Maison d'Amahir



 
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 [RP] Où il est question de la bru

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Lexhor
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MessageSujet: [RP] Où il est question de la bru   Jeu 7 Mar - 20:37

Depuis quelques temps, et surtout après les festivités données à Amboise, Lexhor s'inquiétait de l'état de santé, mental surtout, de son fils aîné. Sa femme l'avait délaissée pour se rendre en Empire et ne se préoccupait plus vraiment de lui. Pis même, les plus folles rumeurs circulaient sur son compte, remettant en cause sa fidélité à Keridil.
Trop de doutes et de contrariétés pour Lexhor qui fit mander son fils.


Citation :
A mon fils, aîné et tant aimé,
De part son père, de lui si fier,

Salut en notre seigneur.

Keridil mon fils, j'ai à te parler. Je te sens loin de toi-même depuis quelques temps. Tu es grand et tu es libre de faire ta vie comme tu le conçois mais il arrive un moment où un père ne peut plus rester muet et inactif devant le désarroi de son fils.
Rejoins-moi à Alluyes, nous discuterons.

Bien à toi,

Ton père.

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Keridil

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MessageSujet: Re: [RP] Où il est question de la bru   Mar 12 Mar - 2:54

Citation :
A mon fils, aîné et tant aimé,
De part son père, de lui si fier,

Autant dire que ça commençait bien. La lettre se serait arrêtée là qu'il eut passé le mois suivant heureux, frais et nourri à nouveau de joie de vivre. Dans un monde qui s'effritait, où il semblait à Keridil que tout était perdu et illusoire. Dans un brouillard de trahisons et de sentiments incertains, il avait fixé son attention pleine sur le seul repère dont il avait toujours manqué : le père. Lexhor avait été celui qui, l'adoptant, avait tenté de combler l'absence d'un géniteur disparu et ignoré trop tôt. Le jeune duc de Chartres qui manquait cruellement d'affection, lui-même père, se trouvait les bras ballant devant un avenir qui lui échappait, et devant une incapacité notoire à prendre sa vie en main comme elle avait pu être dirigée naguère encore.
Ce temps où l'Amahir brillait à la Cour s'était effacé, et comme la disgrâce survient plus promptement que la grâce, il se savait l'ombre du passé, et le vide qu'il voyait devant lui, l'envie de rien, et la débâcle de ses sentiments pour tout ce qu'il avait pourtant chéri l'inquiétait même au point qu'il s'efforçait d'oublier le tout en s'enivrant d'adrénaline. Après les joutes d'Amboise où il avait connu le fugace bonheur du sang, il était parti chasser, et découvrir les forêts chartraines.

La suite ne faisait qu'établir un fait, et le brun soupira profondément. D'agacement d'abord. Della, Davia et Xalta, ces femelles aux prénoms en -a lui avaient déjà fait le sermon. "Keridil, je ne te reconnais plus." "Keridil, il faut se bouger !" "Keridil, il faut se reprendre en main !" "Keridil, Keridil, Keridil !". Il s'en serait fait moine. Que Lexhor se joigne à ces voix battues à l'unisson pouvait être ennuyeux. Mais le second soupir fut en fait un soulagement plein. Les reproches et leçons d'une épouse, d'une suzeraine, d'un confesseur, ne sont pas ce qu'attend un enfant un peu meurtri dans sa loyauté, dans son amour et dans sa spiritualité. Un père pourra peut-être y faire quelque chose.
Ce père qui, quoiqu'adoptif, valait tous les pères naturels du monde, avait été ravi à Keridil. Le retour de Gabriel du couvent, la naissance d'Arthur, l'adoption récente d'Aemilia, mais aussi la naissance de Clément et de Dorante, le mariage avec Della : tout avait mené à une séparation de l'enfant devenu adulte. Le cordon ombilical s'était coupé de lui-même, sans que la Fouine en fasse son deuil ni ne puisse s'y résoudre. Dans sa tête, encore immature à quelques égards, il n'admettait pas de n'être qu'un parmi les autres, ou d'être considéré comme assez fort pour qu'on ne s'occupe plus de lui. Les joues émaciées, la pâleur maladive du visage, et le boitement empirant étaient des appels nets, des sollicitations non-voisées, des bouteilles lancées à la mer.
Dans les mains, il tenait une réponse possible. Alors, montant un cheval dont il ignorait le nom, ne s'étant plus attaché à une créature équestre depuis la chute de Qantor en même temps que de sa jambe, Keridil se rendit à Alluyes, où il pourrait toujours crécher un temps avant de s'entretenir avec son père.

