aimait tant. Sa maman était là, elle se sentit immédiatement joyeuse. Les instants qu’elle passait avec celle qui lui avait donné la vie étaient toujours magiques, elle ne s’en lassait pas. Peut-être aussi parce qu’en Castille on pouvait les compter, ces instants. C’est pour cette raison que malgré le manque de son chez elle, Anne Azilliz appréciait ce voyage, jamais elle avait passé autant de temps avec Blanche. Elle déchanta vite.


« Ze veux PAS ! Anna Propre ! Propre Anna ! »

Elle avait beau bouder, crier, pleurer presque, elle finit par se retrouver dans le bain et à se faire frotter si énergiquement que son corps brillait presque. Les bras croisaient, elle soufflait à intervalles réguliers. Bisous collé sur le front humide de la Petiote, elle ne put qu’esquisser un sourire. Elle avait bien du mal à rester fâcher contre cette mère si douce. Elles jouèrent ensembles, s’éclaboussant brièvement, jusqu’au moment où Anna eut la main trop lourde, et ce fut une vague qui déferla sur Blanche. Elle rit aux éclats.

« Oups ! Môman mouillée ! »
Revenir en haut Aller en bas
Eusaias

avatar

Messages : 26
Date d'inscription : 21/07/2010

MessageSujet: Re: [RP] Cette fois-ci, ne déclenchons pas de guerre.   Jeu 6 Déc - 18:17

L’Anjou, ou plutôt ce qu’il appelait le « futur terrain vague d’Anjou » avait déclaré la guerre à la France le jour ou le Bourguignon accédait au trône de France. Il avait donc été fort occupé, entre la guerre, ses prises de fonction, les prises de bec entre certains… l’Eglise même venait chercher les ennuis.

Il avait pris connaissance de l’invitation de Della ainsi que la naissance du fils : le Futur Eusaias. Certes, il avait d’autre prénom, mais « Eusaias » ne pouvait qu’attirer toute l’attention du Bourguignon et aussi lui flatter l’ego. Il avait donc fini ses oignons fris avant de faire préparer les chevaux. Le Roi s’en va à Chartres !

Le balbuzard avait donc voyagé toute la nuit, accompagné de ses écuyers et autres gens d’arme. Les joutes de Chartres n’allaient plus tarder et il devait s’y rendre pour au moins féliciter Keridil et Della avant. Il avait refusé de porter les couleurs du Lys tout comme il les avait fait caché à ses hommes. Point la peine d’éveiller la frénésie des routiers rêvant de régicide, qu’ils pourraient croiser sur la route.

Ce fut donc, au petit matin qu’il retrouva le château de ses amis et se fit accueillir sans réveiller tout le château. Les hommes furent congédiés et le balbuzard trouva de quoi dormir.

Ce fut donc au petit matin qu’il fit appel à une bonne afin qu’elle l’aide à le parer. Il avait donc sous les yeux sa tenue, ses colliers et ses parures. Mais il était point question que le roi sente le cheval lors de visite officielle.

Direction en chantant : les bains.


…Adieu mon amour, priez pour moi mon aimée
Car ce soir je m’en vais guerroyer à Angeeeeers.


La main s’apprêta à pousser la porte lorsqu’une voix d’une servante se fit entendre : « monsieur non ! » « Tais-toi grande sotte ! » tonna la voix du bourguignon en guise de réponse. Sésame Ouvre-toi !

Blanche ! Ah ! Oh ! Pardon…

Que dire d'autre pour s'excuser de cette surprise....

Belle chemise !
Revenir en haut Aller en bas
Blanche

avatar

Messages : 13
Date d'inscription : 20/11/2010

MessageSujet: Re: [RP] Cette fois-ci, ne déclenchons pas de guerre.   Jeu 6 Déc - 22:14

Maman mouillée.
Belle chemise.
Belle chemise mouillée.
Devant le Roi, car il était devenu roi ce crevard, elle alla pour prendre un peignoir et avoir un devant un peu sec. Le hasard fit qu'elle trouva le sien sur un tabouret où elle l'y avait laissé peu avant, aux manches absentes, et avec des dorures représentant leurs armes un peu partout. Des queues d'hermines avaient été ajoutées par la main d'une servante un peu couturière, que l'on avait dégotée dans une cour sur le continent.


Merci.

Elle se trouvait bien embêtée de ne pas pouvoir, pour toutes les raisons que nous avons déjà données, lui faire remarquer que c'était impoli, qu'elle était en chemise oui et merde, et d'abord sa fille, voyez-bien qu'elle prend son bain petit pédophile on peut pas rester tranquilles deux minutes dans cette baraque? Tout ça elle avait envie de lui dire, ça et fichez moi le camp! mais elle ne pouvait pas. Et donc, elle se cloitra derrière un simple "merci" qui avait autant d'un remerciement qu'une claque jouait l'office d'un baiser. Elle était désappointée.