Là, il retrouva sa chambre. Seul, ayant tout laissé à Chartres et à Montpipeau, il redevint celui qui n'était pas même encore Seigneur de Bréméan. Il pensa longuement, dans cette chambre qui était toujours sienne.

Puis, quand le temps fut venu, il se retrouva dans ce petit salon familier, où par le passé, il avait été question de tant de choses sans doute, que l'on s'en souvienne ou pas, qu'elles aient été ou non racontées.
Là, le regard tourné vers l'âtre brûlant, le brun admirait la danse des flammes, attendant que dans son dos, une voix plus que familière, salutaire, se fasse entendre.

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MessageSujet: Re: [RP] Où il est question de la bru   Mar 12 Mar - 23:43

Prévenu que son fils était arrivé au château familial, le duc cessa sur l'instant ce qu'il était en train de faire. Il n'avait pas fait venir Keridil pour le faire attendre outre mesure. Néanmoins, une certaine appréhension et une certaine angoisse montaient désormais que Lexhor savait Keridil arrivé. C'était sûrement la première fois qu'il ressentait une certaine crainte à lui parler. Sûrement parce que c'était la première fois que les propos qu'il allait lui tenir était de nature à pouvoir le blesser. C'est que le jeune duc de Chartres ressemblait à son père comme si son sang coulait dans ses veines. La même sensibilité intérieure, la même force en apparence. Peut-être même que le jeune homme paraissait plus sec et cassant que son aîné. C'était peut-être le seul défaut qu'il pouvait trouver à celui qu'il considérait comme son successeur le plus digne. En dehors de ça, l'Amahir junior suivait à peu de choses près les traces de son père, à ceci prêt qu'il progressait à une cadence double ou triple. Grand Officier avant le père, duc sur ses talons puis pair très rapidement. Le père désespérait bientôt de n'avoir plus rien à apprendre à son fils et ne plus être en mesure d'être pour lui un modèle. Il avait fallut qu'il atteigne la charge de Grand Maître de France pour que le phénix caresse encore l'espoir d'être l'objet de l'admiration filiale. Il n'était pas jaloux de la réussite de son fils, il en était plutôt fier, mais il aurait aimé qu'elle fusse moins rapide pour voir toujours les yeux du jeune homme briller lorsqu'il posait son regard sur celui qui l'avait prit sous sa protection. Que devrait-il faire ensuite pour conserver ce statut ? Roy ? Il se consolait en se disant que l'ascension de son fils avait été aussi rapide grâce au modèle qu'il avait été pour lui.
La seule chose pour laquelle le vieux pouvait encore aider les jeunes concernait la vie. Et son apprentissage. Lexhor aurait toujours cet avantage sur Keridil de vivre avant lui toutes les étapes de la vie d'un homme. Et là, la fouine vivait une période creuse qu'il fallait très vite remplir.
Les pas de Lexhor résonnèrent dans le petit salon après que le grincement de la porte annonça son entrée. Il avança doucement vers Keridil qui avait prit place dans un fauteuil.


Mon fils, merci d'être venu. Comment te portes-tu ?

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MessageSujet: Re: [RP] Où il est question de la bru   Ven 15 Mar - 2:24

Comment Keridil aurait-il pu décliner ? C'était une invitation du père, et si ça n'avait pas été cela, une convocation du suzerain. Il s'était dérobé longtemps en réalité. La guerre, ça a du bon. On peut ne pas déserter le champ de bataille mais s'enfuir de toutes autres situations. La guerre, ça vous bouffe l'esprit jusqu'à ne plus rien penser, et c'est un prétexte excellent à l'absence de réflexion. Vous vous battez, vous vous terrez dans une tente et, prétendant mourir d'avoir du tuer encore et encore, vous lavant du sang que vous portez sur les mains pour des causes que l'on ne s'explique jamais tout à fait, vous refusez toute visite. En joute, ce n'est pas l'horreur de la mort qui vous éteint : c'est l'euphorie. De fortes drogues qui rongent la cervelle. C'est utile.
Et puis il arrive toujours, ce moment où le regard de l'inquisiteur se pose sur vous, cet instant où Dieu demande des comptes. Toujours, on repousse la perspective avec légèreté. "Au Très Haut, il faudra répondre de vos actes, Keridil d'Amahir." dit le moraliste.
- Baste. Je m'arrangerai avec lui, répond l'inconscient, sceptique.

L'être divin doit se trouver dans le corps de Lexhor, là, tout de suite, maintenant. Le brun lève son regard vers cette ombre postée devant lui, éclairé par les chandelles de la pièce, et dont la hauteur est déployée sur les murs au gré des projections lumineuses du foyer ardent. Il y a un peu de Lucifer dans cette vision. C'est onirique.
Le fils se lève, et esquisse un sourire sans tristesse : c'est même une intense joie qui lui attrape les tripes, immense. Les cernes de ses yeux s'effacent à mesure que les pommettes s'élèvent, parce qu'elles laissent place à une bouche qui s'étire dans ce qui est presque un rire. Mais le rire, ça fait mal. Écartant les bras, la Fouine fond tête en avant sur l'épaule - que dis-je ? le torse ! - de Lexhor. Lexhor qui est grand, plus grand que petit Keri Keri, qui d'ailleurs est un peu bancal, sur sa jambe meurtrie. Cette étreinte qu'on ne lui donne plus spontanément, il va la chercher, il la force, et même, il pleure comme peuvent pleurer les hommes : avec honte. Il a sérieusement honte de son état morbide et maladif. Il soupire, il s'enlarme, et entre deux sanglots, il parvient à articuler difficilement, mots et syllabes s'échappant d'une bouche réduite au langage primaire et babillant des gosses.


Je suis une MeEeeeEEeeEeeeeerdeuuuh P'paaaasurmfffffmffffnfnnffffgnnnn.

C'était le caprice, la crise d'ado à laquelle il n'avait jamais pu confronter aucun père, et qu'il vivait à retardement, à son propre désarroi, mais sans doute plus encore à celui du Duc d'Alluyes...

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MessageSujet: Re: [RP] Où il est question de la bru   Ven 15 Mar - 21:48

C'est que l'accolade, le câlin, il n'avait pas vraiment eut le temps d'en faire la proposition. Il avait l'intention de scruter le regard de Keridil au premier instant, d'observer les expressions de son visage lors de leur premier échange. Tout ça pour tenter de jauger l'état d'esprit et la santé mentale du fiston. Intention bien inutile, quand un grand garçon comme lui, duc et pair de France fondait en larme, tombant dans vos bras en vous faisant part de toute la considération qu'il avait pour lui-même.
Si Lexhor était presque certain de découvrir un Keridil perturbé, fatigué voire même tourmenté par certains évènements plus ou moins récents de sa vie, il n'imaginait pas la détresse dans laquelle devait être plongée son fils pour en être réduit à ne plus pouvoir être maître de ses émotions. Le Grand Maître de France s'était préparé à tirer les vers du nez à la fouine, et même obtenir des aveux grâce à quelques éclats de voix. Mais il semblait que la fontaine était bloquée ouverte et allait déverser tout son flot avec aisance.
Il resta quelques instants, serrant son fils dans ses bras, se demandant ce qu'il convenait de faire. Il ne s'y attendait vraiment pas. Lorsqu'il jugea que les sanglots s'étaient assez calmés, il fit s'asseoir Keridil de nouveau et fit apporter du vin et de l'alcool plus fort. Les heures à venir seraient longues. On apporta aussi de quoi manger. Le personnel d'Aullyes était attentionné et avait jugé qu'il fallait éponger tout cet alcool.
Lexhor tira son fauteuil tout près de celui de Keridil.


He bien, mon fils, voilà un gros chagrin. Je vois que ma requête n'était pas superflue et mes craintes fondées. Qu'est-ce qui peut bien te mettre dans un état pareil ?

Ho, il en avait bien une petite idée, une grosse même, ou du moins dodue, fausse et désagréable. Peut-être qu'il y avait d'autres raisons qui venaient s'ajouter au fardeau du duc de Chartres, mais Lexhor était persuadé qu'en évacuant le problème principal tout irait bien mieux. Et c'est ce qu'il avait l'intention d'instiller dans l'esprit de Keridil.

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MessageSujet: Re: [RP] Où il est question de la bru   Sam 23 Mar - 15:53

L'étreinte comme un soulagement, mais le retrait comme un déchirement. Enlacé entre les bras durs et guerriers de son père, Keridil serait bien resté quelques années. Là au moins, personne n'aurait été l'emmerder, aucune femme pour lui hurler dessus, aucun môme pour lui baver dans les pattes. Rien. Juste redevenir un garçon de trois mois que l'on porte et qui n'a conscience de rien.
Voui, c'était un putain de gros chagrin, et le brun réprima encore deux sanglots avant de prendre la parole. Des gros chagrins, il n'avait pas eu l'occasion d'en vivre. Tout gosse, il se prenait les coups de bâton du gitan pour lequel il travaillait. Une enfance dont il gardait de bons souvenirs, oui, parce qu'il y avait appris le luth et que la vie de bohème n'est pas un fardeau trop lourd. L'itinérance, il l'avait dans le sang par son père qui avait été marin, sa mère qui avait été catin. Fureter d'ici à là, c'était un peu dans ses veines qu'il l'avait appris. Mais là, fini, il ne voulait plus bouger, il avait peur du noir au dehors, par la fenêtre. Il avait peur de voir la lune changer de forme, les nuages couvrir le soleil. Il s'était fixé sur une touffe de fourrure de la tenue de son père et n'entendait pas la quitter des yeux, comme seul refuge qu'il voyait à sa peine.
Il renifla, une ou deux fois. Assis désormais, il soupirait, tentait de rassembler dans son esprit des idées éparses, complètement fragmentées, et pour certaines, refoulées. Voulait-il vraiment parler ? Mettre des mots sur une chose, c'est la rendre signifiée et signifiante. N'en rien dire, l'oubli et l'absence de nom permet d'imaginer un éther lointain et qui n'existe pas. Infiniment plus rassurant pour l'esprit couard qui, ainsi, n'a pas à s'inquiéter des attaques du monde extérieur.
Il soupira, une ou deux fois et dans un geste irréfléchi, il se saisit des mains de Lexhor qu'il décida d'enfouir dans l'étreinte des siennes. L'affection par le contact. Il termina par poser ses azurs dans les yeux du Duc d'Alluyes, et fut frappé, croyant voir son reflet, en plus vieux.


Si j'étais l'ignorance même, je jurerai, papa, que tu es mon père.

Non-sens pour le non-initié, mais plein de signification pour qui connaît l'histoire familiale alambiquée de la Fouine.
Mais nul n'était venu là pour parler généalogie ? C'était pourtant un regret qui tenaillait le coeur de l'Amahir-junior, que cette filiation du sang qui n'avait pas la moindre forme d'existence entre Lexhor et lui. Certes, ils le compensaient par une relation de proximité qui, entre toutes ces relations d'un père et d'un fils, faisait exemple, un peu.
Mais il en vint au fait.


Je suis las, papa. Je suis fatigué, je me suis tué pour une ascension qui ne m'apporte rien, je vois des morts partout et le soutien qui devrait m'être le plus précieux est peut-être à cet heure mon pire ennemi, caché sous montagnes de fards et d'étoffes, paré d'un sourire-façade d'amour, mais qui au plus profond de son coeur me hait sans doute...

Il ne citerait pas Della, pas encore. Il soupira, en revanche. Encore. Encore.

Je... je n'sais plus quoi faire. En rien. Je suis paumé. Ouais. Paumé.

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MessageSujet: Re: [RP] Où il est question de la bru   Dim 24 Mar - 22:20

C'était marrant comme le père et le fils avaient une certaine obsession quant à leurs liens et cette propension qu'ils avaient à se demander comment il était possible qu'ils ne soient pas du même sang. S'ils étaient totalement différents sur certains points, ils étaient la plupart du temps presque conformes. Le plus jeune suivant la progression de son aîné, en vitesse accéléré et avec bien plus de facilité. Keridil avait un petit plus qui manquait à Lexhor. Mais peut-être que ce dernier était plus fort mentalement. Il avait vécu bien des malheurs et avait dû affronter bien des épreuves. Mais il renaissait toujours de ses cendres, occultant ce qui le peinait, se plongea dans divers projets pour ne plus y penser. Sûrement pas la meilleure façon de faire, mais se construire une carapace et se forger une image d'homme dur l'avait beaucoup aidé.
Mais depuis quelques temps, tout allait bien mieux pour le duc d'Alluyes, sur tous les plans. Alors que son fils lui, était en proie au doute et que son mariage battait de l'aile. Lexhor n'avait jamais vu Keridil ainsi et il s'en alarmait. Même si il savait qu'il était encore jeune, il pensait que le plus dur de sa vie était passé et que part son ascension il avait acquit sagesse et assurance.
La main libre de Lexhor s'ajouta à la mêlée. Le père sourit au fils.


J'étranglerai de mes mains qui osera prétendre que tu n'es pas de mon sang. Je ne sais par quelle prouesse dieu a pu parvenir à un tel miracle mais toujours est-il que mon sang coule dans tes veines, il n'y a aucun doute possible. Il en est ainsi.

Il fit une légère pause avant de reprendre, afin de partager un léger rire avec son fils qui, peu à peu, cessait de sangloter.

Ce que tu vas faire ? Commencer par t'installer ici quelques temps. A l'écart de chez toi, auprès de ta famille, je gage que tu parviendras à éclaircir tes pensées. Et je t'y aiderai.
Ton ascension a été rapide, trop rapide. Je ne te l'ai pas souvent dit mais je l'ai beaucoup pensé. Tu as accompli tant de choses en si peu de temps. Tu n'as plus rien à envier à ton père et pourtant tu es si jeune. Je suis fier, très fier que tu ais tenu le coup jusque là. Mais le contre-coup est maintenant venu. Et il te faut te reposer, prendre du recul.


Puis, parce qu'il fallait bien aborder le sujet délicat.

Quant à Della, ce n'est un secret pour personne qu'elle n'est plus là pour toi. Elle semble ne plus trop se soucier de son époux. Je ne comprends pas cette attitude, bien loin de la jeune femme que tu m'as présentée. Les rumeurs vont bon train à son sujet. Bien sûr je m'en méfie, mais tout de même.

Prenant une grande respiration.

Je ne sais pas quelle est et a été votre relation, ce qu'il s'est passé entre vous. Si l'un ou l'autre avez des torts. Mais vous devez régler ce souci, d'une manière ou d'une autre. Car je ne supporterai pas de te voir ainsi bien longtemps. Le sang des Amahir coule dans tes veines, tu dois être fier et droit, toujours. Malgré la sensibilité qui te ronge, et que tu as également hérité de moi.

Adressant un léger sourire à son fils.

Je sais que ces mots sont durs, mais il en va de ta santé. De ta vie, de ton avenir. J'espère que ça n'est qu'une période difficile de ta vie, vouée à être balayée par une autre, plus faste, mais tu dois de toute façon relever la tête. Et je ferai tout pour, quitte à éliminer certains problèmes moi-même.

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