C'est un cadeau de mon mari pour notre anniversaire de mariage. Permettez-moi de vous présenter ma première fille, l'infante Anna de Gondomar. Je suis désolée du manque de protocole, mais enfin, les bains étaient libres, et nous ne savions pas que votre Majesté se trouverait ici. Et qu'elle viendrait nous emmerder maintenant alors que FRANCHEMENT on pensait être pépère pour une fois. Merde.

Son ton voulait tout dire.
Mariée mariée mariée, il est toujours vivant, vivant, VIVANT!


Venez Anne, nous allons laisser sa Majesté Eusaias prendre ses ablutions.


Et elle plongea dans une grande révérence, trempant de longs pans de son magnifique peignoir dans l'eau savonneuse qui trainait par terre, en de longs instants, occasion parfaite pour rêver à une réflexion parfaite à lui sortir au passage de la porte pour déterrer la hache qu'ils avaient enfoui par défaut quelques semaines plus tôt. Puis, se relevant avec un mauvais sourire au coin du visage, et les cheveux tout de travers, ce dont elle perdit conscience, toute heureuse du mauvais coup qu'elle s'apprêtait à lui faire, elle fit un pas vers sa fille.
Sur un ton empli de sincérité, et de profonde affliction, elle osa le plus gros mensonge de la journée.


Oh nooooon, mademoiselle s'est soulagée dans le bain de sa Majesté! Oh non, Anne, c'est très vilain.

Brave fille.
Revenir en haut Aller en bas
Anne Azilliz

avatar

Messages : 2
Date d'inscription : 04/12/2012

MessageSujet: Re: [RP] Cette fois-ci, ne déclenchons pas de guerre.   Dim 9 Déc - 15:52

En pleine partie de bataille d’eau avec sa douce maman, elle n’entendit que vaguement le BAM caractéristique d’une porte qui s’ouvrait lorsqu’une voix inconnue lui vint, elle se dévissa presque le cou pour dévisager l’intrus :

"Blanche ! Ah ! Oh ! Pardon…"

L’homme qui se trouvait à l’entrée ne lui était pas familier du tout, pourtant, cela faisait déjà plusieurs jours qu’elle se trouvait en France. En clair, il n’appartenait pas au cercle d’amis de Blanche, sans quoi, elle l’aurait au moins aperçu. Elle allait pour interroger sa génitrice lorsque qu’elle entrevit son regard. Un regard qu’elle ne connaissait pas tant il inspirait la haine. Elle décida donc de ne pas intervenir. Elle se trémoussa. Elle commençait à avoir envie de faire pipi, de plus l’eau de son bain se rafraichissait, les poils de ses bras se hérissèrent. Elle garda néanmoins le silence tandis que les grandes personnes continuaient de converser, fort heureusement sa chère mère semblait aussi pressée qu’elle que tout cela se termine. Trop tard. L’enfant se soulagea dans le bain. Elle jeta un regard à l’eau qui prenait une teinte un peu moins transparente. Elle fit mine de jouer et secoua Le liquide mousseux de sorte à camoufler son crime. Car oui, si Blanche apprenait qu’elle urinait ainsi n’importe où, elle ne serait guère contente de son enfant. Elle avait beau être une maman cool, l’éducation de sa fille unique était l’une de ses priorités.

Elle n’avait pas écoutée un traitre mot de l’échange verbale, jusqu’à ce qu’elle entende son nom : "Anna de Gondamor", elle fit un grand sourire à l’homme et esquiva une révérence. Toujours dans le bain. Inutile de dire qu’elle faillit glisser et se retrouver les quatre fers en l’air. C’est à ce moment-là que Blanche l’attrapa et l’enroula dans une serviette propre qui cacha ainsi tout son petit corps.

"Oh nooooon, mademoiselle s'est soulagée dans le bain de sa Majesté! Oh non, Anne, c'est très vilain."

Cramée. Elle avait beau avoir la peau mate, elle rougit tellement fort que ça en cacha presque la couleur initiale de son teint. Merdouille, crotte de piquette, zut zut et triple zut. Elle implora silencieusement le pardon de sa maman adorée en la fixant de ses grands yeux de petite fille triste.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [RP] Cette fois-ci, ne déclenchons pas de guerre.   

Revenir en haut Aller en bas
 
[RP] Cette fois-ci, ne déclenchons pas de guerre.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» mes plantes, mais visibles cette fois!!
» Cette fois, c'est le dernier !!!
» Bac à litière... Cette fois je le sens bien !
» ces italiens on fait fort cette fois
» Une dernière, une succulente, cette fois ( Identifiée : Hesperaloe parviflora )

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Maison d'Amahir :: Partie HRP et archives générales :: Archives générales :: Chartres :: Le Château-
Sauter vers: